28/12/2009

Fièvre

ombre persiennes _MG_6105

 

 

Baisse l’abat-jour chinois

Aux formes dragonnales

 

Petite fièvre fertile

Qui alimente en sillons

Ce beau front lisse

Et brûlant

Ferme le voile opaque

Sur ce soir enluné

 

A la lumière blanche ombrée des montagnes

Pour que les yeux puissent rester ouverts

Sans crainte de surbrillance

Pour que les paupières puissent continuer

Allégées leur battement de persiennes

 

La bouche desséchée

Te regarde avec ses petites

Commissures crevassées

Appelle la gouttelette qui

Distillera sa parcelle de fraîcheur

Dans ce petit corps moite et difforme

 

Attendre le jour

Que la fièvre capitule

Ou ne capitule pas

 

Savoir enfin

Si cette souffrance si longue et si morne

A jamais eu un sens

 

Au petit matin

Savoir enfin

 

S’approcher de cette forme avachie

Sur l’oreiller détrempé

 

Savoir enfin

Petit matin blême

20:07 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (2) | Tags : fievre, enfant, maladie, matin | Lien permanent

Commentaires

C'est avec des yeux brillants d'admiration que l'on lit votre rivière de mots. Merci Saravati.

Écrit par : Claire | 28/12/2009

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"Attendre le jour
Que la fièvre capitule
Ou ne capitule pas "

retient mon attention... ainsi que le poème.

Écrit par : Marcel | 29/12/2009

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