25/08/2010

Grappes d’oiseaux

plumes blanches sillons terre gos plan image1481  def.jpg

 

Dans les champs

Les grappes d’oiseaux noirs

Se mélangeaient aux grappes d’oiseaux

Blancs.

 

Les mouettes avaient investi la terre brune

Se mêlant prudemment

Aux noirs corbeaux.

 

Cette faune attentive suivait le monstre vibrant

Dans le creux des sillons féconds.

21:23 Écrit par Saravati dans Contours insolites | Commentaires (26) | Tags : corbeaux, mouettes, sillons | Lien permanent

21/08/2010

Il y a des matins...

 

paysage inversé matin_MG_7050  def.jpg

 

 

Il y a des matins qui se lèvent

Et se couchent aussitôt
Car le ciel reste bas et lourd
Plombé de mille pensées ténébreuses

Il y a des matins noirs
Comme les instants qui les précèdent
Et les suivent

Ces matins-là
Je ne me lève pas
Je reste collé à mes rêves-cauchemars
Et je fais semblant d’être
Ailleurs

 

00:41 Écrit par Saravati | Commentaires (15) | Lien permanent

17/08/2010

Graffiti

graffiti br_MG_DEF.jpg

 

Toi tu n’étais finalement

Qu’un graffiti de plus

Dans ma vie raturée

 

Un graffiti orgueilleux

Aux contours bien marqués

 

Un graffiti quand même

Prêt à être effacé

 

Tu irais alors gratifier

quelqu’un d’autre

Dans un autre salon à ciel ouvert

Et tes barbouillages intempestifs

Feraient à nouveau sourire au début

Grincer par la suite

Et chavirer un autre édifice psychologique

 

Tiens je te biffe

Et t’oublie

 

10:57 Écrit par Saravati dans Dérives fictionnelles | Commentaires (9) | Tags : graffiti | Lien permanent

10/08/2010

Epure

ombre danse échelle image11082 def.jpg

 

Le mouvement

Comme une illusion

Née d’un égarement de l’esprit

 

Comme tu es venu

D’un souffle

Tu as disparu dans l’éther

 

Il ne reste qu’une épure

grossière

Qui te dilue peu à peu

 

L’autre versant d’un rien en devenir

 

 

23:50 Écrit par Saravati dans Contours insolites | Commentaires (12) | Tags : mouvement, danse, illusion | Lien permanent

03/08/2010

Strates à découper avec soin

statue coupée feuilles image940  def.jpg

A force d’avoir erré dans des mondes parallèles, pointé un doigt transparent vers des réalités indéfinies, j’avais fini par me retrouver au pied d’un écueil de pensées-vagues.

Elles m’avaient conduit dans un corridor aux parois lisses et sombres dont je ne voyais pas le goulot.

La femme-araignée au baiser sulfureux, le lapin bleu au sourire démesuré, la fée Clochette aux boucles frémissantes et un minuscule Eros aux formes rebondissantes étaient là, placés en rang d’oignons, prêts à l’assaut final des illusions déjà perdues.

Ce corridor au fil du temps de la douce Ariane s’était démembré en longues trainées labyrinthiques que j’aurais voulu dompter à la manière d’Andrew Wikes
juste en posant la main au bon endroit pour faire s’évaporer l’obstacle et ouvrir la brèche à l’envol, sans crainte d’une rencontre avec un minotaure de passage.

Je restais pourtant là, prostrée, n’osant ébaucher le moindre geste, de peur que cet ersatz de cauchemar perde son statut d’ersatz.

Je ne sais combien de temps j’ai étalé mes ramifications auprès de cette couronne d’arbustes persistants.

Le temps comme entité palpable avait soudain cessé d’exister.