18/08/2013

Au ras des pâquerettes

Entrer des mots clefs

Un matin

Après t’être étiré

Jusqu’à craquer

Tu es parti

Pour les étendues vertes

Au cœur de la ville en bataille.


Avec cette faculté

Que tu as de t’extraire

Du monde

Tu t’es couché

Lévitant et stoïque.


Tu n’as dérangé personne

Même pas les voitures

Sauf peut-être

quelque passant

Curieux

De te voir

Ainsi

Faire corps

Avec l’accalmie.


 

22:51 Écrit par Saravati | Commentaires (15) | Tags : léviter, indifference | Lien permanent

Commentaires

génial ce groupe lui n'est pas au ras des pâquerettes

Écrit par : Gérard | 20/08/2013

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et voilà comment une photo de toi t'emmène loin en lévitation :)))


Je vais m'allonger dans l'herbe et attendre que tu viennes écrire sur moi :)

Écrit par : Veronica | 21/08/2013

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@ Gérard
...et tu n'as pas vu d'autres vidéos de ses chansons !

@ Veronica
Si c'est toi qui es allongée dans l'herbe, ce sera beaucoup plus joli que ce qui dame à billets de noir :-)

Écrit par : saravati | 21/08/2013

A relire avec plaisir, sur l'herbe... couché...

Écrit par : :) | 21/08/2013

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Beaux vers parlant de départ, de rupture avec le quotidien en se fondant dans le décor...
Je ne connaissais pas ce chanteur, déjanté à souhait, super!!!

Écrit par : pat | 21/08/2013

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S'allonger dans l'herbe , oui, mais à côté d'une route, c'est difficile de s'abandonner...
J'aime bien tes deux blogs, j'ai eu du plaisir à réentendre Lhasa chanter "La route". sa chanson va bien avec ton ^poème

Écrit par : gazou | 21/08/2013

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@ :)
...à condition que le soleil soit de la partie :-)

@ Pat
Se fondre dans le décor, ainsi font tes natures mortes !
Oui, ce chanteur de plus en plus déglingué au fil de la chanson me plaît beaucoup moi aussi.

@ Gazou
Surtout en ville, ce qui était le cas pour mon modèle improvisé, peut-être y est-il encore, qui sait ?
Merci pour tes visites.

Écrit par : saravati | 22/08/2013

ah que j'admire ceux qui sont assez fous et indifférents pour pouvoir faire ça.

Écrit par : dominique | 23/08/2013

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ça vaut bien ces asiatiques que j'ai rencontrés dans le quartier des Marais à Paris et qui pratiquaient sans rien voir autour le tai-chi-chuai !

Écrit par : saravati | 23/08/2013

Au moins, il a trouvé là quelques moments de paix. Le soleil et l'herbe sont à tous, au moins, à la différence des voitures...

Écrit par : Carole | 27/08/2013

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j'aime cet isolement, dans sa tête dans sa vie, une vie au ras des pâquerettes, sans prétentions...

Écrit par : MARIE | 27/08/2013

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Ta poésie est toujours aussi belle et inspirée; je me suis fait + rare, mais je vais essayer de m'atteler à nouveau aux blogs.

Écrit par : Edouard | 28/08/2013

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@ Carole
Oui, les horodateurs n'ont pas encore ciblé l'herbe et ses imprévisibles occupants :-)

@ Marie
Il faut savoir faire abstraction de ce qui entoure à l'instar du bouddhisme !

@ Edouard
Contente de te revoir, je comprends que sur blogs, une certaine lassitude s'installe, les relations virtuelles ne peuvent remplacer la réalité ou alors par intermittence !

Écrit par : saravati | 30/08/2013

Aura des pâquerettes
Je te plumerai !

Écrit par : Veronica | 01/09/2013

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Un peu, beau cou, passion aimant ...

Écrit par : saravati | 02/09/2013

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