03/12/2013

Les nouveaux esclaves s'exportent aussi ...

filet usine désaffectéeMG_3715.jpg

A Prato, en Toscane, sept personnes de nationalité chinoise sont mortes suite à un incendie qui s’est déclaré le dimanche matin 1er décembre dans une usine textile.

Une partie du bâtiment avait été transformée en dortoir pour les ouvriers qui y vivent dans des conditions épouvantables leur destin d’esclaves, travaillant jusqu’à 15 heures par jour pour un salaire de 700 euros par mois. Le prix de revient d’une robe est de 40 cents !!! Les enfants vivent eux aussi dans l’usine, certains ne sont pas scolarisés. Le lieu de travail n’a rien à envier à un milieu carcéral !

Depuis 20 ans, la communauté chinoise a pris le contrôle de tous les stades de la production d’habillement à Prato.

Prato comptait officiellement 17.000 ressortissants chinois en 2010, mais leur nombre atteindrait en réalité 50.000 en incluant les clandestins, généralement sous-payés, selon des sources locales.

De nombreuses PME italiennes ont dû fermer, incapables de résister à cette concurrence dans un secteur qui employait jusqu’à récemment 60.000 personnes.

Je vous laisse voir cette enquête réalisée dans le cadre d’un contrôle nocturne de la Guardia di Finanza. Les images parlent d’elles-mêmes…ça donne froid dans le dos, mais force est de constater qu’à ce stade, une simple compassion ne sert à rien.

Dans une société où le profit est le seul moteur, comment peut-on encore parler d’humanité ?

14:00 Écrit par Saravati | Commentaires (8) | Lien permanent

Commentaires

Oui ça fait froid dans le dos, comment lutter contre cette exploitation c'est les règles qu'il faudrait changer.
Vaste débat, des alternatives existent mais l'appât du gain reste le plus fort.

Écrit par : pat | 03/12/2013

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Bonjour de claire, et merci de votre petite note sur mon pan de mur. Donc c'est pat Lévy qui nous réunie super!! Donc me voilà en retour... Concernant votre billet j'ai pu voir un documentaire mais celui là en Chine: Le ouvriers dormant à l'usine dans des espèces de rangées de cage comme des animaux incroyable, carrément des esclave. Personnellement j'évite depuis restaux chinois et autre chinoiserie. Malheureusement dans l'habillement et les chaussures ils sont partout et pire à Paris ils ont leur échoppes alors que c'était réservé aux parisiens mais bon on perd tout contrôle en France- Cette belle France terre d'asile!!Il paraît qu'il y aurait des accords avec les gournernements a ce sujet. Claire de Nice

Écrit par : claire | 03/12/2013

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Je reviens juste pour dire quel honte de la façon dont ils sont logés ces pauvres gens un véritable guetto italien... suis quant même étonnée!! je ne m'y attendais pas. On ne peux que compatir.Lorsque je vois toute ses misères humaines j'évite de me plaindre. Etre née au bon endroit combien c'est important. Amitiée Claire de Nice

Écrit par : claire | 03/12/2013

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Voilà les conséquences du libre-échange mondialisé. On savait déjà que de nombreux travailleurs étrangers (des Polonais, des Roumains, etc.) venaient chez nous et qu’ils recevaient un salaire équivalent à celui qu’ils auraient reçu dans leur pays d’origine (800 à 900 euros au lieu de 1.300 par exemple). Des syndicats français avaient bien intenté une action en justice (car dans un abattoir breton, les salariés français avaient été remplacés par des travailleurs roumains sous-payés) mais ils avaient été déboutés : la grande Europe, prévoit la libre circulation des biens et des personnes. Quant aux travailleurs, c’est la législation de leur pays qui leur est applicable, y compris donc les normes salariales.
La France comme la Belgique tentent bien pour le moment de mettre un frein à cette main-d’œuvre bon marché qui prive nos propres travailleurs de leur emploi, mais l’Union européenne les met déjà en garde contre tout protectionniste archaïque.
Dans la vidéo proposée, on voit qu’on est encore plus loin dans le « détricotage » des lois sociales puisque celles-ci sont tout simplement inexistantes. C’est de l’esclavage pur et simple.

Écrit par : Feuilly | 05/12/2013

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Rien à ajouter sinon ceci; comment ne pas penser à une certaine complicité des gouvernements, ici l'italien? ILS surveillent tout, savent tout (ça nous le savon, nous) mais le "laisser faire", pour des raisons pas toujours évidentes, mène à ces horreurs...

Écrit par : Colo | 05/12/2013

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@ Pat
Oui, des alternatives existent mais rien ne bouge. Est-ce par manque de courage politique, par peur de perdre ce que l’on possède, par le conditionnement journalier des mentalités en fonction d’un pseudo objectif idéalisé pour certaines personnes seulement ?

@ Claire
Merci à Pat de m’avoir ouvert votre route et merci à vous d’être arrivée jusqu’ici. Concernant ces situations, c’est vrai, des journalistes courageux ont voulu entrer dans les rouages des nouvelles « règles » du capitalisme et les dénoncer, ici ou ailleurs Tous ces produits vendus sous le couvert d’une mondialisation propice à l’esclavage, nous en sommes malgré nous les consommateurs car il n’y a plus rien d’autre. Les capitalistes n’ont pas seulement les yeux bridés ! L’hypocrisie des pouvoirs politiques est aberrante, ils ne font que défendre une économie basée sur de profondes injustices et sans rapport de solidarité.

@ Feuilly
Je suis dégoûtée d’habiter dans une fausse démocratie qui a pour nom Europe et qui ignore les besoins élémentaires de ses habitants. Ce qui passe ici et ailleurs relève d’une criminalité à col blanc défendue par les pouvoirs politiques quels qu’ils soient et tellement imbriqués dans une société où l’esclavage devient monnaie courante. J’entendais ce matin à la radio parler de concurrence déloyale dans le secteur de la construction : la main d’œuvre provenant de l’est a fait perdre en 2012 près de 20 000 emplois en Belgique. Les lois sociales ne sont pas respectées ou alors on fait semblant de n’en rien voir. Les seuls pouvoirs aujourd’hui s’appellent Economie et Finances et imposent leurs lois bassement mercantiles avec l’acquiescement des politiques devant qui on agite le spectre (car c’en est bien un) de la « communauté » européenne. La communauté du profit face à la dissection des individualités.
Merci de votre témoignage.

@ colo
Complicité certaine, tu veux dire, les pots de vin sont remplis à ras bord !

Écrit par : saravati | 06/12/2013

Impressionnant ! Pas grand chose à ajouter aux commentaires qui ont déjà été faits. Quand on voit l'efficacité de la surveillance déployée contre tous les citoyens, aux US comme en Europe, on se demande en effet comment toutes ces "mafias" pourraient prospérer si elles ne bénéficiaient pas de complicités bien placées. Mais au moins, ici, on voit intervenir une brigade de répression des fraudes.

Écrit par : Carole | 06/12/2013

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Oui, deux poids deux mesures, un peu comme dans la fable, ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés !

Écrit par : saravati | 11/12/2013

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