08/12/2011

Les instants d’éternité aussi ne durent qu’un instant

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Au seuil de ma folie

 Sur les chemins d’épines

 Je t’ai aimé.

 

Tu rendais aux broussailles

 La lisseur des nuages

 Tu peuplais le silence noir

 D’un halo de tes rires

 

 Cela aurait pu durer une éternité

 Comme la mer qui jamais ne fatigue

 Comme le ciel qui porte les étoiles

 Une éternité un instant

 

Un instant d’éternité

Pour oublier le monde et ses tourments.

 

Tu as emporté tes rires

Et les nuages blancs

Me laissant sans paroi

Où chercher réconfort.

 

Je n’ai pas su comment

Pourquoi

Je n’ai jamais rien su

 

Qu’un instant d’éternité

Gravé au seuil de ma folie

Matière inaltérable.

Merci à Laurent pour ce lien :


20:55 Écrit par Saravati | Commentaires (15) | Lien permanent

Commentaires

Je suis touchée par ton texte.
Mais que puis-je t'offrir sinon un vers d'âme t'y es, l'expression de mes chaleureuses pensées à embrasser le soleil doux en rai confortant ton coeur ...

Quand il rendait aux broussailles la lisseur des nuages, comme c'était beau ...

Que jamais tu ne sombres dans la folie que l'aime haut soit plus fort encore que le chagrin ... Mais tes mots sont toujours animés et habités ...

Écrit par : Veronica | 08/12/2011

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Félicien Rops, peintre graveur namurois (il fit découvrir le baroque de la ville à Baudelaire) scandalisa jusqu'aux bourgeois de Paris avec sa devise :
- "Vertueux ne puis
Hypocrite ne veux
Fol je reste"...

Écrit par : JEA | 09/12/2011

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Un très beau poème à la fois par la forme et les images suggérées et de plus il est émouvant.

Les moment d'éternité le seront si nous réussissons à les partager ou,à defaut, d'avoir nous-mêmes une mémoire éternelle.

Amitiés,
Marc

Écrit par : charlier | 09/12/2011

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La folie et le non-sens un instant battus en brèche par la présence de l'autre.Un instant seulement, durant lequel tout prit sens avant de disparaître. La folie était donc la norme et la présence réconfortante l'exception. Eternité de la solitude...

Écrit par : Feuilly | 09/12/2011

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je ne sais pas quoi dire tant c'est vrai.

Écrit par : aléna | 09/12/2011

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A l'heure où tout scintille , tout est bombance, les âmes en peine continuent leur chemin, seules, dans la foule. La fête réveille des douleurs parfois insoutenables et qui nous pousseraient à la folie.
Reste la conscience d'être encore un peu là et d'y trouver raison de vivre.

Roger...
Ton poème est magnifique

Écrit par : Roger Dautais | 10/12/2011

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c'est sans y penser et sans le vouloir, que je crois que je viens de commettre un plagia de ton texte... en relisant le tien, je me dis : mince! j'ai fait de même, de manière différente, sûrement...
Ce mot pour dire que nous nous rejoignons - comme toutes les femmes qui aiment.

Écrit par : aléna | 11/12/2011

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@ Veronica
Il y a des folles lies douces aussi et craie actives et contes agi yeuses !

@ JEA
Toujours assumer sa part de folie, merci Félicien qui grave aussi les mots au grand dam des bourgeois !

@ Marc
L’éternité, peut-être un concept extensible à souhait. Merci !

@ Feuilly
J’espère que votre visite ne sera pas une exception mais en aucun cas, je ne vous refuserai le droit à la folie normative ou pas !

@ Aléna
Ce n’est pas moi qui te contrarierait ! Marre des polémiques !

@ Roger
Oui, ce moment de l’année est un moment encore plus pénible pour les âmes en peine devant cet étalage de luxe et de frivolité. Merci !

@ Aléna
Qui aime bien plagie bien, non ?

Écrit par : saravati | 13/12/2011

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Je crois que c'est Woody Allen qui disait " l'éternité est très longue...surtout vers la fin "

Écrit par : Gérard | 13/12/2011

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Tout est en nous, ce qui est vécu nous appartient à jamais ...

Seul ce que j'ai perdu m'appartient à jamais,
Tu aurais peut-être du savoir
Que c'était vrai ...
Que les minutes et les secondes,
Passées entre mes bras,
Tu ne pourras jamais
Me les voler,
Qu'elles resteront gravées dans ma mémoire,
Comme on s'accroche au comptoir.

Miossec

http://www.youtube.com/watch?v=XKM1rIw_z-M

Écrit par : Laurent | 14/12/2011

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@ Gérard
:-) Un sacré philosophe, ce Woo-dit !

@ Laurent
Merci pour le lien, je le mets ici !

Écrit par : saravati | 15/12/2011

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Eh bien, je l'ai lu et relu... Puis, je suis revenu le lire comme si c'était la première fois.
J'ai saisi le fond, n'ai pas saisi la forme puis la forme et plus le fond...
Je le lis et relis et... je ne saisis toujours pas...
Et tu sais pourquoi ?... Non ?!...
Parce que ce que tu écris ici est insaisissable. Crois-moi.
Seul celui qui l'écrit peut vraiment savoir le trésor d'images qu'il renferme.
Merci, c'est super beau.

Écrit par : J.Earthwood | 19/12/2011

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@ J.Earthwood
Le trésor d'images que contient un texte est aussi enrichi par l'imagination des lecteurs !(d'où l'intérêt d'en avoir :-)
J'aime que les textes ouvrent de pistes variées où l'on peut rencontrer ça et là des suppléments d'âme.
Merci, José !

Écrit par : saravati | 19/12/2011

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Elle est mate, hier, à rêve-errance lamée, sage ( l'âme est sage ? ) qui erre dans les dés-dalles de nos folles lies ! ça crée activité ! des ès-pris rendus au silence des seuls réconforts possible ...
Que les éthers-nid-taies accrochées à nos nuits ne nous séparent jamais de l'ombre de nous-même ...

Pensées

Écrit par : Veronica | 22/12/2011

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@ Veronica
que l'ombre de nous m'aime ne nous quitte jamais, fi d'elle âme mi de nos jours de lumière...

Écrit par : saravati | 23/12/2011

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