02/01/2010

Au temps qui apporte les voeux !

Une pluie de météorites étoilées dans un tourbillon faussement désordonné a irradié le sable feutré de son tressoir de vœux : vœux pieux, vœux fous, réalistes, utopiques…

 

sable neige 6168.jpg 6

Je me suis relevée pour pouvoir vous les lire, les peaufiner à la lueur de la connaissance imparfaite que j’ai de vous.

Au fur et à mesure de la coulée du temps qui s’éparpille, sûr que les étoiles perdront de leur éclat laissant à chacun de nous un degré varié de connivence entre souhait et vécu.

Car les vœux ont beau faire, il faut leur donner un coup de pouce pour qu’ils s’adaptent à nos egos, les grimer, les façonner, les polir avec détermination et patience.

Moi, je ne peux que traduire cette convergence en termes de mots : Meilleurs vœux, oui, toujours meilleurs…toujours partir du médiocre dans le sens initial de moyen pour accéder à un plus : plus-être, plus-avoir, plus-aimer, plus-vivre.
Aller de l’avant, écarter les limites de nos horizons et que 2010 soit le meilleur cru de votre carte des vins.

19:22 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (12) | Tags : voeux, convergence, meteorites | Lien permanent

29/12/2009

Blog illisible

L'un de vous me dit que mes deux derniers billets des 24 et 28 décembre ne sont pas visibles.

Est-ce le cas pour vous ? Merci de me répondre.

 

Merci à tous ceux qui m'ont répondu, même à ceux qui, par miracle, (c'est la saison, il paraît !) l'ont fait alors que leur ordinateur n'était pas allumé !

Bonne soirée à tous !


 

15:17 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (15) | Lien permanent

11/12/2009

Automne, un soir...

 

Les ombres du passé peuvent-elles encore occulter le soleil présent ?
ciel rose mauve MG_5800

 

Ce soir par la fenêtre qui donne sur ce jardin abandonné aux feuilles d’automne, au-dessus du mur que forment les toits de maisons par-delà l’allée d’aubépines, elle aussi dégarnie, un disque jaune rouge a posé furtivement ses pénates quelques instants puis s’est enfoncé dans le sol invisible, laissant derrière lui un halo de couleurs.

La menace est là, lignes fondues et alternées, du jaune or en passant par le gris bleu et couronné par un voile orangé entrecoupé de mauve, une toile qui s’étale derrière les bouleaux squelettiques et les recouvre de douceur. Le vent les agite et la voile à l’arrière semble amorphe, il faut longtemps s’arrêter à la contempler pour apercevoir ça et là quelques soubresauts timides.

Quelques feuilles pas encore rejetées par le tronc n’ont rien compris à l’enjeu et s’accrochent désespérément à ces bras qui peu à peu les arrachent pour les laisser fuir, se noyer dans les herbes humides ou pénétrer dans l’intimité moite des gouttières
.

00:25 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (14) | Tags : automne, jardin, soir | Lien permanent

09/11/2009

Awesome blogger

Merci à toi, Brigitte, du coeur de ton "Paradis bancal » tant apprécié de m'avoir décerné cet awesome blogger.

Sache que cette mise en exergue me désempare un peu !


awa ...



Alors je joue le jeu et le fais passer à mon tour.
Voici les règles, en six temps :
1 Remercier celui qui te l'a donné
2 Copier l'award
3 Le poster sur son blog
4 Dire sept choses que tes lecteurs ne savent pas sur toi
5 Mettre les liens de sept bloggeurs
6 Les prévenir qu'ils ont gagné un award à leur tour

Des choses de moi ...

1. Je n’aime pas les chaînes quelles qu’elles soient mais il en est de douces et qui étranglent avec délicatesse.

2. Je ne m’attendais pas à cela, le lundi de bon matin, j’avais décidé « journée relâche blog » justement. Je suis donc bien velléitaire de m’atteler à cette tâche.
3. Je viens de retomber dans ma passion de jeunesse : la photo et je galère avec la photo numérique à en attraper des boutons ! J’aime aller, seule,  me perdre pour capturer des segments de vie à travers mon œil focal. J’illustre parfois des textes par une photo, mais pas de manière systématique et je mets un temps fou à choisir « l’élue ».

