07/12/2014

T'oublier

 

vagues rochers MG_2648 -variante.gif

 

Pour t'oublier

J’ai voyagé

Le bout du monde était si étroit

Que ses murs me renvoyaient ton ombre

Les vagues étaient si froides

Qu’elles me brûlaient encore

J’ai marché emblavée de ma peine

Sur les silhouettes oblongues dessinées sur le sable

J’ai cherché le gris de tes yeux

 

Les arbres tendaient leurs bras malingres

Où je cueillais des fruits imaginaires

De longues stries de sang

S’éteignaient dans les rêves

Auprès des roches silencieuses

Là ou mille fois

J’ai écrit ton nom avec des mots qui ne m’appartiennent plus …

 

Le lierre du temps dévoreur d’amour

Etouffe jusqu’à l’amorce de tes pas

loin loin loin


 

19:26 Écrit par Saravati | Commentaires (12) | Tags : oublier | Lien permanent

Commentaires

Je ne savais pas que tu étais revenue, tu aurais du te signaler, tout de même...
Je viens de lire tes trois derniers billets, tu nous fais un retour très en forme!
Celui-ci est très poignant, très juste.
Trouver l'oubli par la distance? Hum...
Bravo aussi pour l'illustration.

Écrit par : almanito | 08/12/2014

Répondre à ce commentaire

Oh, surprise, le blog a repris vie ! J'aime ce paysage "abstrait" et ton poème, où l'émotion va crescendo.

Écrit par : Tania | 08/12/2014

Répondre à ce commentaire

un poème pour s'attarder...

Écrit par : Mop | 09/12/2014

Répondre à ce commentaire

Des arbres striés de sang, mots et image...

L'oubli, que faire, comment faire?
Ton texte me parle beaucoup, merci!

Écrit par : Colo | 09/12/2014

Répondre à ce commentaire

Une belle tentative de fuite pour se reconstruire ailleurs, qui me fait penser dans une autre mesure à celle de Caïn poursuivi où qu'il aille par sa conscience (ici le regard gris, les mots et le nom...) ... Ce n'est pas la distance mais le temps qui est consolateur.
J'aime ce proverbe malgache : "le chagrin est comme le riz dans le grenier: chaque jour il diminue un peu."

Écrit par : Cergie | 10/12/2014

Répondre à ce commentaire

@Cergie: comme il est beau, ce proverbe malgache!
@ Saravati: ce beau poème triste et ce "lierre du temps dévoreur d'amour" me plombent un peu...

Écrit par : Nicole Giroud | 11/12/2014

Répondre à ce commentaire

Il se dégage une force dans tes vers. Presque l'oppression d'un manque de l'autre. Ce qui est irrémédiable donne le vertige. Non?

Écrit par : pat levy | 13/12/2014

Répondre à ce commentaire

Contente de ton retour!

Ton poème est beau et fort, si fort et la fuite vaine qui renforce le sentiment, l'amour précieux même enfui puisqu'il a enrichi d'émotions, de vie.

Écrit par : michèlemi | 21/12/2014

Répondre à ce commentaire

Désolée: j'ignore comment mon nom s'est rajouté une syllabe.

Écrit par : michèle | 21/12/2014

Répondre à ce commentaire

Merci pour la video .

Écrit par : senegal | 24/12/2014

Répondre à ce commentaire

Moi c'est du gris de mes yeux ... que je te dis que je ne t'oublie pas, en cette fin d'année ... Nous nous recroiserons, chère âmie, l'année prochaine, sûrement ...
Tendresse pour toi et tes mots que j'aime.

Écrit par : Veronica | 27/12/2014

Répondre à ce commentaire

Il existe des souvenirs ineffaçables que seule le poésie peut sublimer !


Heureuses fêtes

Amitiés,
Marc

Écrit par : Charlier | 28/12/2014

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.