28/08/2011

Couleurs passées

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Le vent

Qui crie

Transperce les fissures

Régulières

Alignées comme pour un combat

Secoue

Les panneaux de bois

Grisés

Verdis

D’un trop plein d’eau

 

Dans un coin de la chambre

Aux roses pâlies par l’exil solaire

Emmurée

La petite

- Chienne éparse

Sur son front brûlant -

Se recroqueville

Encore plus

 

Sa chemise de nuit jaune

Relevée

Dévoile des batons d’allumettes

Qui auraient du mal

À la maintenir

Debout

 

Une veinule cannelée à l’ombre des tempes

Clignote en silence 

Sans présager de la direction

À suivre

 

Aperçues entre deux lignes roses fripées

Les dents jaunies par les potions pseudo-magiques

Sirop thypon qui fend l’émail

Crissent contre les parois

Jadis blanches

 

Elle est  si seule

Même l’ombre de sa mère

penchée

arc tendu essayant d’éponger la fièvre

dans un geste de capitulation camouflée

ne peut lui tenir compagnie.

 

Chanson composée par Gino Paoli en 1960 et interprétée à différentes époques par une flopée de chanteurs (y compris Carla Bruni) !

J'ai préféré l'orchestration très classique de Franco Battiato. Les interprétations de Gino Paoli et de Mina valent également la peine.

16:14 Écrit par Saravati | Commentaires (10) | Lien permanent

Commentaires

Une petite chienne en chemise de nuit... hmm... Moi, je connaissais une jolie vache déguisée en fleur, mais pas cet animal-là.
Il ne s'agit que d'impressions. La poétesse garde ses secrets...

Écrit par : anonyme | 28/08/2011

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@ anonyme
Je me doutais que ce mot prêterait à confusion : expression idiomatique de Belgique : frange sur le front.
J'ai dû en supporter une durant mon enfance et maintenant, je la porte délibérément !

Écrit par : saravati | 28/08/2011

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merci de la réponse. Je relis une nouvelle fois et ne manquerait pas de ressortir cette expression à ma tante de Bruxelles quand je la reverrai (je vais l'épater) :o)

Écrit par : anonyme | 29/08/2011

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@ anonyme
Elle en sera baba.
Mais comment vas-tu introduire la chienne dans la conversation sans donner l'impression de couper les cheveux en quatre ?

Écrit par : saravati | 29/08/2011

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Je ris car elle s'appelle Nicole, Nickie, et ses neveux l'appellent "Baba" : un surnom d'un tout petit qui parlait à peine et qui lui est resté. Elle habite square Hoedemakers (pardon pour mon orthographe ;-)
Et comme elle a une frange, je ne pourrai pas la manquer, mais pas au téléphone c'est sûr ;-)

Écrit par : anonyme | 29/08/2011

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Quelle fièvre, pauvre petite !

Écrit par : Lautreje | 29/08/2011

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Beau texte, douloureux.

Écrit par : Danièle | 01/09/2011

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Pauvre petite bête! ( Franquin dans "le nid des marsupilamis").

Un aussi beau poème devrait la réconforter ou alors les ondes positves qu'il génère la caresser;

Amitiés,
Marc

Écrit par : charlier | 04/09/2011

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C'est beau en italien.

Écrit par : caro.carito | 08/09/2011

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@ Lautreje
Une fièvre dont on ne se remet pas !

@ Danièle
Merci, la douleur d'un enfant est toujours insupportable !

@ Charlier
Confusion avec la chienne qui n'en est pas une, je l'explique à anonyme.
Merci pour vos ondes toujours positives.

@ Cari carito
L'italien est la langue de la musique, la traduire ne français lui fait perdre un peu de son aura !

Écrit par : saravati | 10/09/2011

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