30/09/2014

Pause forcée

Grosse panne d'ordinateur : mon disque dur s'est éteint.

Des textes et des photos personnelles perdus ... car nous ne sommes pas des archivistes qui copions encore et encore...

Des solutions ? Peut-être ...

Peut-être se contenter de ce silence radio. Sans doute un appel à revenir à des valeurs plus personnelles :-)

A bientôt chez vous ...


11:21 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (15) | Tags : panne | Lien permanent

02/10/2013

Hommage à JEA

 chutes et oiseau IMG_1443 bis.jpg

L’oiseau qui vole ne se noie pas dans les chutes, l’homme qui écrit n’efface jamais ses pas dans les mémoires …


Je n’étais pas présente quand votre disparition fut annoncée sur le net.

Vos derniers poèmes évoquaient l’imminence d’une fin prochaine, je savais qu’à plusieurs reprises, le silence avait flotté sur votre blog. Mais cette fois-ci le silence a envahi tout l’espace, nous laissant orphelins de vos textes si riches. Nul n’oubliera votre délicatesse, votre infinie culture, votre créativité poétique, vos clichés poussés à l’extrême pour donner à votre regard un reflet de fantastique et cette empathie envers la souffrance des autres qui était une de vos signatures.

Depuis longtemps, nous nous rendions visite et c’était un véritable plaisir  de s’aventurer chez vous, vos billets régulièrement postés le lundi et le jeudi étaient le rendez-vous d’une foule innombrable de blogueurs. Vos commentaires avisés parfois pleins d’humour ajoutaient toujours un petit plus à ce que nous avions voulu décrire.

Quand j’allume l’ordinateur, j’ai toujours le réflexe de passer chez vous,  vous qui étiez, malgré la maladie, un travailleur infatigable, vous qui étiez un historien confirmé capable de faire partager votre inestimable savoir, un critique toujours constructif, un chercheur émérite au pays des noms propres que vous étaliez avec l’habilité d’un peintre…et surtout quelqu’un à l’écoute.

Au-revoir JEA, vous resterez dans nos mémoires.

Et merci, merci infiniment de nous avoir permis de vous connaître !

 Quelle chanson sinon une sur l’amitié pourrait mieux vous caractériser ?

11:35 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (13) | Lien permanent

25/06/2013

Trop brèves retrouvailles

 

clochettes noires signéIMG_2170.jpg


La mort n'est rien.

Je suis simplement passé dans la pièce d'à côté...

Le fil n'est pas coupé.

Pourquoi serai-je hors de votre pensée  ?...

Je ne suis pas loin. juste de l'autre côté du chemin...


(Henri Scott Holland)



Hier je l’ai accompagné jusqu’au cimetière.

Mon compagnon d’enfance démantelé laminé par une maladie qui n’avait pas pu prendre possession de son esprit mais qui avait envahi son corps jusqu’à la paralysie.

J’ai entendu les discours de ses enfants que je connaissais à peine.

Le mariage avait été pour lui comme un enfermement loin du reste de la famille. Peut-être lui pensait-il la même chose de moi face à mon absence ? Avait-il si vite oublié cette petite fille qui l’accompagnait partout et qui le menait par le bout du nez ? Qui faisait avec lui les 400 coups le mettait en danger et l’emmenait dans son imaginaire si fantasque? Ils passaient des après-midi pluvieuses à lire à haute voix ensemble les albums de Tintin, se répartissaient équitablement les bons et les mauvais rôles. Tous les lieux leur étaient accessibles, ils s’y faufilaient et y passaient des heures à créer des rêves, des pièces de théâtre, à fabriquer un journal, à vivre pleinement leur insouciance d’enfant comme des animaux en liberté.

Qu’ai-je fait à mon tour pour garder des liens ? Je n’avais aucune affinité avec celle qui devint sa femme et que j’ai quelquefois croisée. Je la voyais pleurer à grandes eaux, elle qui avait demandé le divorce quand il était tombé malade ou peut-être était-ce avant ? Je ne savais rien de leur vie. Cela ne me concernait pas, d’ailleurs.