4. J’ai ouvert ce blog parce qu’on m'y a poussée et je suis bien empêtrée dans la toile maintenant. Parfois, j’ai envie de me détoiler. A part les membres proches de ma famille, personne dans mon entourage ne connaît ce coin de ma vie. Mais j’ai fait ici des rencontres impressionnantes.

5. Je n’aime pas parler de moi et rares sont les personnes à qui je me suis confiée. Je cultive mon jardin secret bien mieux que mon lopin de terre ! Cette brèche dans mon univers n’est que passagère.

6. J’écris sans me poser de questions sur le pourquoi, plus par  pulsion, quand ça me prend, des choses qui me ressemblent ou mieux qui ne me ressemblent pas et ça m’amuse ou ça m’énerve, selon l’humeur du jour, que l’on pense que c’est autobiographique.

7. Si ce que j’écris vous amène un soupçon d’émotion, un sourire ou un zeste de quelque chose d’indéfinissable, je n’aurai pas perdu mon temps à retaper maladroitement mon texte sur ce clavier. Sinon, pardonnez-moi de vous avoir fait perdre le vôtre …

 
Donner sept bloggeurs préférés, ils sont dans les liens :
 


Angelina


Marcel

Philippe


 

 

09:28 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (6) | Lien permanent

10/10/2009

Champ de foire

Hier sur le champ de foire, comme exilés, nous sommes deux couples qui allons et venons, atterris ici, attirés par la faim parce que sur la Place la confection des crêpes liégeoises sur les bobines durait trop longtemps et que la file était trop longue.
En quelques minutes, nous avons quitté le monde médiéval, coulée d’un week-end de septembre pour pénétrer dans le brouhaha foiresque !

A un stand de loterie, le bonimenteur nous interpelle, P et moi, lui, avec sa canne qui l’aide à affronter vaillamment sa tendinite toute fraîche : « Hé, les amoureux, tentez votre chance, tout le monde gagne ! »
P., en riant, me prend par l’épaule pour attester de ce nouveau statut tombé du ciel.

Ensuite nous nous sommes empiffrés de croustillons graisseux et brûlants sous l’œil amusé des forains, des jeunes de bonne humeur, souriant à nos blagues d’adolescents attardés.

Repassons devant le bonimenteur, dans un ordre différent et le forain, pas physionomiste pour un sou en interpellant P et sa femme de s’écrier : « Hé, les jeunes mariés, ne ratez pas cette occasion,  ici tout le monde gagne ! »

Ah mémoire visuelle, quand tu nous joues tes plans foireux de foire !

Hé, l'Ami, faudrait peut-être que tu changes de métier !
A moins que ta connaissance de la fluctuation des hommes soit telle que tu retournes toi aussi les situations comme on mélange des dés dans un gobelet !

29/09/2009

Découverte !

Ce soir , j’avais combiné d’aller au cinéma en attendant que ma fille finisse son cours de théâtre. Téléphone à une amie, pas libre. Pas envie de faire le tour de mes relations pour avoir un chaperon, j’irai seule.
Autrefois, cela me dérangeait, aujourd’hui, cela m’est égal et je dirai même que je savoure le plaisir de la solitude, parce que mes goûts ne sont pas nécessairement ceux de l’autre, que je ne supporte que les films en version originale, que les films commerciaux me pompent l’air avec ce grignotis de pop-corn en toile de fond sonore et ces rots de coca!
Parce que je n’ai pas nécessairement envie de donner mon avis à peine sortie du cinéma, je continue à flotter dans cette ambiance vaporeuse que je voudrais prolonger encore quelques instants, avant le replongeon dans la réalité.
 
