24/08/2009

Cynisme et grandeur

Peut-être y avait-il du cynisme en toi, voire de la cruauté. Mais je n’ai rien vu.
Au rythme de tes mots, je voguais sur un petit nuage blanc loin des vapeurs polluantes du monde.

Et quand des mots tranchants sont tombés en pluie sur moi, j’ai feint de ne pas comprendre…
Je n’ai rien vu de ce jeu subtil dont je n’étais qu’un vulgaire pion.
Le petit nuage blanc s’est dégonflé et je n’avais plus qu’à revenir sur terre.

Mais comme insipide est le sol quand on a frôlé la lisière des étoiles !

Deviendrai-je à mon tour cynique ou cruelle pour me défendre des tourments de la vie ?

Il paraît, mais dit-on cela par pure consolation, que toute épreuve dépassée nous grandit.

Quelles limites démesurées alors nos silhouettes pourraient-elles atteindre ?

13:57 Écrit par Saravati dans Dérives fictionnelles | Commentaires (18) | Tags : grandeur, cynisme, cruaute | Lien permanent

Commentaires

Une acuité au monde C'est à soi de transformer "la douleur en joie" disait Duras. On a un chemin de résilience à faire, vous le disiez, non ? Peut-être qu'on ne traverse pas les épreuves sans en retirer, non pas de la grandeur, mais une autre acuité du monde sans doute. Je crois cela, oui.

Écrit par : Brigitte giraud | 24/08/2009

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Nuage blanc Bonsoir,

C'est très troublant, mon mari m'appelle son petit nuage blanc :-)
Marcelle

Écrit par : marcelle Pâques | 24/08/2009

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"Mais comme insipide est le sol quand on a frôlé la lisière des étoiles !"

Oui, le retour n'en parait plus qu'amer, pourtant, on peut tirer quelque chose de tout, je crois. N'est ce pas notre lot?
Tu le sais je suis foncièrement dans cette démarche, sans doute parce que plus que tout c'est être vivant qui est magnifique...

Avec toute mon amitié.
Hélèna

Écrit par : helenablue | 25/08/2009

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Plurielle Quand le cynisme et la mauvaise foi vous jette à terre vous foule aux pieds...le petit nuage cligne un œil malicieux : je t'avais prévenu !
mais comment croire à ces présages quand on est confortablement installé dans les bras de l'aimé ?
Ne reste plus que la douleur de cet amour enfui.

Écrit par : Myel | 25/08/2009

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le chêne et le roseau les forts ne sont pas ceux que l'on croit. celui qui plie mais ne rompt pas comme disait La Fontaine affronte toutes les tempêtes et la douceur est plus puissante que la brutalité. vous souffrez passagèrement du cynisme qui vient de l'extérieur, le cynique lui est empoisonné au dedans de lui-même. Merci de votre passage chez moi.

Écrit par : carole | 25/08/2009

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chuter, mais vivre je ne suis guère en verve ce soir pour par des mots consolateurs freiner et adoucir votre chute. Ma fréquentation des falaises et abîmes m'a cependant appris, comme l'écrit si bien helenablue, que c'est d'être vivant qui est magnifique. J'ai même fini par découvrir que certains gouffres nous rapproches de la lisière des étoiles, effaçant les lumières illusoires, guidant notre regard vers des rencontres vraies, chargées de présences humaines qui sont des dons uniques.

Écrit par : erellwen | 25/08/2009

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petit poisson deviendra grand pourvu que Dieu lui prête vie.... no limit dans l'évolution ! Nous pouvons grandir jusqu'à atteindre les étoiles et encore plus lorsque l'esprit vagabonde.
bonne soirée
arielle (j'ai répondu à ton com)

Écrit par : arielle | 26/08/2009

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Sauver la plage J'adore votre blog, Saravati. Mais j'ai une urgence. Christophe est muet pour le moment, et manchot aussi par la force des choses. Ne laissons pas les lettres libres à l'abandon. Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée... le maître des lieux le dira à son retour. Mais mon instinct me dit de le faire. Merci de votre aide. Les habitués, Vinosse et autres, ont déserté pour cause de "vacance". On fait péter le blog rank ? Amicalement.
Conchita

Écrit par : C. Watson | 26/08/2009

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Merci, vraiment. Vous avez mon mail, contactez-moi, j'ai des choses à vous expliquer. Cela dit, je ne n'ai pas lu grand chose de vous sur le mien...
A demain ?

