27/04/2009

Anges et esprits

ange 21 mar 09 069 bis


Dans mon entourage
On parle beaucoup d’anges
Et aussi d’esprits

Les anges me révèlent
Des perspectives célestes d’espoir
Les esprits néfastes ou gentils
Pompent, paraît-il, mon énergie
Se dispersent dans l’éther
Interfèrent avec mes ondes

Qu’ils soient bons ou méchants
Je me dois de les chasser
Ou plutôt de leur apporter
Une paix convoitée
Depuis longtemps, peut-être

Mais qui suis-je donc
Pour m’arroger ainsi
Le droit de définir le destin
Des anges ou des esprits ?

20:02 Écrit par Saravati dans Contours insolites | Commentaires (9) | Tags : paix, esprits, anges, destin | Lien permanent

24/04/2009

Pour simplement te parler d'elle...(fin)

Comment je t’ai retrouvé ? Hé oui, les nouvelles technologies : ma fille m’a tellement parlé de Facebook et je me suis dit que c’était là un moteur de recherche exceptionnel (je ne parlerai pas de mes réserves à l’égard de cet outil qui a autant d’inconvénients que d’avantages et qui est aussi une intrusion dans la vie privée). Alors je lui ai demandé de m’aider, ce qu’elle a fait volontiers et puis on a pu « se parler » échanger quelques phrases banales sur l’écran, échanger nos numéros de téléphone. Et me voilà.

 

Mais surtout ce que je voulais te dire c’est que je l’ai retrouvée, elle, notre pourvoyeuse de bonbons, dans une maison de retraite. Elle m’a reconnue, elle a toujours plein de ciel dans les yeux et sa coiffure de petite fille aux cheveux raides.

Elle me présente ses enfants, ce n’est pas toujours une maman très fidèle, parfois, elle se débarrasse de l’un pour le remplacer par un nouveau et puis elle leur choisit un prénom et l’oublie. Ses bébés sont très sages bien serrés les uns contre les autres dans leur poussette, sont très propres avec leurs vêtements aux couleurs pastel à la mode d’autrefois, ils gardent leurs yeux de verre ouverts et on doit les balancer si on ne veut pas soutenir leur regard.

 

Comme si son instinct maternel rabroué dans sa jeunesse s’était réveillé, elle a tant d’amour encore à donner et les poupées n’en sont jamais sevrées.

 

Une femme-enfant, dis-tu ? Oui, sans doute, elle a même décidé de suivre les rythmes scolaires. Les jours d’école, elle s’attable avec ses crayons et son cahier à colorier, elle me montre ses dessins, me parle de ses problèmes techniques : le marqueur bleu qui perce le papier, le crayon vert qui est tout suite écourté parce qu’il y a tant de prairies …Elle me montre les animaux qui la font sourire.

 

Elle ne se souvient plus de ses bonbons, elle a épuisé son stock et usé ses dents à les croquer, peut-être qu’on les lui a confisqués !

 

Elle a maintenant la notion du temps, elle connaît les jours de classes et les jours de vacances et quand ce sont les vacances, elle ne travaille pas, elle regarde le destin de Lisa à la télévision, elle aime bien Lisa parce que peut-être Lisa réagit parfois puérilement aux situations d’adultes !

 

Elle me pose des questions sur mes enfants : où-sont-ils ? Viennent-ils souvent ici ? Où vivent-ils ? Sont-ils encore à l’école ou plutôt elle ne peut pas imaginer que les enfants n’aillent pas à l’école, qu’ils grandissent, deviennent des adultes et doivent se lancer dans le monde, devenir indépendants. Dans son univers, les enfants restent des enfants, à jamais !

 

Ses enfants, à elle, sont loin, ils n’ont eu qu’une existence si brève avec elle, des petits oiseaux tombés du nid et qui se sont envolés aussi vite pour ne plus jamais revenir.

 

Tu crois qu’elle s’en souvient ? Je ne sais pas. Quand on est optimiste, on a tendance à emmurer les souvenirs tristes.