J’arrive au guichet, imponctuelle comm d’hab, la démarche assurée, mon ticket prepaid anonyme en mains. Même pas le plaisir de clamer le nom du film élu. L’employée en souriant me dit, comme si nous étions de très vieilles connaissances : « Etreintes brisées !» avec une certitude qui m’interroge : « Comment vous avez deviné ? » Echanges de sourires.
« Vous l’avez vu ? » « Non, pas encore : demain »
Je quitte ma nouvelle pote extra-lucide - à force de vivre à l’orée sombre des salles obscures, elle a sans doute fini par développer de nouveaux talents -  pour rejoindre la salle.

Et moi qui pensais venir ici incognito. Elle, elle m’a reconnue, moi, Saravati, avec mon dernier billet, sûr qui illustre bien « Etreintes brisées » !

J’aurai dû m’y attendre, cela m’apprendra à dévoiler hypocritement certains états d’âme incertains sur une plate-forme ouverte aux quatre vents ! !

10:17 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (15) | Tags : cinema, voyance | Lien permanent

27/08/2009

Désir d’enfant et autres réflexions

Patricia et moi, on était collègues de travail. Je l’ai rencontrée dernièrement. Elle est restée très expansive et bien que nous nous soyons perdues de vue depuis belle lurette, elle m’accorde toute sa confiance.

Elle me parle de sa fille, elle et son copain ne peuvent avoir d’enfant et commence le lent calvaire de l’insémination artificielle avec ses exigences, ses régimes, le poids de la responsabilité personnelle en cas d’échec…

Pendant ce temps, autour de nous, les formes des femmes enceintes s’épanouissent harmonieusement.
Les vêtements moulants enrobent intimement le corps des femmes, ont remplacé les parachutes flottants d’autrefois qui faisaient office de paravent face au monde.
La grossesse n’est pas une déformation que l’on cache honteusement mais une esthétique d’un corps en harmonie que l’on clame : je suis une femme en train de créer la vie

D’autres, au contraire, refusent de la donner, cette vie, d’apporter une contribution autrefois considérée comme obligatoire et légitime, un complément de vie à cette terre en perdition, au regard économique anthropophage, ogm, manipulations génétiques à bon mais surtout à mauvais escient.

Faut-il plutôt réparer les enfants malades au lieu de créer des êtres fabriqués artificiellement par la seule volonté d’avoir quelque chose à soi, de soi ?  Le fondement d’une vie commune : un enfant ne serait-il que le prolongement égoïste de nos fantasmes d’existence ?
Mais, moi qui ai des enfants ai-je le droit de poser ces questions ?

Puis, il y a ces terribles maladies, ces orphelines, ces incurables qui font de la vie des malades un enfer ainsi que pour ceux qui les accompagnent. La recherche médicale a des priorités qui se développent au détriment d’autres priorités, selon quels critères les choix se font-ils ?

Oui, rien n’est jamais blanc ou noir, aucune situation, aucune réflexion ne fait l’objet d’un avis unanime.

Echanger des points de vue, entrer de plein pied dans des polémiques, taper sur la table pour clamer son désaccord font partie à la foi des agréments et des désagréments de la vie en société et nous prouve par des absurdes controversés que nous existons.

20/08/2009

Nuit d’orages

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Combien étiez-vous ?
Dans votre brouhaha incessant, je n’ai pas pu vous dénombrer.
Je ne vous aime pas quand vous déchirez le ciel angoissé. Vous me faites peur.

Vous m’avez autrefois, au pied des montagnes, fait croire à une imminente fin du monde, dans un concert de flashes qui a grondé toute une nuit.

Chaque fois que l’un d’entre vous, plus violent, plus vindicatif, se manifeste, cela me fait revivre ce moment d’horreur, ce bilan de vie dans une cage de Faraday dont à l’époque et dans les circonstances j’avais douté des qualités protectrices.
C’est un souvenir que j’abhorre encore, tout en  savourant le plaisir futile d’être toujours en vie.

Votre retour tonitruant me rappelle ma vanité, ma fragilité, ma velléité d’existence au gré de l’ampleur de votre courroux.