Je savais seulement que lorsque j’avais appris sa maladie, je m’inquiétai régulièrement auprès de sa mère mais jamais je n’eus le courage d’aller le voir. C’était loin et j’étais occupée par ma vie -  les excuses banales ! Nous ne nous étions plus parlé depuis des années, depuis la communion d’un neveu dont il était le parrain ; j’avais passé avec lui et son fils aîné un moment des plus agréables comme si le temps avait effacé les ruptures  et que les souvenirs étaient encore aussi vivaces qu’autrefois. Je regardais son fils qui lui ressemblait tellement et avait le même humour pince-sans-rire et de les voir complices je retrouvai aussi notre complicité de l’enfance. Je retrouvai son sourire discret qui en disait long sur son entendement.

Je ne sais ce que de la fuite du temps ou de la lâcheté explique cet éloignement qui peut être pris pour de l’indifférence.

Je regrette mais il est trop tard. Une de ses collègues vint faire un témoignage où je retrouvais sans fard les qualités intrinsèques de ce cousin disparu. Non, il ne s’agissait pas d’un éloge funèbre où l’on gomme les défauts, mais d’un hommage sincère où je retrouvai le garçon qu’il avait été. J’aurais voulu moi aussi témoigner de ce bout d’enfance que nous avions vécu ensemble avant d’être lancés dans nos parcours respectifs. Mais là aussi, c’était trop tard, mon esprit embrumé par la souffrance de l’avoir perdu, mon esprit ne suivait pas, perdu dans cette église moderne qui avait l’air d’un bateau – il aimait tant les voyages et c’est dans une coque avec nous qu’il commençait son dernier parcours nous abandonnant à notre sort terrestre, lui qui deviendrait ailleurs un marin au long cours !

Devant ma tristesse, ma fille aînée me prit par l’épaule et me murmura :" Tu  ne dois pas regretter mais à l’avenir ne reporte pas à demain ou plus tard ce que tu voudrais faire".

La mort des proches même s’ils sont éloignés nous fragilise devant nos enfants, ils savent déjà que notre temps est compté et que chaque disparition porte un coup à nos mémoires.


   

Parce que ce fut longtemps ton groupe préféré.  

J.M, have you ever seen the rain ?


16:01 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (18) | Lien permanent

25/11/2012

Un lustre ...

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Cinq ans que j’erre ici avec des hauts pas hauts et des bas pas toujours bas.

J’ai gardé précieusement les noms des gens que j’y ai rencontrés. J’ai constaté que beaucoup avaient disparu, supprimé ou délaissé leurs blogs. Je n’ai pas eu le courage de disparaître tout comme je n’avais vraiment décidé d’apparaître poussée par quelqu’un qui m’avait mise au défi.

Cette année fut hécatombe, des gens très chers ont effacé leurs traces. Si je respecte infiniment leur libre arbitre, je ne peux m’empêcher de regretter les échanges que j’ai eus avec eux, les émotions à les lire, les richesses que leurs mots amenaient.

Je sais qu’il y a beaucoup de vanité à s’obstiner d’écrire alors qu’on n’est pas né écrivain et probablement on ne le sera jamais, je sais que les pensées évoluent et que la manière de voir la société donne parfois envie de prendre du recul. Je sais qu’il serait facile d’appuyer sur le petit bouton dévastateur, c’est connu qu’il faut plus de temps et de sueur pour construire à partir de rien que pour détruire une construction qui prend l’eau.

Depuis quelques années, le mois de novembre inspiré par la griseur du ciel semble s’apparenter à un mois de deuil une rupture sans qu’on en connaisse les raisons profondes.

Peut-être est-ce l’instant de la métamorphose, ne pas avoir envie de s’enfoncer dans l’hiver et faire aux relations le nettoyage de printemps qui annoncerait de nouvelles perspectives.

