24/11/2011

Le désir

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D’un regard

Des traits

Visage mûr

La fenêtre d’un train

 

Face à face

Effleurer l’autre

Qui se cabre

Insister

Qui se retire

 

Aller plus loin

Le garder dans son champ de vision

Recul

Voir

S’il n’a rien perdu

De son charme de promiscuité

Combler les deux mètres

De distance obligée

Lui parler

Lui poser des questions

Sa vie

Et autour

 

Se présenter aussi

Sans qu’il ait rien demandé

Indifférence vraie ou feinte

 

Parce qu’on espère

Qu’il aimerait savoir lui aussi

Juste un souci d’équilibre

 

Il n’est pas libre

Loin

Pas preneur

De cette main qui se tend

Ne ressent pas ce désir puissant

Qui ronge

 

Il répond

Sans conviction

Juste par politesse

Il n’a pas compris

L’appel

Ou pas voulu comprendre

 

Le train s’arrête

Il descend

Adresse un petit sourire

Et disparaît

 

Dommage !

 

12:26 Écrit par Saravati | Commentaires (15) | Lien permanent

Commentaires

Du désir au délire...

Écrit par : JEA | 24/11/2011

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le désir comme "l'esprit" souffle où il veut, on ne sait pas d'où il vient, ni où il va; dans quel regard il va s'arrêter, ni dans quelle direction il peut fuir :-)

Écrit par : fifi | 24/11/2011

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Mirages?

Écrit par : thaddée | 25/11/2011

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comme en amour, c'est mieux d'être deux dans le désir...

Écrit par : Lautreje | 25/11/2011

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Il descend du train et le locuteur/narrateur reste seul avec sa solitude, à laquelle il a tenté d'échapper en vain. Reste le poème.

Écrit par : Feuilly | 25/11/2011

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ah ! ces passants qu'on n'a pas su retenir !!!!
http://www.youtube.com/watch?v=l4Q7urIVYAE
;)

Écrit par : k.role | 25/11/2011

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Un fruit à croquer,
Un regard à sentir,
Une ombre à révéler,
Un silence à retenir,
Une femme à tenter
Un homme à venir,
Une éternité
Une vie à sourire,
Une…,
Un…,
Un soleil à brûler
Un cœur à te dire…

Instantané, pour vous, Saravati…

Écrit par : J.Earthwood | 27/11/2011

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les trains sont les lieux des désirs les plus fous ... puisque les rêves y sont roi et reine ... et que la distance entre les corps est aussi courte que dans un lit alors que la distance entre les esprits est peut-être aussi grande que ne l'est le pourtour de la terre.

Écrit par : jacques robert | 27/11/2011

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Je ne peux pas faire de commentaire, juste lire puis penser...Un petit bonjour en passant.

Écrit par : Sagine | 27/11/2011

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Reste un petit vertige...

Écrit par : Danièle | 29/11/2011

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@ JEA
Oui, mais pas tout de suite, semble-t-il !

@ Fifi
Désir pas toujours partagé car parfois les vents sont contraires…

@ thaddée
La traversée du désert n’est pas faite que de dunes !
@ Lautreje
Tout à fait d’accord

@ Feuilly
Les petites déceptions entretiennent l’illusion ?

@ k.role
Merci pour le lien, j’adore cette chanson si mélancolique et si belle !

@ J.Earthwood
Je me répète mais je ne me lasse pas de ces instantanés et je vous renvoie un sourire à partager !

@ Dans les trains (même s'il ne s'agit pas de pendolino) tout est possible, moments suspendus sur les rails le temps d’un trajet …à l’arrêt, tout s’efface ou presque.

@ Sagine
Bonjour Sagine, mais les commentaires sont toujours bienvenus. Merci de votre visite et de votre pensée !

Écrit par : saravati | 30/11/2011

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Cette mise en mots du désir est terriblement juste. Esquisse, peu de mots mais une atmosphère créé. Cette puissance naissance du désir, l'indifférence de l'autre et ce train porteur de tous les espoirs, de tous les possibles. Il m'a semblé que j'y étais dans ce train, assise en face de l'insensible. Sait-il que mêler deux désirs intensifie la vie, même juste un instant ? Bises à toi et à bientôt.

Écrit par : Malou | 02/12/2011

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@ Malou
Espérer d'autres trains, d'autres regards, d'autres désirs, il finira par y avoir des connivences.
Je t'embrasse, Malou

Écrit par : saravati | 04/12/2011

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Douceur de la connivence quand elle advient... :)

Écrit par : Michèle | 27/12/2011

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@ Michèle
...si elle advient !
Mais pas sûre de durer !

Écrit par : saravati | 28/12/2011

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