01/03/2012

When « East meets east »

 

 Depuis vingt-quatre heures sans compter les secondes et le reste, un air me turlupine.

J’ai beau balayer mon esprit, il s’accroche avec fougue.

La musique est inscrite dans nos gènes mais aussi reste dans nos mémoires sans que notre volonté y soit toujours pour quelque chose.

Une année en vacances dans les Alpes, j’ai eu l’occasion d’assister à un concert d’un groupe du Paraguay auquel s’était joint un violoniste français, virtuose de la musique tzigane. Je trouvais ces interférences culturelles très réussies et je repassais la cassette à qui mieux mieux. Jusqu’à ce que les cassettes se cassent ou passent de mode. 

Sur la route, de retour du boulot, j’avais pris l’habitude d’écouter une émission sur les musiques du monde (titre bizarre, toutes les musiques ne sont-elles pas du monde, à part peut-être ces sons venus de l’espace comme on a pu les imaginer dans le film rencontre du troisième type)

C’est ainsi que j’ai découvert un violoniste très talentueux mais déjanté (faut toujours que je tombe sur des dés jetés) : Nigel Kennedy et fait connaissance avec sa façon très personnelle d’interpréter des airs classiques ou plus « folkoriques » alliant avec beaucoup de charme ces styles pourtant considérés comme peu compatibles. Lui-même est parfois appelé le trublion de la musique classique avec son « académisme » plutôt déviant.

Le morceau ci-dessus fait partie du style des Balkans. "Ajde Jano" est chanté ici en serbo-croate par l’ensemble Kroke spécialisé dans l’adaptation de musiques traditionnelles. Nigel Kennedy en premier violon. y ajoute sa facture classique. L’album s’appelle East Meets East (2003)

J’aime cette belle énergie, celle de la voix, celle du violoniste qui interprète ces cassures dans le rythme et celle du groupe polonais qui donne à l’ensemble une connotation orientale. A la fin d’une page musicale, comme si ça faussait, comme si l'instrument prenait le pas sur le musicien, imposait sa façon de voir. Tout cela exprimé maladroitement avec mes mots de non-musicienne mais je trouve cela très beau !

Oui, la musique, c’est l’énergie et ou l’émotion, mais quand ça marie les deux, c’est encore plus agréable …

Allez je vous envoie cette part d’obsession dont j’essaie en vain de me délester…

Et dans un autre style moins obsédant, un autre morceau interprété par Nigel Kennedy extrait de son album Kafka, dans un genre plus mélancolique et classique. La solitude serait, paraît-il, toujours mélancolique