Vous êtes toujours là, vous ou un autre, ou encore un autre. Vous me narguez. Vous apeurez mon enfant qui dort et qui vous craint depuis sa petite enfance.

Partez, je vous en prie, l’herbe a assez bu, les vitres ont assez tremblé, les murs ruissellent de votre rage.
Ma fille sous votre menace promettra d’être sage et moi, je continuerai de vous craindre avec une forme de respect.
Angoisse, le plus lancinant des souvenirs !

08:01 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (16) | Tags : orage, angoisse | Lien permanent

28/07/2009

Beloeil : féerie, musique et business

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A l'approche de la 21e nuit musicale de Beloeil, j'ai ressorti de mes tiroirs ce texte écrit l'année dernière.

 

Une âme charitable m’a offert une place pour la nuit de Beloeil, rendez-vous immanquable des mélomanes classiques.

Une promenade à travers le parc, devant le château qui sert de coulisses pour les musiciens et les différents plans d’eau qui émaillent la propriété.

Le château de facture classique possède sur ses quatre ailes, quatre tours rondes et à pointe en forme de casque allemand. Etrange association de style classique et de relent guerrier !

Cette année, les différents points de ravitaillement paniers pique-nique aux produits raffinés, bars à champagne et à bière de dégustation (on est en Belgique !) et autres lieux de victuailles se sont arrogé des places de choix le long des plans d’eaux : on croirait vu leur facilité d’accès qu’ils sont le clou du spectacle !

Les kiosques et estrades à musiciens sont pour la plupart perdus dans la brousse au milieu des arbres, à l’exception de Vivaldi, de Strauss et de Mozart qui possèdent une place de premier choix.

Vivaldi et Mozart, les chouchoux des amateurs de musique gaie et légère et Strauss, le roi de la valse qui sera ici pratiquée par quatre jeunes en habit et robe de bal évoluant sur une piste étroite au bord de l’eau

Belle prouesse à la fois mathématique et sensori-motrice de virevolter sur un espace restreint en évitant un éventuel plongeon que les spectateurs sadiques ne manqueraient pas de souhaiter.

Le port gracieux de la valse, la main droite de la femme tenant délicatement le jupe de sa robe à arceau : encore une concession à la mode imposée aux femmes. Dans ma tête, j’envisage un procédé pour rendre à cette main prisonnière cette liberté perdue : une ficelle entourant le poignet et rattachée par un anneau au volant de la robe rendrait aux doigts une autonomie légitime !

Un petit chien très mignon du style petit chien de salon à sa mémère a réussi à déjouer une implicite interdiction d’accès aux animaux. Peut-être a-t-il (ou son maître) graissé la patte d’un membre du service de surveillance. Peut-être, télépathe, a-t-il pu faire comprendre que dans une vie antérieure, il fut musicien ou pour le moins mélomane.

Mon coup de cœur de la soirée : Haydn présenté de manière enthousiaste et humoristique par un chef d’orchestre dynamique et pédagogue et rehaussé par un chœur superbement équilibré ainsi qu’une cantatrice à la bonne voix profonde et puissante, comme sa silhouette d’ailleurs !

Majestueuse illusion, la nuit, la lumière arrive à transformer une façade somme toute banale en un joyau d’architecture.

La pluie en rendez-vous intermittents a déployé ça et là quelques parapluies encombrants, leur rendant ainsi leur justification première d’éborgner subrepticement les yeux de leurs voisins. A l’abri sous les feuilles denses des arbres, je regarde mes voisins étaler leurs parapluies, enfiler leur kway ou leur poncho. Au-dessus des têtes camouflées, une chauve-souris musicienne danse inlassablement sur une sonate de Schubert, entre les cimes sombres.

A l’heure du feu d’artifice final, je me suis malheureusement retrouvée du mauvais côté du plan d’eau : des structures haut perchées installées pour la fête s’impriment à l’avant-plan de mon champ visuel, je n’aperçois que des segments de lumière foisonnante, j’ai donc abandonné la fête, rejoint l’allée centrale où des spots rouges et bleus discrètement dissimulés donnent aux feuilles des arbres épais des reflets d’automne et de fantastique. Sur ma gauche, dans l’espace laissé entre deux amas de branches, sous le tumulte estompé des obus de lumière, je peux enfin apercevoir le ciel libéré constellé d’étoiles multicolores et éphémères.