Elle est optimiste. En souriant, elle me parle de son père mort il y a quelques années, son père qui s’occupait si bien d’elle et sa sœur qui vient la voir régulièrement, je l’ai vue une fois ou deux tout au plus.

 

Je ne me souviens pas qu’elle ait eu un père et une sœur, je ne me souviens pas des personnes avec qui elle vivait Enfant, je m’imaginais qu’elle vivait seule. Aurait-elle sur un tard trouvé une famille, été adoptée ?

 

Je ne veux pas l’assommer de questions, réveiller peut-être en elle des épisodes douloureux. Je me contente de lui raconter des histoires qui la font rire aux éclats, elle est belle quand elle rit même si ses dents sont bien abîmées et derrière les paupières plissées par le rire, je vois encore le bleu de ses yeux !

 

Tu es content qu’on se soit parlé aujourd’hui, et surtout d’apprendre qu’au fond, notre maman d’occasion n’a pas été malheureuse.

 

J’espère que tu as eu la vie que tu as souhaitée. Moi, je n’y pense pas, je me laisse vivre, je regarde autour de moi et je ne me plains pas.

Oui, moi aussi, je t’embrasse !

20:41 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (4) | Lien permanent

22/04/2009

Pour simplement te parler d'elle...(1)

Je te parle, je te parle d’elle. Tu t’en souviens, il y a bien longtemps, tu l’aimais bien, à chaque fois, elle te donnait des friandises et ta mère râlait car tu avais déjà plein de caries.

Mais elle, on avait beau le lui dire, elle n’avait que des friandises à donner aux enfants, avec son sourire un peu édenté, en prime.

Elle donnait des friandises aux enfants parce que les siens, elle ne les avait jamais connus, elle ne savait d’ailleurs pas vraiment comment ils lui étaient arrivés. Elle en avait eu plusieurs et on les lui avait pris, une simplette ne peut élever des enfants, si elle en a, c’est par accident de nature, mais les garder, non.
Les enfants sont des petites choses à dorloter, pas à laisser aux mains d’une innocente, et d’ailleurs, comment elle les aurait fait vivre ? Avec quel argent, avec quels principes, elle qui n’avait même pas la notion de l’heure et des saisons.

Après chaque naissance, sur son ventre avachi qu’elle regardait avec peine, elle posait longuement ses mains en soupirant, puis elle fixait la fenêtre guettant une silhouette illusoire qui lui ramènerait son bien. Ils ne s’étaient jamais inquiétés de ce qu’elle pouvait ressentir, qu’elle était peut-être capable de réaliser le bout de vie qui germait en elle et de l’apprécier. Elle était pour eux tous quantité négligeable, une petite mécanique qui avait fabriqué sans le savoir de beaux enfants qu’on pourrait vendre aux riches qui ne pouvaient en avoir.

Moi, je l’aimais bien moi aussi, elle avait d’immenses yeux bleus qui lui mangeaient le visage et où on pouvait voir les vagues ou des pans de ciel, je la trouvais belle et belle aussi sa voix de fillette qui n’a pas grandi.

J’acceptais pour lui plaire ses bonbons collants que je fourrais dans les poches de mon tablier d’école et qui continaient ainsi leur lente décomposition grâce à ma chaleur naturelle en plus de la chaleur ambiante.

Et alors c’était ma mère qui râlait à son tour, me disant que je ne devais rien accepter d’elle, on ne savait pas d’où venaient ces friandises et comment elle les conservait. Pour moi, ce n’était pas important tout cela, l’important c’était son sourire quand je la remerciais d’un autre sourire pour le cadeau gluant qu’elle me faisait. Je me disais pour peu, elle penserait que je suis son bébé qu’elle gâte aussi. Je savais qu’elle avait dû les pleurer, ses bébés, les vraiment siens. Parce qu’elle n’était qu’amour et confiance, son esprit avait gommé dans les hommes la moindre pointe de méchanceté, de rudesse. Elle pensait que c’était un génie qui lui avait volé ses petits, pas un commerçant vendeur de chair humaine !

