03/10/2009

Pa llegar a tu lado - par Lhasa de Sela

Une chanson que j'aime beaucoup, petit moment de mélancolie, fièvre douce du samedi soir...

 

C’est la vie de nomade dès l’enfance, sillonnant les Etats-Unis et le Mexique à bord d’un bus avec sa famille qui lui a sans doute donné ce goût de la diversité. Lhasa de Sela, chanteuse américano-mexicaine, vivant au Québec, maniant avec autant d’aisance l’anglais, le français et l’espagnol.

Les chansons de Lhasa sont des chansons d’amour, évoquent les ciels californiens, les senteurs désertiques du Mexique, d’une belle voix profonde et caressante. Elle chante aussi d’anciennes balades mexicaines, une manière garder le contact avec ce pays où elle a vécu huit ans.

Elle a chanté du jazz dès l’âge de treize ans, dans les cafés de San Francisco. À 19 ans, elle émigre au Québec et rencontre Yves Desrosiers, amateur du jazz des années 30 et crée avec lui en 1998 La Llorona, album qui connaît un grand succès.

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Puis une longue retraite, peut-être une peur de ne pas garder ce contact privilégié avec un public qui l’adore, elle part rejoindre ses sœurs qui travaillent en Europe pour le cirque contemporain Pocheros, retour aux sources de la vie de nomade, anonyme dans la grande famille du cirque.

A Marseille, elle écrit une partie de son second album : The living road qui sortira à Montréal en 2002 avec la collaboration du percussionniste François Lalonde et du pianiste Jean Massicotte.

Son dernier album Lhasa vient de sortir en avril 2009.

Lhasa possède son style musical particulier. Nomade, détachée des standards consuméristes de l’époque, sans influence de la télévision, ses compagnons de route sont les livres, la musique et l’art. Une vie de hippies, «on va faire un tour au Mexique et on va voir ce qui nous arrive.», un billet aller simple, sans programmation de retour.  « Aujourd’hui, je suis toujours dans cet état d’esprit. »

Dans un environnement latin et bohême, avec une sensibilité qui exalte la valeur de l’instant, l’expérience du bonheur ou de la tristesse, Lhasa nous raconte sa vie, un voyage qui ne s’arrête pas.

Oui, vraiment, un de mes coups de cœur. A suivre, assurément !

 

Petit ajout : si vous voulez connaître les paroles en français de cette chanson, allez voir l'autre version youtube que je n'ai pas choisie car elle est très longue.

Lhasa traduit ces paroles avec une immense émotion !

http://www.youtube.com/watch?v=qnDl9a6FqSA

22:25 Écrit par Saravati dans Quand la musique est belle | Commentaires (8) | Lien permanent

Commentaires

Jolie voix envoûtante...

Écrit par : mon chien aussi | 03/10/2009

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Bouleversante !

Écrit par : Claire | 04/10/2009

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Très bien...

Écrit par : mon chien aussi | 04/10/2009

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et si on formait une chorale ? Vous , Claire , My dog et moi ! on ferait un tabac , non ? l'un conterait , l'autre chanterait , l'autre serait mime , l'autre serait au pipeau etc etc etc !

Écrit par : A. No Name Cactus | 04/10/2009

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une idée ; en photo de fond on mettrait la tasse à Passou en train de se laisser boire ! qu'en pensez-vous ? on pourrait rajouter Clopine assise sur sa collec de Proust , Dexter au saxo fumant une Balto comme dans le temps etc etc etc !
rêve-je réveillé ?

Écrit par : A. No Name Cactus | 04/10/2009

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Merci, Saravati, de me faire connaître cette artiste. C'est assez envoûtant, sensuel et mélancolique tout à la fois. Je vais aller sur Deezer, moi. Bonne soirée à toi !

Écrit par : Brigitte giraud | 05/10/2009

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C'est superbe et ça me fait rêver, moi qui crève un peu d'un trop-plein de réalité. Quelle voix, tout en fêlures et émotions. Une voix de nuit, ou du petit matin brumeux. Une voix qu m'émeut, pas comme les virtuoses glacées qui me gavent, me soûlent, mais ne m'enivrent pas.

Écrit par : edouard | 06/10/2009

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On m'a fait découvrir la Llorona dès sa sortie, en 1997, 12 ans déja. J'aime particulièrement El Desierto et El Pájaro ! Je n'ai pas accroché au 2ème album. Que me dira le numéro 3 ?

Écrit par : gicerilla | 17/10/2009

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