24/09/2012

Mort d'un amour

 

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La mort d’un amour

C’est encore un commencement à revers

Reprendre une liberté illusoire

Se satisfaire du peu qui reste

Lui permettre de grandir

Lui donner l’attrait d’un choix raisonnable

 

Les quelques épines qui restent à l’affût

Ne peuvent nier la beauté des instants

Gommer les malentendus naissants

Les clins d’œil complices

Les fous rires à l’arraché

 

La mort d’un amour

C’est encore une caresse

Revue et corrigée

Vestiges scintillants

Des souvenirs soyeux

 

La mort d’un amour

C’est l’espoir d’un demain

Sans flétrissures apparentes

Un demain

Qui peut encore s’habiller

De voiles transparents

Pour cacher la rugueur

Des corps égratignés

 

La mort d’un amour

Tu ne l’as pas vu arriver

Je ne t’en ai pas parlé

A quoi bon raviver

Les braises endormies ?


13:16 Écrit par Saravati dans Contours insolites | Commentaires (15) | Tags : amour, malentendu, braises | Lien permanent

10/09/2012

Saisons en idées

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Les premières idées sont mortes au printemps

Pas le courage de se relever de l’hiver terrible

De faire gicler le sang dans les artères rétrécies

 

L’été a suivi avec sa moisson d’idées

Profusion de gerbes

Au soleil rutilant

Ardeur confuse

Des bras gonflés d’amour

Trop d’émotions de vigueur

Estompent le désir sousjacent

Les idées d’été se sont à leur tour désséchées

Malgré les fauchages tardifs

L’eau n’a pu les vivifier

Au-delà de la ligne des marais

 

Les grappes d’idées suspendues aux branches trop lourdes

Sont apparues dès les premières brumes

Elles fleuraient bon les promesses de festivités

Autour des cours dressées en tables d’hôtes

Les jours rabotés par les nuits ont eu raison du temps

Les tables sont restées des bras décharnés …

 

L’hiver on vit au ralenti paraît-il

Mais si le corps s’ensommeille

L’esprit à petit pas le suit

Tout en cherchant l’idée qui redonnera vie

À ce semblant de mort douce et languissante

 

Dans le grand cellier qui au cours des ans

S’habille de souvenirs

Des crochets s’alanguissent

Sans un ordre apparent

Les idées se languissent

Elles refusent encore leur statut

Prédestiné de fossiles

Et dans les livres presque clos

Elles envoient leurs missiles.



12:52 Écrit par Saravati | Commentaires (8) | Lien permanent