01/03/2011

Jour de furie

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C’était jour de furie

Pour le ciel qui s’était

Marbré de noir

Bien avant

Le couvre-feu.

 

Perchée sur la terrasse

À cinq pieds du sol

Je voyais surgir en file

Les maisons orangées

 

Elles avaient revêtu

Leurs oripeaux d’orage

Et paraissaient sortir d’un conte

Des mille et une nuits.

 

et une autre inspiration :


10:29 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (19) | Tags : furie, ciel, orage | Lien permanent

19/09/2009

Beautiful friendship

 

arbuste coloré CF 22 aout t 2009 114

 

Ce matin de tristesse dans l’ombre que déploie déjà l’arrivée de l’automne, même pas le courage de relever les persiennes pour embrasser le jardin qui dépérit.

Rester dans le calme calfeutré de la maison encore endormie
Seules les tourterelles font écho à mon silence
Mon silence pourtant qui me parle à voix basse
Des occasions ratées, des retours sur la pointe des pieds, des malentendus caustiques, des portes qui claquent et qui tardent à se rouvrir …

Sans raison ou avec trop de raisons peut-être, j’ai envie de sortir enfin cette phrase qui m’a longtemps trottiné dans la tête, dernier plan de  Casablanca : I think this is the beginning of a beautiful friendship.

Non, pas cette fois encore, ce n’est ni le moment ni l’heure, un éclair dure moins que le temps d’un orage, mais sa beauté clinquante nous enrobe d’une torpeur aux couleurs d’arc en ciel. Ainsi va la vie d’orages si longs à éclairs fugaces.

Les orages nous enlisent là où les éclairs nous font parfois rêver !

20/08/2009

Nuit d’orages

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Combien étiez-vous ?
Dans votre brouhaha incessant, je n’ai pas pu vous dénombrer.
Je ne vous aime pas quand vous déchirez le ciel angoissé. Vous me faites peur.

Vous m’avez autrefois, au pied des montagnes, fait croire à une imminente fin du monde, dans un concert de flashes qui a grondé toute une nuit.

Chaque fois que l’un d’entre vous, plus violent, plus vindicatif, se manifeste, cela me fait revivre ce moment d’horreur, ce bilan de vie dans une cage de Faraday dont à l’époque et dans les circonstances j’avais douté des qualités protectrices.
C’est un souvenir que j’abhorre encore, tout en  savourant le plaisir futile d’être toujours en vie.

Votre retour tonitruant me rappelle ma vanité, ma fragilité, ma velléité d’existence au gré de l’ampleur de votre courroux.

Vous êtes toujours là, vous ou un autre, ou encore un autre. Vous me narguez. Vous apeurez mon enfant qui dort et qui vous craint depuis sa petite enfance.

Partez, je vous en prie, l’herbe a assez bu, les vitres ont assez tremblé, les murs ruissellent de votre rage.
Ma fille sous votre menace promettra d’être sage et moi, je continuerai de vous craindre avec une forme de respect.
Angoisse, le plus lancinant des souvenirs !

08:01 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (16) | Tags : orage, angoisse | Lien permanent