24/08/2009

Cynisme et grandeur

Peut-être y avait-il du cynisme en toi, voire de la cruauté. Mais je n’ai rien vu.
Au rythme de tes mots, je voguais sur un petit nuage blanc loin des vapeurs polluantes du monde.

Et quand des mots tranchants sont tombés en pluie sur moi, j’ai feint de ne pas comprendre…
Je n’ai rien vu de ce jeu subtil dont je n’étais qu’un vulgaire pion.
Le petit nuage blanc s’est dégonflé et je n’avais plus qu’à revenir sur terre.

Mais comme insipide est le sol quand on a frôlé la lisière des étoiles !

Deviendrai-je à mon tour cynique ou cruelle pour me défendre des tourments de la vie ?

Il paraît, mais dit-on cela par pure consolation, que toute épreuve dépassée nous grandit.

Quelles limites démesurées alors nos silhouettes pourraient-elles atteindre ?

13:57 Écrit par Saravati dans Dérives fictionnelles | Commentaires (18) | Tags : grandeur, cynisme, cruaute | Lien permanent