01/10/2012

Peurs

 

peur,connivence

Les peurs sous-jacentes qui font de l’ombre aux jours sans pluie

Ces peurs intemporelles veillent sur nos pensées éparses

Prêtes à claironner leur raison d’être au moindre tremblement

Maîtrisent toutes les ficelles de relaxation

Envahissent l’instant en le liquéfiant

Ces peurs parfois disparaissent

Le temps d’un soupir

D’un sourire

Le temps d’une connivence

Éphémère mais si belle.


09:42 Écrit par Saravati | Commentaires (10) | Tags : peur, connivence | Lien permanent

14/08/2009

Le pouvoir des mots

Le pouvoir des mots, je l’ai exercé et je l’ai subi, dans ces lieux où les visages restent couverts, les identités mystérieuses.

J’ai rencontré des mots sublimes dans leur beauté ou leur tristesse, ils ombraient mon cœur de  caresses invisibles. Moi qui souvent me retranchais derrière la froideur des faits, je me suis retrouvée émue, troublée devant ces mots qui dévoilaient les âmes par grandes doses ou petites touches estompées.
Moi qui m’étais carapacée derrière une poésie qui m’avait fait souffrir, j’entendais des murmures de sensibilité se déployer près de moi, j’avais envie d’y répondre, de crier la force de mon émoi, de rencontrer les gens qui avaient tissé ces mots avec tant de délicatesse, d’intelligence ou tant de révolte.

Relations souvent éphémères, mais pas toujours, impression de connivence, de complicité, d’amitié parfois déchantée par la suite… et dans l’écho de ces paroles, j’ai ouvert peu à peu moi aussi mes chakras, et j’ai volé vers d’autres rives devenues par mimétisme, soudain si proches. Cette libération a fissuré le mur de mes mots, comme un dédoublement de personnalité, comme un regain d’affection sincère…

Aujourd’hui, que vous vous êtes en quelque sorte matérialisés par le truchement du virtuel, je peux enfin m’adresser à vous. Jeu du chat et de la souris, de l’amour des mots et du hasard des connections, d’une transparence parfois ambiguë, d’un mystère habilement entretenu.

Des incompréhensions, des interprétations, il y en a eu, il y en aura encore. Je n’ai pas l’âge de mes paroles, elles sont jeunes et fraîches, désinvoltes ou sourdes et désappointées, je laisse mes humeurs les guider, il paraît que nous les femmes, serions si sensibles à l’attraction lunaire.
Il y a dans l’univers d’autres galaxies, d’autres soleils, d’autres lunes, pourquoi devrions nous nous cantonner à nos petits espaces, soyons multilunatiques, soyons multisolaires, vaguons aux vents singuliers de la fantaisie. D’ailleurs celle-ci n’est pas spécifiquement féminine, tout comme la sensibilité, je m’en rends compte chaque jour en vous captant entre les lignes.

Mes inclinations, je ne les maîtrise pas, je peux essayer de les raisonner, mais elles interprètent elles-mêmes vos paroles sans réserve, vous aussi connaissez l’impact des mots qui bercent les pensées des autres.

Croyez-vous qu’ici aussi règne la confusion de la Tour de Babel…et me pardonnerez vous, dans ces mots, la maladresse de mes insistances ?