14/02/2012

Poussières

 bleu poussière IMG_9008 def.jpg

La poussière

Comme une nouvelle vie

Qui emporte les scories de l’autre

 

La poussière

Signe du temps

Qui passe

Le bois mis à nu

Comme le moi

Dépouillé

 

Les tuiles froides et fendillées

Qui laissent passer les saisons

Ces petits bouts d’étoile

Qui se faufilent sous la lumière

Sont autant de cassures

 

La pluie des lambris ballants

Qui s’écrasent

emporte le plâtre

 

Va falloir reconstruire

Encore

Et encore

Mettre des emplâtres

Sur les peines

Les envies

Se contenter du soleil qui passe

À travers les vitres sales.

 

10:21 Écrit par Saravati | Commentaires (11) | Lien permanent

Commentaires

Le mot « poussière » associé au mot « étoile » c’est beau et magique !
« poussière d’étoile » nous sommes tous poussières d’étoiles…

http://youtu.be/b0sXUHTb44s

Écrit par : estsidestory | 14/02/2012

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Picasso :

- "L’art lave notre âme de la poussière du quotidien..."

Écrit par : JEA | 14/02/2012

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Nous sommes tous comme ces maisons qui se délabrent. Nous réparons comme nous pouvons, mais à la fin l'espoir s'amenuise et nous vivons tant bien que mal avec ce qui tient encore un peu debout.

Écrit par : Feuilly | 14/02/2012

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Ton poème me touche l' âme profondément...
Les maisons à l' abandon me font pleurer ..!
Une particulièrement , celle de mon enfance . Elle est aujourd' hui livrée aux caprices du temps et du vent...par manque d' amour ou d' argent , je ne sais...
C' est un trésor qui tombe en ruine...
Quand on ne peut rien , tu as raison , il faut mettre " des emplâtres sur les peines " ..:-))

Écrit par : mathilde | 15/02/2012

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Parfois la houle de la vie qui empêche la poussière de se poser, de s'incruster. Les peines vont avec mais on a vécu.

Écrit par : G. Sebastiana | 18/02/2012

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Au travers des vitres sales
De poussière et de temps,
La vie nous suggère ses pétales
De rêves et de tourments...

Instantané, inné instant... là, maintenant.

Écrit par : J.Earthwood | 19/02/2012

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Souffler...emplir les joues et souffler. Que la poussière s’éparpille dans l'univers, croire un peu, à peine que le gris a disparu.
Tracer, tracer du bout des doigts "J-E", entière, imprudente, espérante et désirante.

Écrit par : C comme Corinne | 19/02/2012

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J'ai fabriqué une fois un collage-emplâtre...
http://thaddee.over-blog.com/article-notre-poids-de-peine-70371813.html

Écrit par : thaddée | 19/02/2012

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@ estsidestory
Oui, on peut espérer l'être car une poussière d'étoiles, quelque part, c'est quelque chose de précieux !
Merci pour le lien, mais Goldman, c'est pas vraiment ma tasse de thé !

@ JEA
Il faudrait alors beaucoup d'art dans nos quotidiens réactualisés par ces crises récurrentes.

@ Feuilly
L'instinct de survie malgré les débris qu'on laisse derrière soi ...

@ Mathilde
Merci pour cette pensée pour une maison que tu as aimée et que tu fais revivre ici le temps d'un commentaire !

@ G Sebastiana
La houle de la vie ne laisserait-elle pas de l'écume, une autre trace de ce qu'on a vécu ?

@ J Earthwood
Des pétales qui balayeraient la poussière des vitres sales, un beau rêve, non ?

@ Corinne
Entre la poussière qui s'éparpille en soufflant et celle où s'inscrit des parcelles de vie, garder espoir d'un demain...

@ Thaddée
Très joli, ce montage "dépoussiéré" !

Écrit par : saravati | 20/02/2012

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Superbe photo ...
et tes mots si beaux ... c'est comme un frison au galop qui parcoure la plaine de mon corps ... je les vois ces vitres sales, encore plus visibles quand on pleure derrière la croisée ou à l'intérieur d'un abandon ...

Pousser hier pour faire place nette à Beau Demain ...

Écrit par : Veronica | 22/02/2012

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@ Veronica
Pleurer à l'interieur d'un abandon, comme ce re pli est beau !
La pousse hier est restée au jour du oui !

Écrit par : saravati | 27/02/2012

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