A toi qui te tais parce que tu es souffrant,

À toi qui  tu te remets en question,

À toi dont la vie a radicalement changé ta façon de voir l’existence,

À toi qui perds des forces parce que le temps te les mine,

À toi qui penses n’avoir plus rien à dire, du moins pas ici,

À toi dont l’environnement a cessé de plaire parce que tu as découvert d’autres faces des gens, à toi qui essaies de te restructurer malgré les vents contraires,

À toi qui es revenu sous un autre nom et qui reçois mais ne veux voir personne,

À toi qui as squatté ici et là et as fini par construire ta maison,

Toi qui te moquais de tout ou presque et qui sembles être devenu sage,

À toi qui roulais les gens parce que tu apparaissais comme quelqu’un de cultivé et courtois,

À toi qui en as eu marre de lancer des pavés qui finissent par retomber sur toi,

À toi qui avais un humour immense qui s’est perdu dans une profonde tristesse venue on ne sait où,

À toi qui te mets à nu parce que tu as besoin d’être reconnu ou simplement d’être avec,

À toi qui présentes les choses de la vie qui te touchent,

À toi qui nous apportes les éclairages différents de ta créative inépuisable,

Toi dont la révolte gronde parce que tu es écorché vif,

Toi que je ne pourrais jamais comprendre parce que tes pensées sont virevoltantes et tes sentiments obscurs

Toi qui joues inlassablement avec les mots que tu arrives à a-prix-vois-zer malgré leurs réti-sens

A toi qui peut-être te reconnaîtras

Sache qui que tu sois, à quel point tu as éveillé mon attention émotion affection

Sache que les mots sont plus fidèles que les gens et que leur mémoire leur permet de maintenir les souvenirs à la surface malgré les tourbillons de la vie.

Ce billet pourrait être le testament de quelqu’un qui pourrait s’évaporer, l’automne n’est-il pas la saison des humeurs fluctuantes, des grands vents contraires ?

Ce billet-anniversaire est surtout un hommage à ceux dont la patience m’a permis de tenir ce blog aussi longtemps e"t que j'espère croiser encore ici ou ailleurs. Merci !

20:07 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (29) | Lien permanent

20/04/2011

Quartier résidentiel - Habillage de printemps

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17:28 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (8) | Tags : photographie | Lien permanent

08/03/2011

D'en haut

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Sur le tapis de jeu déballé

Une fourmi à effigie humanoïde grimpe un mur de béton

Les panneaux indicateurs se relaxent.

 

Autour du gazon élimé

Voitures alignées ordre parfait

Indépendamment de leur pédigrée et cylindrée

 

Le gros œil à facettes réverbère la lumière de la ville

Expurgée.

16:13 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (15) | Tags : atomium, tapis, ville | Lien permanent

03/12/2010

Trois ...

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Trois bougies, trois.

Trois ans, une belle maturité pour l’objet en question : le blog (le vilain mot !), une certaine lassitude pour l’administrateur et les lecteurs.

Trois bougies perdues dans ces blogs anonymes. Un coup de vieux ?

Une histoire, oh, pas importante, mais une histoire.

De belles rencontres passées à la trappe pour mille raisons valables ou pas.

Des gens sympa, des gens très sympa, des gens inconditionnellement sympa, des gens éphémèrement sympa.

Des gens pas sympa du tout (tiens, ceux-là, j’ai tendance à les oublier, me demande bien pourquoi)

Des voix que je n’entends plus et qui me manquent. Des sourires évaporés dans la sphère.

Et plein de plumes, aras, marabouts, pies, flamants roses et blancs, comiques, poétiques, choquantes, avisées …

Toutes taillées avec soin pour un résultat varié

Des bagarres avec mon opérateur qui bouffe mes photos et laisse à leur place de grands espaces vides et désolés.

L’ouverture d’un nouveau blog plus facile mais qui a aussi ses petits défauts.

Donner à manger à l’un et à l’autre, ne pas faire de jaloux, ne pas leur accorder de préférence ni de spécificité pour qu’ils n’attrapent pas le gros coup.

Ne pas rester collée à ce clavier à attendre un signe du ciel pourtant pas clément.

Enfiler mes bottines de marche et faire craquer les feuilles.

Profiter de la belle lumière d’une journée d’automne.

Peut-être vous y rencontrer …

Merci à mes lecteurs passés et présents !

Trois ...

trois bougies_ MG_4565 def.jpg

Trois bougies, trois.

