30/03/2009

(In)Accessible

CF 063 ombres beige bis

Pour toi, si seulement tu étais accessible, je ferais preuve d’une créativité exacerbée.

Je balaierais les montagnes, escaladerais les lacs, délierais les fleuves, imprimerais les terres.
Je sauterais sur la vie, écarterais ses ailes figées, briserais les silences.

Mais je n’ai jamais su qui j’étais vraiment ou simplement si j’étais, j’étais comme la feuille qui meurt et renaît à chaque saison, légère et craquelée.

Si seulement tu étais accessible, je pourrais peut-être enfin arriver à prononcer mon nom, à soutenir ton regard sans baisser les yeux, à respirer tranquillement sans que mon cœur s’affole.

Je serais alors ma propre paix intérieure au cœur de ta sérénité… si seulement tu étais accessible ou si seulement, j’étais !

Il suffirait peut-être d’un souffle de toi, pour que d’un bond, je disparaisse, moi, le pendant inaccessible de ta réalité !

18:18 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (4) | Lien permanent

27/03/2009

Troubles de géométrie

Dans ma géométrie non-euclidienne, je suis passée à travers d’autres plans.


Et soudain les parallèles sont devenues sécantes !

18:29 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (6) | Tags : geometrie, paralleles | Lien permanent

24/03/2009

Au chevet de mon chevet

livres choix 277

 

Angelina m'a taguée, voici le contenu (virtuel) de ma table de chevet (imaginaire : vous pensez bien qu'elle ne peut avoir de telles dimensions !)

Problème de couleurs, il faudra pour l'instant se contenter du noir et blanc (qui est ma couleur préférée en photos, si on peut dire).

Ces livres sont ceux que j'ai lus, que je voudrais lire ou que je suis en train de lire mais pour l'instant mes lectures sont beaucoup plus fonctionnelles et mes nuits écourtées ... manque de temps, c'est dans l'aire du temps ! Et puis, il y a tous les autres que je n'aime pas voir mis sur le côté, mais tout choix est un sacrifice !

Comme je ne connais pas le système des "tags", je m'en tiens à ceci, je ne pas très friande des chaînes quelles qu'elles soient!Pardonne-moi, Angelina !

Sache que c'est déjà une prouesse d'avoir obtenu cela de moi !

18:12 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (4) | Lien permanent

21/03/2009

Mots à mots

Un jour, alors que je ne m’y attendais pas, des mots qui ne ressemblaient à nul autre sont arrivés dans ma boite aux lettres.

Ces mots, au demeurant peu nombreux, sonnaient clairement, sagement alignés dans un ordre charmant. Ils étaient une invitation au voyage et je m’en suis approchée dans une attente bienveillante.

Je ne savais ni d’où ils venaient ni comment ils avaient pu atterrir dans mon jardin. Sous leur musique, mon jardin a frissonné et a compris que cette douce brise était comme un tournant dans ma vie.

Ces mots attiraient irrésistiblement les miens. Et c’est, confiante, que je leur ai répondu sans me poser les habituelles questions sur leur implication.

Mes mots, à leur tour, ont coulé de source et l’eau en était limpide, rafraîchissante, vivifiante.

Et d’autres mots qui ne venaient de nul endroit précis ont suivi, très beaux, courtois, nouvelle invitation au partage, à l’échange, à la rêverie.

Parfois, dans des moments de lucidité, je n’arrivais pas à croire à la matérialité de ces mots, venus pour moi, d’une autre dimension, façonnés par quelque artiste en veine d’inspiration, d’égéries…

Et pourtant, ils étaient bien là, incontestablement, écrits sur l’écran magique. Je les regardais maintes fois, les relisais, je les tournais dans tous les sens, essayais de les interpréter entre les lignes. L’équivoque n’était pas possible, ils étaient là, ciselés de main de maître, posés délicatement sur la toile, ils me parlaient avec tendresse.

Et c’est comme cela que j’ai appris à les aimer, sans fard, sans arrière-pensée, dans leur nudité première. Ce furent des moments délicieux d’échanges particulaires entre les mots.

Et puis, sans savoir pourquoi, ils se sont raréfiés, leur façonneur est soudain devenu parcimonieux. Ils sont retombés dans une sorte d’anonymat.

Les mots semblaient partis vers d’autres destinations. Je les ai cherchés partout, ils avaient, sans que je m’en rende compte, tissé en moi, un besoin inéluctable.

J’ai retrouvé dans des endroits moins secrets, moins personnels, des bribes de ces mots. J’ai reconnu leur style, leur souplesse innée, leur rythme soutenu, la profondeur de leur pensée, tout ce qui m’avait tellement séduite.

Mais les autres mots, leurs frères, ceux qui m’étaient destinés, les autres avaient désormais disparu. Effacés ou en fin d’émission.

Il sont partis comme ils sont venus, sur la pointe des pieds, sans tambour ni trompette.
Leur souvenir se love dans le précieux velours de ma mémoire.

21:29 Écrit par Saravati | Commentaires (8) | Tags : rencontre, memoire, disparition, mots, echange | Lien permanent

14/03/2009

Chaleur dans matin frileux

Ce matin de mars, sur un muret, une silhouette double toute vêtue de noir s’attache et se détache, amours de printemps avant l’heure des cours, quand personne n’erre encore dans ces lieux.