Ah douce nuit de Beloeil qui finit dans la pétarade !

27/06/2009

Dis moi ce que tu lis : Tag

Coumarine m'a taggée et comme c'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup et que les défis sont réalisables, je me suis pliée à sa demande, en me disant que cela ne prendrait pas beaucoup de temps (ça, c'est plutôt relatif!)

Dévoiler un pan de jardin secret n'a jamais fait de tort à personne.

 

Plutôt corne ou marque page ?
Des cartes illustrées que je récupère à gauche à droite, , à condition qu’elles me laissent un espace pour écrire. J’associe ainsi une illustration avec le contenu d’un livre…

2° As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Oui, ma fille sachant que je m’intéresse à la photo, m’a régulièrement acheté des livres de photographes et de photographies surtout du noir et blanc
J’ai reçu aussi un livre de recettes de grand-mère (un présage ?)

3° Lis-tu dans ton bain ?
Non j’ai balancé ma baignoire pour la remplacer par une douche, mais il m’arrive, la nuit de prendre un livre et de le lire dans la salle de bain (j’ai installé un fauteuil en osier pour plus de confort !)

4° As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Qui ici n’y a jamais vraiment pensé, mais je l’ai déjà dit : les grands travaux me font peur et je manque de persévérance. Ecrire une longue histoire me semble contraignant, je suis plutôt un papillon qui butine de fleurs en fleurs…

Oui un essai sur la littérature étrangère (je ne vous dis pas laquelle) en projet « sérieux »

5° Que penses-tu des séries à plusieurs tomes ?
Je trouve cela plutôt frustrant, surtout si la suite est en gestation, j’aime aller droit au but mais j’aime aussi laisser mon imaginaire continuer un livre qui se termine sur une fin ouverte.

6° As-tu un livre culte ?
Non, pas vraiment, mais des livres m’ont marquée.
Je pense à L’inconsolé de Kazuo Ishiguro : insolite et très belle plume à la frontière de l’Orient et l’Occident. Merci au traducteur qui a su si bien rendre cette ambiance

7° Aimes-tu relire ?
Pas vraiment ou alors longtemps après pour tester ma mémoire à long terme. Par contre si un auteur m’a plu, j’essaie de lire d’autres ouvrages pour me forger une opinion sur son écriture.

8° Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs des livres qu’on a aimés ?
J’ai rarement eu l’occasion de vivre cela. J’aime me forger une idée personnelle sur ce que je lis et je ne sais pas si l’auteur peut m’apporter quelque chose de différent sauf s’il s’agit d’un domaine artistique ou culturel pointu.

On n’écrit pas seulement pour soi mais pour être lu et la lecture du livre est pour chaque lecteur une sorte de réécriture qu’il interprète à sa manière.

9° Aimes-tu parler de tes lectures ?
Cela m’arrive mais pas de manière ostentatoire, si un livre m’a plu et si je suis avec quelqu’un avec lequel le courant passe, je pense que je le ferai spontanément. Ou si on me demande instamment mon avis, oui.

10° Comment choisis-tu tes livres ?
Au hasard, je ne suis pas fan des nouveautés, je pense qu’un livre doit prendre de la bouteille. J’achète rarement des livres car une fois lus, je ne les relis pas, je préfère fréquenter les bibliothèques, je me promène dans les rayons et je choisis à l’instinct : un titre, une couverture originale, un nom d’éditeur qui me plait, quelques lignes de la 4e de couverure qui sortent de l’ordinaire.

J’aime beaucoup les premiers romans, souvent l’auteur y donne le meilleur de lui-même, je regarde donc la liste des autres livres qu’il a éventuellement écrits.

11° Une lecture inavouable ?
Cela ne veut rien dire, une lecture inavouable, un livre écrit a au moins le mérite d’exister.

