30/10/2015

Guerre

train IMG_2651.jpg

Fiers de leur capacité à écrire la guerre, à l’inventer, les hommes ont trouvé dans cette supériorité d’autres hommes en face d’eux pour leur répondre avec la même violence, la même hystérie.

Rien ne justifie le sens d’une guerre sinon la rage qu’on y apporte sans vraiment se poser la question.

Se défendre ou attaquer, n’est-ce pas la même chose selon l’angle où l’on se positionne.

Ils ont injecté leur venin de guerre partout à l’extérieur des frontières où ils dessinaient l’ennemi, le mal.

Mais aussi à l’intérieur de leurs vies, dans la société où ils ont fait du pouvoir un nouvel enjeu, dans leur milieu où ils ont opprimé d’autres êtres pour récolter sans trop d’efforts le fruit de leur travail. Ils ont créé des jeux de rôle où chacun devait se tenir à la place définitivement assignée. Ils ont sacrifié des vies pour améliorer leur confort. Ils ont menti pour déguiser leurs intérêts cupides. Ils ont balayé leurs scrupules pour se donner bonne conscience. Ils ont revendiqué leur liberté en occultant le prix que les autres devaient payer pour qu’elle soit. Ils ont prôné leur supériorité sur les mal-pensants, les faibles, les pauvres. Ils se sont adjugés la responsabilité de décider pour les autres comme si c’était un don de providence.

Ils ont clamé l’amour nouveau même si construit sur un échafaudage bancal...


 

 

15:50 Écrit par Saravati | Commentaires (8) | Tags : guerre | Lien permanent

30/12/2013

Ardoises définitivement brisées

 ombre train_MG_6139 2.jpg

Il y avait là en rang d’oignon dérangé

Des ardoises brisées

Des cadeaux d’enfant programmés pour les fêtes

Une main d’argile aux dimensions réduites

Un cerf-volant balayé dont il ne restait que les tentacules torturés

Des ballons dégonflés d’avoir été frappés oubliés dans la poussière du temps

Des vêtements de poupées désarticulées

Des billes colorées

Des peluches défraichies au regard éborgné, oreilles disloquées …

Les petites voitures cabossées ne trouvaient plus la route d’un garage bancal.

Il y avait ton cœur d’enfant accroché à la poutre

Tu ne voyais pas la noirceur du combat.

 

Le train est passé, a transpercé les parois, le train avide de liberté a reculé les murs.

L’autre, celui qui longeait le jardin de l’enfance s’était depuis longtemps perdu dans l’histoire

Après avoir tant bien que mal survécu à la guerre.

18:14 Écrit par Saravati | Commentaires (6) | Tags : ardoise, train, guerre | Lien permanent

03/10/2009

Guerre souterraine

Une déclaration commune d’impôts n’était pourtant pas déclaration de guerre.

Mais tout entre eux, décimés par l’ennui, prenait des airs de conflits, divergences, intransigeance.

Sans trêve ni répit, inlassablement.

Présage d’une imposition lourde et cruelle !

 


11:20 Écrit par Saravati dans Contours insolites | Commentaires (7) | Tags : declaration, impot, guerre | Lien permanent