Écrit par : C. Watson | 26/08/2009

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Il faut parfois en baver pour être sage et/ou blindé comme un char fleuri.
Oscar Wilde a écrit: "Le cynisme, c'est connaître le prix de tout, et la valeur de rien !", Douglas MacArthur, lui, pensait: "Si un jour votre coeur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard."...Quant à Alphonse Allais: "Le comble du cynisme : Assassiner nuitamment un boutiquier, et coller sur la devanture : fermé pour cause de décès."...trois visions différentes, selon l'angle.

Écrit par : Edouard | 27/08/2009

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Parfois on tombe sur le c.. Ca fait mal c'est vrai... on en ressort grandi ? Bof moi je suis très bien petite... et pas vraiment maso
A méditer mais je pense que je connais déjà mon opinion. SOurire...
Je t'embrasse et te souhaite une très belle soirée !

Écrit par : Or | 27/08/2009

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C'est encore une fois un très beau texte; je trouve pertinent de poursuivre cette réflexion sur les mots. Tu nous en présentes les différentes facettes
Ah! Quand les mots peuvent blesser, meurtrir, pire mentir!! A qui, à quoi se fier alors, si le langage, vecteur de "vérité" -ou du moins d'une approche précise et la plus objective possible du monde-, est faux, tronqué?
J'ai vécu moi-même cette épreuve et elle fut très difficile...
Je t'embrasse
bien amicalement
Géraldine

Écrit par : MULLER | 28/08/2009

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Moi aussi je pourrais me reconnaître dans ces mots...J'aime par-dessus tout la fin...
Vous dire aussi que j'aime cette phrase avec vos yeux, j'imagine...Ces regards aussi...
Une bonne fin de soirée, Savarati.
Ah j'oubliais aussi : j'ai aimé votre faim, je ne sais plus quel jour...Tous ces passages, je les ai ressentis comme un souffle de vie !

Écrit par : Petit Poucet rêveur | 30/08/2009

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J'aurais à dire sur ce texte si beau ..... mais je passe juste pour te saluer chère Saravati. Pour l'instant, la vie m'entraîne loin du blog mais je reviens bientôt.

Écrit par : Angelina | 31/08/2009

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Bonjour Savarati,
c'est un beau texte, je ne crois pas qu'on grandit tout le temps avec la difficulté bien cela dépend sur notre personalité et ça veut dire notre environemment...

merci
belle journée magique.

Écrit par : mirae | 31/08/2009

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Bonjour Savarati,
Je "tombe" pile sur ce dernier commentaire. Il me parle tellement. Transformer la douleur en joie, je me demande si j'en suis capable.

Écrit par : Petit Poucet rêveur | 10/09/2009

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Cynisme @Brigitte Giraud
Ou une application de la théorie de la dissonance de Festinger ?
Une autre acuité du monde, il faut l’espérer pour parer aux futurs coups du sort.

@ Marcelle
Tu sais comme moi qu’il existe plusieurs familles de nuages !

@ Helena
J’admire ta façon de positiver même les choses les plus noires, c’est ce qui permet de toujours progresser, je pense.

@Plurielle
Vivre le moment présent sans penser à demain, c’est toujours ça de gagné !

@ Carole
Relever la tête même si on a dû la plier, après avoir encaissé le cynisme qui laissera toujours des traces !

@ Erell
Une belle philosophie de vie que de chercher la lumière dans le regard des autres même si elle semble parfois tellement éloignée

@ Arielle
Pas de limite à notre volonté de grandir, en effet

@ Conchita
Merci de votre visite. Les choses sont revenues à leur « normalité » entretemps !

@ Edouard
Oui, comme tu le fais remarquer, le cynisme a toujours été une belle source d’inspiration littéraire !

@ Or
Petite ? Donc, tu ne tombes jamais de très haut (rires) !

@ Géraldine
Oui, je manque d’inspiration sans doute en ce moment, je tourne autour des mots.
Mais ne sont-ils pas notre raison d’écrire ici et ailleurs ?
Les mots sont à l’image des hommes : hypocrites ou sincères et ils évoluent dans le temps.
Parfois, la souffrance nous fait réécrire l’histoire sous un jour déformé.

@ Petit Poucet
Nos regards parfois s’habillent des mots de autres. Merci de ces échanges de « souffles de vie ». Transformer la douleur en joie, une belle formule qui reste souvent théorique, cela dépend de notre force intérieure au moment où nous sommes dans l’épreuve.

@ Angelina
Je retrouverai tes mots si profonds avec plaisir, si tu le veux, quand tu le veux. Amitiés.

@ Mirae
Grandir dans l’harmonie, pas dans la rage, c’est possible parfois.

Écrit par : Saravati | 15/09/2009

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Et ce que j'ai appelé dernier commentaire était en fait le premier...

Écrit par : Petit Poucet rêveur | 15/11/2009

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