Et puis toute la kyrielle de policiers que je me suis farcis depuis des années, à en avoir la nausée. Mais ce ne sont pas des lectures inavouables, peut-être pas très intellectuelles, mais divertissantes (façon de parler avec tous ces crimes).
De temps en temps, j’en lis un nouveau, donc en doses homéopathiques, finie l’indigestion déraisonnée !

Si j’avais lu des biographies d’artistes, style people, je crois que je considèrerais cela comme « lecture inavouable » mais ce n’est pas le cas

12° Des endroits préférés pour lire ?
Partout quand j’ai du temps, dans les salles d’attente, avant le début d’un film, dans les files quand il y a des embouteillages, dans mon lit, dans le train … chaque fois que le temps semble s’arrêter….

13° Un livre idéal pour toi serait ?
Le livre idéal c’est celui qui a peut être été écrit mais qui n’a jamais été publié, un trésor caché plein d’humanité, de réalisme, de fantaisie, d’humour etc …un livre qui donne envie de dépasser ses petites préoccupations personnelles ….
Réaliste mais qui laisse une petite pointe d’espoir, toujours garder une petite flamme allumée…

14° Lire par-dessus l’épaule ?
Insupportable de part et d’autre

15°Télé, jeux vidéos et livres ?
La télé me sert pour visionner des films que j’ai loués ou enregistrés, les jeux vidéo, non, j’ai parfois joué et j’avais tendance à être accroc alors j’ai renoncé considérant cela comme du temps perdu, cela l’était pour moi en tout cas.
Les livres ici, chez moi, ils sont partout, il n’y a qu’à tendre la main

16° Lire et manger ?
ça m’arrive quand je suis seule mais uniquement quand je lis des choses insignifiantes, info pratiques, mode d’emploi, journal….

17° Lecture en musique, en silence, peu importe ?
Non, ça me distraie, j’aime me retirer seule et en silence dans mon univers clos pour l’occasion.

18° Lire un livre électronique ?
Trop fatiguant pour les yeux, j’aime le toucher du livre, l’odeur du papier, l’évolution des chiffres sur les pages qui avancent, les retours en arrière sous la caresse des mains.

19° Livres empruntés ou livre achetés ?
Empruntés, et vraiment si ça en vaut la peine, si ma mémoire garde intacts les bons souvenirs que j’ai eus lors de la lecture, peut-être acheter mais beaucoup plus tard.
Je ne thésaurise pas les livres, ce sont des objets usuels.

20° Quel est le livre que tu lis actuellement et quel sera le prochain ?
Singe savant tabassé par deux clowns, recueil de nouvelles « fantastiques » de Chateaureynaud : insolite et troublant (Grasset, 2005). Fâchée sur ma bibliothèque habituelle qui l’avait déjà mis en réserve.
Les prochains : Le lièvre de Vatanen d’Arto Paasilinna et Yourcenar biographie « Qu’il eut été fade d’être heureux » de Michèle Goslar (Racine, 1998)
Pourquoi : je vous le dirai quand j’aurai terminé, pas d’à prioris !

21° As-tu déjà abandonné la lecture d’un livre ?
Oui, notamment un livre de John Le Carré dont je ne me souviens même pas du titre, j’ai vraiment été maso d’en lire plus de 20 pages…

Peut-être d’autres qui se sont perdus dans les rouages de ma mémoire…

22° Tu tagues qui ?
Alors là, the big question, je ne connais pas grand-monde ici-bas et je ne veux ennuyer personne.
Peut-être des bloggeurs moins connus pour les faire connaître car j’ai flashé sur eux comme :

Simon : http://www.alouestdailleurs.blogspot.com/

Géraldine : http://geraldinemuller.skynetblogs.be/

Angelina : http://angelinakerfloch.blogspot.com/

Nestor, http://clindoeilphoto.canalblog.com/

Une façon de vous rendre hommage, sans obligation, toutefois ...

20:04 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (8) | Tags : tag, lecture, auteur, livre, coups de coeur | Lien permanent