Trois ans, une belle maturité pour l’objet en question : le blog (le vilain mot !), une certaine lassitude pour l’administrateur et les lecteurs.

Trois bougies perdues dans ces blogs anonymes. Un coup de vieux ?

Une histoire, oh, pas importante, mais une histoire.

De belles rencontres passées à la trappe pour mille raisons valables ou pas.

Des gens sympa, des gens très sympa, des gens inconditionnellement sympa, des gens éphémèrement sympa.

Des gens pas sympa du tout (tiens, ceux-là, j’ai tendance à les oublier, me demande bien pourquoi)

Des voix que je n’entends plus et qui me manquent. Des sourires évaporés dans la sphère.

Et plein de plumes, aras, marabouts, pies, flamants roses et blancs, comiques, poétiques, choquantes, avisées …

Toutes taillées avec soin pour un résultat varié

Des bagarres avec mon opérateur qui bouffe mes photos et laisse à leur place de grands espaces vides et désolés.

L’ouverture d’un nouveau blog plus facile mais qui a aussi ses petits défauts.

Donner à manger à l’un et à l’autre, ne pas faire de jaloux, ne pas leur accorder de préférence ni de spécificité pour qu’ils n’attrapent pas le gros coup.

Ne pas rester collée à ce clavier à attendre un signe du ciel pourtant pas clément.

Enfiler mes bottines de marche et faire craquer les feuilles.

Profiter de la belle lumière d’une journée d’automne.

Peut-être vous y rencontrer …

Merci à mes lecteurs passés et présents !

15/07/2010

Anny Balde

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Anny Balde, avec son chignonlaid dressé sur le haut de la tête, comme un nid attendant la prochaine couvée, parlait l’anglais avec un accent alamand ou un cousin germain.


Elle nous imposait the first men in the moon. Chacune semaine, chacun son tour devait réciter une page entière sans improvisation aucune, de ce récit aux termes barbares. Anglais scientifique de notre ami  H.G. qui cessa très vite pour cette même raison d’être notre ami.

Chaque intervention était chronométrée au millième de seconde.
Hannibal (rebaptisée ainsi pour la postérité, bien qu’elle n’eut aucune affinité avec les éléphants) tapotait nerveusement le cul de son crayon sur le bureau quand l’heure du gong final arrivait

Nous suions à grosses gouttes dans l’attente du déshabillage verbal.
Elle appelait les élèves dans un ordre secret connu d’elle seule
Et nous cotait sur notre faculté de retranscrire sans aucune imagination les paroles de l’auteur. Les bafouillages étaient fréquents, les trous de mémoire aussi… elle corrigeait et soupirait d'un air agacé !

Ah, j’en ai rêvé des Sélénites, de leurs yeux globuleux et de leurs grandes antennes …

Mais comme elle fut pas mon premier contact avec la langue de Shakespeaure, elle n’arriva pas à me dégoûter de l’anglais. Je dois dire que j’avais une excellente mémoire (de perroquet) et que je faisais l’effort surhumain de chercher dans le dictionnaire le vocabulaire que je ne connaissais pas, histoire de ne pas mourir idiot et ignorant !

J’ai revu Anny Balde longtemps après.
A 16 ans, je la trouvai si vieille, tout être qui a dépassé la quarantaine (même moins)  a atteint les sommets du grand âge.
Elle n’avait pas changé d’un pouce, le chignonlaid était toujours dressé sur sa tête, comme un coq au milieu d’une basse-cour.

Avait-elle intégré le secret des Sélénites et découvert le sérum de jouvence tardive ?

21:29 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (14) | Tags : chignon, anglais, h.g.wells | Lien permanent

30/05/2010

Une casserole ...

casserole DEF IMG_2978

 

Je marchais d’un pas lent au milieu de la toundra.

Le vent de juillet avait gardé cette animosité des grands espaces du nord et n’avait cure des exigences mielleuses de l’été.

Les hommes avaient depuis longtemps déserté ces lieux arides et froids.

Seule une casserole, orpheline de manche, égarée entre cailloux pointus et lichens moelleux attestait d’un précédent passage.

21:42 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (9) | Tags : toundra, nord, casserole, cailloux, lichens | Lien permanent