21/11/2013

Jeu d'oies ...

jeux d'oies IMG_1803.jpg

Clin d'oeil à Véronica ...comme aile dit : parce que sept oies ...

15:07 Écrit par Saravati | Commentaires (14) | Lien permanent

18/11/2013

Cadre d'hiver

sapins neige IMG_8371.jpgC’était un grand tableau de maître, il avait voulu cette fois innover la couleur en jouant noir et blanc. Dans le froid glacial d’un hiver alpin, il avait planté de petites graines minuscules qui en quelques jours étaient apparues ramifiées. Il avait décidé de leur donner un espace qui leur serait propre, les détacher du blanc profond, pour mieux les faire jaillir dans leurs noires silhouettes.

En se démarquant de la couleur, il avait atteint une dextérité dans le détail qui donnait aux fonds blancs des reflets ambrés De ces reflets, il avait avec une patience infinie,  extrait de longs lambris dentelés.  Les marques sur la toile semblaient une invitation au rêve, au voyage dans des sphères si éloignées qu’à défaut de réchauffer le corps remplissaient le cœur d’une chaleur inégalable.

C’était de loin le plus beau tableau que j’avais vu de lui, je décidai d’enfermer au fond de moi cette image idyllique et de ne plus jamais aller voir aucune de ses expositions. Quand on a frôlé l’extase …


Les tableaux sont des créatures de plein air, ils ont besoin de respirer ; seul l'intérêt qu'on leur porte les empêche de se faner. Entassés dans une galerie d'art ou tournés vers le mur d'un atelier, ils s'étiolent. Iain Pears

10:04 Écrit par Saravati dans Dérives fictionnelles | Commentaires (8) | Lien permanent

13/11/2013

Cancan aquatique

canard,vagues

Pour peu que l’eau devienne vagues

Se laisser emporter

Mais pas dans la solitude …

09:40 Écrit par Saravati | Commentaires (9) | Tags : canard, vagues | Lien permanent

06/11/2013

Intersection de tranches de réalités

Pour peu, je me serais sentie "bigame".

Même si c’était dans une autre réalité.

Je te parlais, tu répondais, un ballet de mots fous, sérieux, tendres. Tes mots s’infiltraient insidieusement dans les circuits serrés de mes neurones, titillaient mes synapses, anesthésiaient mes résistances. Presque des phéromones de mots, des caresses-amorcées à l’intensité variable. Amoureuse ? Je ne sais.

Dans une autre dimension hors du temps quotidien, les sentiments n’avaient pas même texture. Le bien-être ponctuel était déjà présage de manque. J’en voulais plus et toi aussi.

Je ne me posais pas la question de savoir où ça mènerait, seulement savoir là où j’étais, ces quelques instants partagés à te lire, à t’écrire, c’était là où j’étais. Bien. Incroyablement bien.

J’ai voulu prendre ta photo et tu as refusé. Était-ce superstition, ne pas laisser nos réalités interférer entre elles ?

Dans mes rêves qui maintenant  constituaient une troisième réalité, je t’avais donné rendez-vous. Un hall de gare délaissé.

Dans cette réalité comme dans la deuxième que nous avions construite, il n’y avait que nous.

Je t’avais piégé dans un photomaton et toi, résigné, t’étais prêté, sans véritable état d’âme, à mon caprice.

Nous en étions là, moi devant le rideau froncé, lustré par des atomes de poussière de voyage, toi, derrière, attendant d’être flashé.

Une sonnerie me téléporta dans une autre dimension.

Je tendis la main vers ma table de chevet et j’attrapai une bandelette de papier glacé, encore tiède, divisée en quatre petits rectangles. Dans chacun d’entre eux, une ombre moins blanche dessinait un semblant de cercle surplombant une masse rectangulaire, elle aussi.

Mais rien de transcendant ou repérable. Encore raté pour moi, cette fois.

Une fois de plus, ta volonté avait supplanté la mienne...

photo, gare, photomaton


12:33 Écrit par Saravati | Commentaires (10) | Tags : photo, gare, photomaton | Lien permanent