10/10/2009

Champ de foire

Hier sur le champ de foire, comme exilés, nous sommes deux couples qui allons et venons, atterris ici, attirés par la faim parce que sur la Place la confection des crêpes liégeoises sur les bobines durait trop longtemps et que la file était trop longue.
En quelques minutes, nous avons quitté le monde médiéval, coulée d’un week-end de septembre pour pénétrer dans le brouhaha foiresque !

A un stand de loterie, le bonimenteur nous interpelle, P et moi, lui, avec sa canne qui l’aide à affronter vaillamment sa tendinite toute fraîche : « Hé, les amoureux, tentez votre chance, tout le monde gagne ! »
P., en riant, me prend par l’épaule pour attester de ce nouveau statut tombé du ciel.

Ensuite nous nous sommes empiffrés de croustillons graisseux et brûlants sous l’œil amusé des forains, des jeunes de bonne humeur, souriant à nos blagues d’adolescents attardés.

Repassons devant le bonimenteur, dans un ordre différent et le forain, pas physionomiste pour un sou en interpellant P et sa femme de s’écrier : « Hé, les jeunes mariés, ne ratez pas cette occasion,  ici tout le monde gagne ! »

Ah mémoire visuelle, quand tu nous joues tes plans foireux de foire !

Hé, l'Ami, faudrait peut-être que tu changes de métier !
A moins que ta connaissance de la fluctuation des hommes soit telle que tu retournes toi aussi les situations comme on mélange des dés dans un gobelet !