03/12/2010

Trois ...

trois bougies_ MG_4565 def.jpg

Trois bougies, trois.

Trois ans, une belle maturité pour l’objet en question : le blog (le vilain mot !), une certaine lassitude pour l’administrateur et les lecteurs.

Trois bougies perdues dans ces blogs anonymes. Un coup de vieux ?

Une histoire, oh, pas importante, mais une histoire.

De belles rencontres passées à la trappe pour mille raisons valables ou pas.

Des gens sympa, des gens très sympa, des gens inconditionnellement sympa, des gens éphémèrement sympa.

Des gens pas sympa du tout (tiens, ceux-là, j’ai tendance à les oublier, me demande bien pourquoi)

Des voix que je n’entends plus et qui me manquent. Des sourires évaporés dans la sphère.

Et plein de plumes, aras, marabouts, pies, flamants roses et blancs, comiques, poétiques, choquantes, avisées …

Toutes taillées avec soin pour un résultat varié

Des bagarres avec mon opérateur qui bouffe mes photos et laisse à leur place de grands espaces vides et désolés.

L’ouverture d’un nouveau blog plus facile mais qui a aussi ses petits défauts.

Donner à manger à l’un et à l’autre, ne pas faire de jaloux, ne pas leur accorder de préférence ni de spécificité pour qu’ils n’attrapent pas le gros coup.

Ne pas rester collée à ce clavier à attendre un signe du ciel pourtant pas clément.

Enfiler mes bottines de marche et faire craquer les feuilles.

Profiter de la belle lumière d’une journée d’automne.

Peut-être vous y rencontrer …

Merci à mes lecteurs passés et présents !

Trois ...

trois bougies_ MG_4565 def.jpg

Trois bougies, trois.

Trois ans, une belle maturité pour l’objet en question : le blog (le vilain mot !), une certaine lassitude pour l’administrateur et les lecteurs.

Trois bougies perdues dans ces blogs anonymes. Un coup de vieux ?

Une histoire, oh, pas importante, mais une histoire.

De belles rencontres passées à la trappe pour mille raisons valables ou pas.

Des gens sympa, des gens très sympa, des gens inconditionnellement sympa, des gens éphémèrement sympa.

Des gens pas sympa du tout (tiens, ceux-là, j’ai tendance à les oublier, me demande bien pourquoi)

Des voix que je n’entends plus et qui me manquent. Des sourires évaporés dans la sphère.

Et plein de plumes, aras, marabouts, pies, flamants roses et blancs, comiques, poétiques, choquantes, avisées …

Toutes taillées avec soin pour un résultat varié

Des bagarres avec mon opérateur qui bouffe mes photos et laisse à leur place de grands espaces vides et désolés.

L’ouverture d’un nouveau blog plus facile mais qui a aussi ses petits défauts.

Donner à manger à l’un et à l’autre, ne pas faire de jaloux, ne pas leur accorder de préférence ni de spécificité pour qu’ils n’attrapent pas le gros coup.

Ne pas rester collée à ce clavier à attendre un signe du ciel pourtant pas clément.

Enfiler mes bottines de marche et faire craquer les feuilles.

Profiter de la belle lumière d’une journée d’automne.

Peut-être vous y rencontrer …

Merci à mes lecteurs passés et présents !

03/03/2009

Casser le carcan

Peut-être, bientôt, je n'irai plus voir mes messages, je refermerai ce livre jamais ouvert, je ne chercherai plus de trace de quoi que ce soit, de qui que ce soit.

Je ne sais si je continuerai cette démarche d’écrire, tellement contraignante et libéralisante.
Je ne peux pas clamer ce que je veux, on m’attribue les pensées des mots écrits. On me juge, si mes textes semblent tristes, on me dit déprimée, si je parle de futilités, on me le reproche.
Envie de prendre un autre masque pour être davantage moi-même, pour n’avoir de compte à rendre à personne, pour imaginer sans contrainte, des vies que je ne mène pas et qu’on a tendance à m’attribuer systématiquement.
Je ne veux pas vivre dans un carcan, je veux laisser mes pensées voguer au loin dans des horizons qui ne sont pas les miens, je veux élargir les contours de mes paysages, les peindre à ma façon sans craindre le regard des autres. Je veux pouvoir dire ce que je pense ou ne pense pas, ne pas devoir calculer si cela sera bien ou pas bien perçu, je veux ressentir des émotions même si elles ne sont que des créations de mon esprit, je veux accepter ma fragilité quand quelque chose ou quelqu’un me touche, je veux récupérer de l’énergie des rencontres qui sont sur mon chemin et je l’espère pouvoir en donner aussi, à mon tour…

Je ne sais si cet endroit est l’endroit adéquat, je me pose cent questions qui restent sans réponse comme je pose aussi ailleurs des questions qui restent aussi sans réponse.
Je suis au carrefour d’immenses ponts d’interrogation qui s’étalent autour de moi en ombres gigantesques.

Je suis fatiguée de marcher sur un chemin qu’on voudrait tracé pour moi, il y a des routes alternatives que je voudrais peut-être emprunter ou du moins essayer, des personnes à qui je voudrais parler sans arrière-pensée sans me poser la question de leur disponibilité ou de leur sentiments. Des photos que je voudrais garder en mémoire, des textes que je voudrais écrire, des rêves que je voudrais croire possibles, des illusions que je voudrais encore bercer pendant qu’il est encore temps.

Ou simplement me retirer dans une montagne imaginaire d’où je verrais alentour le plus beau belvédère, la plus belle rivière, la plus verte des vallées, partir sans laisser d’adresse, sans donner de nouvelles, sans perspective réelle d’un retour annoncé, suivre le vol des oiseaux vers l’inconnu.

Mais avant il va falloir affronter le regard des autres, mes juges que je voudrais objectifs, sans rancune, mes juges qui n’ont pourtant aucun droit de me juger, mais ne s’en privent pas, à mon grand préjudice, à ma grande humeur, à ma grande colère… Je sens qu’ils sont là, derrière la porte, prêts à entrer dans mon univers.
Laissez moi respirer à ma guise !

20:34 Écrit par Saravati | Commentaires (11) | Tags : ecrire, liberte, contraintes, carcan | Lien permanent