Moi, j’étais trop jeune pour censer réfléchir à de telles choses et pourtant, je comprenais beaucoup de ce qu’on nous cachait, à elle parce que simplette, à nous, parce enfants. Toi, aussi, tu comprenais, la différence entre nous deux, c’est que toi tu mangeais ses bonbons.

Puis on a grandi, j’ai déménagé, as-tu continué à la voir ? Non, ta mère ne voulait pas et je n’étais plus là pour la contrecarrer avec toi, elle a dû être triste,elle : on était un peu ses enfants, elle nous nourrissait de friandises, que pouvait-elle donner d’autre, elle qui ne savait pas cuisiner, qui ne connaissait rien à la diététique et qui trouvait que les bonbons ça donnait chaud au cœur, ça rendait un peu euphorique, elle qui l’était déjà !

Moi, j’ai continué aussi à t’aimer, j’imaginais comment tu avais pu grandir, devenir adolescent (je t’imaginais un peu obèse, gonflé par les bonbons dont elle aurait continué à te goinfrer) devenir adulte, un peu barbu, avec des cheveux encore plus noirs qu’ils n’étaient quand nous étions enfants.

Je m’imaginais te rencontrer au détour d’une promenade, te reconnaître sans hésiter et retrouver cette complicité qui était si chaude. Dans chaque homme qui m’a émue, c’est d’abord un signe de toi que je cherchais, je peux te le dire maintenant qu’il est tard, que nos vies ont tressé tant d’obstacles entre nous. Je n’ai plus de temps à perdre pour te dire que tu n’as jamais cessé d’être mon ami.

Peut-être que si on se voyait, on serait déçus, maintenant que le monde a creusé des sillons sur nos visages. Parler de ma vie : aucun intérêt, elle est à moi et tu n’y as pas de place hormis dans mes pensées rêveuses la nuit !

21:32 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (4) | Lien permanent

17/04/2009

Réveil

hublot mauve 355_.jpg

 

Tout est noir dans ce couloir interminable, j’ai les yeux ouverts et je ne vois rien. J’entends des bruits, des voix, mais que sont des bruits, des voix et je ne comprends rien...

Je suis seul et pourtant j’ai l’impression que tout s’agite autour de moi, qu’une grande effervescence m’entoure. Mais je n’en fais pas partie, je suis absent. Tout est effiloché dans ma tête.

Je bouge les lèvres, elles sont sèches et craquelées, j’ai le souvenir évanescent d’avoir émis des sons autrefois, mais rien ne sort.

Parfois des sons me parviennent à travers ce brouillard acoustique. Ce sont des sons étranges, une langue inconnue, barbare, effrayante, des sons gutturaux ou suaves. Que sont-ils ?

Pourquoi a-t-on fermé les rideaux, la nuit succède à la nuit et cela dure encore et encore.

Une douleur aigüe me tenaille, je veux crier, rien ne vient, je sens une pression légère sur mon bras, la douleur s’évapore, je m’endors.

Je ne sais combien de temps a duré cette traversée noire du désert. Je suis suspendu dans le temps, sans passé, sans présent.

Quand l’aube floue s’est levée, un visage imprécis s’est dessiné au-dessus de moi, je n’arrive ni à distinguer ses traits ni son expression, je sens la pression de deux yeux qui me fixent. Moi je ne ressens rien d’autre qu’une extrême lassitude, ces yeux me défient, me fatiguent, je détourne le visage.

Et maintenant, c’est la voix qui me cerne, ni chaude, ni froide, ni connue, ni étrangère. Des mots se forment dans l’espace et se cognent à mon cerveau. Ils ne signifient rien, ils sont vides. Où suis-je ?

