30/03/2010

Texte et vue : le retour

Après des remous qui commencent à devenir banals chez Skynet, la situation semble redevenue normale .
Merci à ceux qui se sont inquiétés de ne pas ne pas voir mes messages.

Je prépare des pansements pour la prochaine coupure ... (ah, la paranoïa qui guette !)

Je vous souhaite une bonne soirée.

 

18:51 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (8) | Lien permanent

29/03/2010

Cerises en herbe

fleurs ciel maison _MG_1463 def.jpg

 

Je ne connais des cerises que le parfum des fleurs à la tombée du jour

Cerises écloses objet du travail de sape des oiseaux noirs

Il ne me reste que la réminiscence des fleurs…

 

21:18 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (3) | Tags : photos, cerises, fleurs | Lien permanent

26/03/2010

Silhouettes noyées

tentes bleu blanc reflets IMG_4043 (432 x 288)

 

D’un coup de flash dans la nuit d’encre,

les montagnes s’étaient soudain humanisées

avalant au passage des silhouettes errantes et qui

acceptaient de se noyer

dans les reflets …

14:30 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (7) | Tags : photos, tentes, reflets, silhouettes | Lien permanent

Hublot à ciel ouvert

bouée rouille mer_2 MG_2695 (456 x 304)

 

A travers l'oeil rouillé du cyclope, l'océan, à perte de vue ...

 

Envie de vous présenter quelques photos, un entrebâillement de porte …

 

00:09 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (21) | Tags : ocean, bouee, photos | Lien permanent

25/03/2010

Scène (pas) passionnelle : les cailloux

ombre femme foret 2MG_1635 (400 x 218)

 

Lui (froid) : Tu peux jeter tous les cailloux du monde.

Ma route a déserté tes sentiers

Je poursuis seul mon destin

Là où personne ne peut m’atteindre et surtout pas toi.

 

Elle (triste) : Que t’ai-je fait pour que le silence balaie

tes belles paroles ?

T’ai-je manqué de respect ?

T’ai-je accablé de trop de tendresse ?

Avais-tu peur que je débarque dans ta vie ?

 

Lui (glacial) : Rien tu n’as rien fait

Tout vient de ce loin en moi

Je suis face à lui et le reste n’est que détail

Je me suis égaré, un jour, en te parlant

Ces mots ont dépassé ma volonté

Je le regrette.

 

Elle : Tu connaissais pourtant l’impact des mots

Tu connaissais ma fragilité

Me suis-je trompée, à ce point, de t’écouter ?

 

Lui (polaire) : C’est la faute à personne

C’était une faiblesse d’aller vers toi

Je le regrette.

Je regrette aussi d’avoir ouvert la porte à tes illusions

Je ne peux rien faire pour toi

Avec toi.

 

Elle : L’eau de mes yeux

Emporte tous les cailloux

Dans ce monde du leurre.

L’apparence cruelle prend parfois allure de vérité.

Il va falloir apprendre

A ne plus guetter les signes.

Ne plus attendre les mots

Ne plus rechercher les sourires.

 

Lui : Je regrette

Je t’ai déjà, depuis longtemps, oubliée.

C’est la faute de personne

Pardonne-moi ma sincérité

Mon monde intérieur m’a coupé de tout

Ton insistance n’y peut rien faire

Seulement te faire du mal

Oublie-moi toi aussi.

 

Elle : Il ne me reste plus qu’à ramasser les cailloux

Tous les cailloux,

Un à un.

Les garder longtemps dans la main

Pour retrouver la chaleur dont je les avais enrobés.

Et puis lentement laisser le temps

Leur rendre leur tranchant naturel.

 

Faire et se défaire

N’est-ce pas le penchant de l’amour ?

 


17/03/2010

Insomnie

 

vague rame red 3 IMG_8340 (393 x 185)

 

C’est la nuit que tout s’éveille, quand le vague cortège des besognes fastidieuses vient juste de se dissiper.

Alors, au-delà de mon cœur, je me lève et parcours le fil d’acier entre les rochers de mes rêves

Je rejoins la mer qui égrène ses perles sur mes cheveux dorés

Je rejoins le vent qui palpite à travers l’émoi de mes sensations tronquées

Et je prends l’insomnie, ma douce compagne, par la main

L’implorant de me garder longtemps ainsi, dans cet instant de bienveillant entre-deux.

 

09:42 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (25) | Tags : nuit, reve, insomnie | Lien permanent

09/03/2010

Piquidées

cranes 4.jpg

 

Un jour, je piquerai vos idées, vous ces êtres talentueux que j’ai croisés ici.

Je ferai du plagiat mon cheval de bataille.

Quand mon imagination aura complètement épuisé les sentiers de mon incompétence, je prendrai vos masques multicolores pour les repeindre au gré de ma palette grise et de ce mélange inégal, je ferai une gerbe de flammes.

Oui, ce jour-là, on m’ovationnera, on m’aimera, ce jour où je serai moins que tout autre jour, un moi qui n’en est pas un.

Je vous volerai vos rêves, la nuit quand le sommeil vous rend vulnérables
J’extirperai vos mots, les maquillant grossièrement pour leur donner semblant d’originalité.

Je serai plus authentique que tous vos petits relents d’authenticité dispersés.

Vous, vous n’en saurez rien, car de mes boniments, j’endormirai vos consciences.

Ou vous direz Tiens la chenille est devenue papillon ou vous ne direz rien, perdu dans vos ego !

Moi, je m’empêtrerai dans mes mensonges, dans mes divagations, dans ces délires qui trouvèrent leur source dans vos pérégrinations.

La vie est un grand théâtre, je sortirai enfin de ses coulisses poussiéreuses et je jouerai mon ultime one man show devant un public invisible.

Mais je suis conscient que l’on m’attend au tournant : on finit toujours par devoir passer à la caisse quand on a emprunté les chemins de déviance.

Les juges, Euménides new-wave, quelle que soit la couleur de leur robe sont là pour demander le remboursement, pour prononcer la sentence ! L’artifice ne peut être indéfiniment le moteur d’une vie !

13:47 Écrit par Saravati dans Contours insolites | Commentaires (24) | Tags : theatre, idees, eumenides, plagiat | Lien permanent

01/03/2010

Concert vitreux

gouttes sur vitre 3 IMG_6830

 

Dina, jolie chatte noire à moitié sauvage, a depuis toujours l’infatigable manie de se dresser sur ses deux pattes arrière et de tambouriner allègrement sur la vitre avec les deux pattes qui restent libres.

J’ai déjà essayé de l’en dissuader. Mais êtes-vous déjà arrivé à faire obéir un chat, qui plus est, mi-sauvage ?

Aujourd’hui, pour la première fois, j’ai décidé de lui donner la réplique. Et nous avons, ensemble, battu la mesure pattes et mains séparées par quelques millimètres de verre.

Les spectateurs invisibles ont apprécié. Moi, surtout.

Mais Dina n’a pas daigné poursuivre le concert, me reprochant sans doute de lui avoir volé la vedette !


Partager

22:48 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (13) | Tags : concert, chat, vitre | Lien permanent