04/01/2011

Une fable

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Avant que tu ne deviennes grand méchant

Je t’ai aimé, petit loup

Moi, douce agnelle

Innocente et rieuse

 

Je n’ai jamais douté

L’intensité des émotions

l’impression de les

partager  avec toi

 

Je n’ai jamais imaginé

Que mon visage découvert

Pouvait s’attendre aux griffures des ronces

 

J’étais bien dans tes rires

En sécurité dans tes colères

A l’abri dans tes critiques

A l’aise dans ton partage du savoir

 

Je ne demandais rien de plus

 

Mais toi qu’as-tu  imaginé ?

Je n’ai jamais dessiné l’ombre d’un tsunami

Dans ta vie

Dans la mienne

J’étais

Tu aurais du le pressentir

trop diaphane

Pour représenter

Un danger

quelconque

 

Il me suffisait de t’entendre

De te lire

Te répondre

 

Rien de plus

Je n’ai jamais eu l’intention

De tisser des histoires

Ou de bousculer celle des autres

 

Comme je t’ai aimé petit loup

En tout bien tout honneur

Sans arrière-pensée

Mais toi tu as eu peur

Et tu as montré tes crocs

D’abord

Boudé

Fui

Ignoré

À jamais …

 

Parfois j’entends encore

Ton rire

Loin

Il n’arrive pas jusqu’à moi

Le vent l’emporte ailleurs

A travers les ailes capricieuses

De tes nouveaux moulins

 

Bon vent alors

Ne tourne pas trop souvent

A se disperser

Encore et encore

On finit par s’appauvrir !

10:36 Écrit par Saravati dans Contours insolites | Commentaires (11) | Tags : loup, vent | Lien permanent