Des bribes de souvenir s’affolent dans ma tête, montage filmique incohérent :  un train qui file à toute allure ;  un avion qui vrombit et dessine son fil d’Ariane dans un ciel délavé ; un bébé contrarié vagit, s’énerve, suffoque ;  une femme aux lèvres rouge incarnat embrasse, la guerre en noir et blanc, un brouhaha qui finit dans un torrent, la sensation des chutes d’eau sur un corps cassé, zapping mental, trou noir et tout recommence dans le désordre…il fait chaud, il fait noir, je crie, je hurle…

Un visage suspendu au-dessus de moi, dressé sur un buste blanc, un geste avenant ou indifférent, je sens la chaleur de la peau sur mon front et toujours ces sons bizarres saccadés, disque rayé.

Je ferme les yeux, m’endors, repars zapper, film interminable et grinçant, odeur de l’éther, odeur de la soupe aux tomates ou d’autre chose, on se penche pour me faire boire la tasse, je me contente de laper un peu de liquide, je m’étrangle. Panique à bord, on me secoue, on parle, je ne comprends pas, je m’affaisse sur l’oreiller, ma tête est lourde, la tasse s’est éloignée, a disparu de mon champ visuel. J’ai ce goût aigre-doux dans ma bouche, désagréable, incongru. Il pénètre dans les cavités de mon corps. Je voudrais souffler pour l’évacuer.

Mais l’information reste branlante, n’atteint pas mon centre de décisions. En ai-je seulement un ? Tout ce ralenti fait-il partie de la réalité ou suis-je seulement dans un entre-deux indéfini ?

Comment le savoir quand les questions restent enfouies au fond de la gorge, quand les mots pensés n’arrivent pas à sortir de leur cocon, quand le corps ressemble à un pantin désarticulé, sans volonté, sans force, sans détermination ?

J’ai perdu la mémoire de l’articulation des mots, des gestes machinaux, de l’agitation du monde, des personnes que, peut-être à une époque, j’ai aimées.

J’ai peur de n’être rien, d’être ailleurs, de n’être nulle part, cette sensation de finitude m’effraie, me glace, me paralyse.

Parfaite sensation de non-être ?

12:43 Écrit par Saravati dans Contours insolites | Commentaires (5) | Tags : reve, accident, inconscience, reveil | Lien permanent

14/04/2009

Filles en pleurs…

Elle pleurait tout son saoul sur le bord de son lit rose
Vais lui offrir des dizaines de mouchoirs
Avait-il écrit dans un sursaut pseudo-poétique
Elle pleurait sans répit
Sur cet amour déjà impossible
Sur leurs caractères trempés dans l’acier
Prémices de leurs affrontements futurs

Une attirance fiévreuse
Pouvait-elle suffire
Pour tisser leur avenir
La fièvre brûle, consume
Et l’attirance, jalouse de tout
Corrompt l’existence…

La bonne fée si souvent évoquée
À l’époque des jeunes filles romantiques
S’était donc une fois de plus fourvoyée
Erreur de programmation   
Destin perfide, déviation

Des années plus tard
A l’ère des ondes
Qui mettent en communication
Avec le monde
Il existe encore des jeunes filles en pleurs
Elles pleurent depuis si longtemps
Qu’elles ignorent jusqu’à l’origine de leurs tourments
Elles pleurent leur amour impossible, futile ou rageur
Cet amour, ombre gracile de sentiments que l’on prétend forts

Tourmenté par la méfiance et la sécheresse 
Racle leur vitalité
Attise encore la fièvre

Elles pleurent encore et par réflexe
Par habitude ou simplement
Pour se donner raison d’exister pour quelqu’un

La poésie a quitté leur monde
Elle n’est plus qu’un lambeau posé là sur l’étoffe effilochée des mots

19:08 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (6) | Tags : amour, filles, fievre, pleurs | Lien permanent

09/04/2009

Réduction de vacances


Je devrais être en vacances et je suis ici à errer comme une âme en peine, à attendre un signe du ciel ? Cela s’appelle en général perdre son temps ! C'est pourtant la chose qui me manque le plus en ce moment.

Hier j’ai nettoyé la haie interminable qui mène chez moi, truffée de papiers collants, gluants, vestiges du magasin d’alimentation en pleine effervescence qui se trouve en face de chez moi. Les branches débonnaires emprisonnent tous ces témoins épars de fringales désordonnées, qui décorent inélégamment les pieds des arbustes. Un peu de sport se baisser se relever ne peut faire de tort, moi qui me plains de fumer du cerveau et ne pas avoir le temps de m’oxygéner !

Et voilà que mes deux semaines de congé vont se réduire à 3 jours : un stage à effectuer, obligatoire et que je ne pouvais pas caser ailleurs. Vacances écourtées et pas vacantes du tout.

Pour l’oxygène, j’ai cependant pris les devants, fait restaurer le compteur de mon vélo (eh oui, parfois j’ai la nostalgie des chiffres et des exploits !), regonflé les pneus laissés depuis longtemps à l’abandon et suis partie faire une petite randonnée.

Mais à quelques kilomètres, que se passe-t-il : la route est dans un tel état qu’on croirait que des chars y sont passés.

Ai-je raté quelque chose depuis ces semaines où je n’ai mis le nez dehors que pour aller bosser ?

19:36 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (6) | Tags : vacances, stage, travail | Lien permanent

06/04/2009

A travers la toile

Redimensionnement  8359 5 berge lac


Que se passe-t-il ?
Entre nous, des ondes se sont faufilées

Dans la toile, elles ont tissé leur propre toile
Elles ont assemblé leurs filaments d’argent

Leurs vibrations ont engendré un courant d’écoute
De sympathie, de confiance
Nous ignorons l’un et l’autre qui nous sommes

Est-ce important
Puisque nous sommes là
A vaincre les lois de l’espace temporel ?

Nous sommes deux naufragés
Perdus entre deux îles
Lointaines et proches
Indéfinies, inaccessibles

C’est notre propre esprit
Qui les matérialise
Les sort de leur brouillard
Leur donne consistance
Pour accrocher l’instant
Où nous nous rencontrons

10:23 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (5) | Lien permanent

02/04/2009

Entre-deux

CF 21 mars 09- 005 voile coupé bis

 

Je suis dans cet entre-deux dont jusqu’alors je voulais nier l’existence.

J'ai passé le cap des grandes tensions qui emportaient tout sur leur passage : la réflexion, le recul par rapport à sa vie, l’aspiration au concept si banal de « bonheur », le temps retrouvé après la course effrénée après ce je ne sais quoi de soi-disant vivant.

Je me suis dissociée de mon ombre, moi, l’ombre d’une ombre pour me voir dans la lumière, dans un miroir grossissant ma part de self-control ; cette lumière est douce parfois, parfois, elle fait peur, aveuglante et cruelle dans son acuité.

Je me vois de l’extérieur telle que personne ne peut me voir, à la fois in et out, présente et absente.

Et surtout seule, comme définitivement libérée de mes fantômes anciens et de mes spectres récents, de ces semblants d’humains que je crois rencontrer sur ma route.

Sensation indéfinissable, ni douce, ni douloureuse, seulement vide ou pleine par intermittences de durées variables, comme un ciel soudain couvert de nuages et puis éclairci et qui n’en finit pas de se voiler et de se dévoiler.

Difficile alors de classifier les idées, de leur donner un semblant intellectuel de cohérence, vagues de flux et de ressac.

Je connais enfin dans l’esprit ce bonheur inégalable, pas banal, celui-là  de la distanciation.

Je n’ai plus ni humour, ni cynisme, ni tendresse, je suis une flamme qui a oublié la matérialité du souffle du vent.
Paix intérieure. Ataraxie.

 

Remarque post-préliminaire : Ne voyez pas ici un auto-portrait ou la peinture de mes états d’âme, mais une recherche de sens par un personnage que je compose au gré de mon imagination  !

 

20:02 Écrit par Saravati dans Contours insolites | Commentaires (10) | Lien permanent