Touchante cette similitude de noirs, deux corps, un seul être dont elle ne voit que les formes unifiées à quelques mètres d'elle, elle sourit.

La tendresse n’a pas d’âge même, si elle ne dure que le temps d’une saison, le temps d’une récré…

21:50 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (7) | Lien permanent

10/03/2009

Le retour de Sabine

Sabine se trouvait dans le groupe juste en face du mien. Blonde aux yeux bleu-vert, cheveux courts, ondulés, visage fin, jolie, vêtue avec classe. Une fille sans histoires, sans chichis. Plutôt timide, toute en réserve.

Elle avait, semble-t-il, les mêmes problèmes de rythme que moi lorsqu’il fallait battre la mesure en frappant dans les mains. On se regardait alors en souriant : connivence d’être prises en défaut !

Nous avions parlé à quelques reprises lors des interruptions, autre chose que les propos banals si fréquents dans une assemblée de joyeux drilles.

Un jour de concert où nous nous étions attardées, elle m’avait paru plus détendue que d’habitude : nous avions dû nous habiller de couleurs solaires, couleurs qui lui seyaient à merveille et qui, la lumière aidant, embellissait chaudement l’environnement et réchauffait les coeurs.
Elle aimait passionnément les chevaux, s’intéressait activement à l’hippothérapie, en parlait avec ferveur. Son visage si calme s’illuminait alors.

Puis vinrent les vacances d’été. Sans répétition. En septembre, Sabine ne revint pas. On ne s’inquiéta pas trop : il y avait une grande mobilité dans le groupe.

Quelques semaines plus tard, ce fut un silence atterré que je trouvai en arrivant. On venait d’apprendre la terrible nouvelle : Sabine s’était donné la mort.
Sans l’avoir vraiment connue, je sus ce jour-là que j’avais perdu une amie. Les questions insensées du pourquoi nous assaillirent pendant longtemps.

Longtemps, j’ai imaginé qu’elle allait arriver en retard ou qu’elle était là, à sa place habituelle, en face de moi, peut-être cachée par une autre silhouette, qu’il me suffirait de me pencher pour la voir sourire. L’illusion était rattrapée bientôt par la réalité : Sabine ne chanterait plus jamais parmi nous. Elle s’en était allée discrètement, telle qu’elle était.

Quelques mois plus tard, nous chantions sur un podium à la fête de la musique. Tout à coup, mon attention fut attirée par une jeune femme, de profil, vêtue de gris perle, le visage affligé, comme extérieure à l’euphorie qui régnait sur la place. Je tremblai d’émotion : Sabine était revenue. Mais si distante, insensible à la joie ambiante. Je sentais en elle une peine incommensurable. L’instant d’après, je tournai de nouveau mon regard vers l’angle où je l’avais aperçue : elle avait disparu.

J’ai raconté cette impression à deux de mes collègues. L’une d’elles m’a affirmé qu’elle aussi avait vu ce soir-là, une femme qui lui ressemblait. Une femme au visage d’une infinie tristesse. Peut-être Sabine, revenue pour un ultime au revoir !

22:22 Écrit par Saravati dans Contours insolites | Commentaires (4) | Lien permanent

08/03/2009

Rapprochement

J’étais nul en maths
Pour vous j’ai appris à calculer
La distance qui nous sépare

J’étais indifférent aux couleurs du vent
Sous vos pas je frôle le voile rose de l’harmattan

Je cultivais dans mon jardin
Les fleurs de la solitude
Leurs pétales, leurs effluves
Coulissent jusqu’à vous

Je sens sur mon visage
La chaleur sucrée de votre main   
Et dans le téléphone
J’imagine le cuivre doré de votre voix

Chaque jour qui m’interpelle
Je calcule la distance qui nous sépare
Inexorablement

09:09 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (4) | Lien permanent

05/03/2009

Glissement

Je vous attends depuis des heures, que dis-je, depuis des jours.
J’ai vu défiler le jour et la nuit avec leurs bagages plein les poches, le vent et la pluie, le soleil et le givre, la grêle et la neige, dans un ordre désordonné comme le climat d’aujourd’hui.

Je me tourne à gauche, à droite, je regarde vers le haut : le ciel gris et plus loin la montagne bleue, vers le bas : la vallée sourde à mes appels. Rien. Personne.
Vous demeurez imperturbablement ailleurs.

Ai-je mal compris ce rendez-vous de rêve ?
Ai-je dessiné sur vos lèvres des mots que vous n’avez pas prononcés ?
Ai-je interprété la flamme vive de votre regard comme une promesse, une ouverture vers moi ?

D’ailleurs connais-je seulement la couleur de vos yeux ou le pourtour de vos lèvres ?
Et pourtant, je vous attends. Il me semble bien avoir vu sur l’écran des paroles tendres.
Me suis-je trompée ? Ai-je à ce point laissé mon esprit s’imprégner de votre virtualité ?
Est-ce votre photo que j’ai contemplée ici ? Ou celle d’un autre qui aurait interféré entre nous ?

Au fait, me connaissez-vous ? Avez-vous reçu mes messages ? Avez-vous reçu mes baisers ?
Est-ce vous ou un autre qui serait venu se juxtaposer sur votre visage ? Croyez-vous que je vous ai créé de toutes pièces pour combler le vide qui remplit ma vie ?
Non, ce n’est pas possible. Si je pense à vous, c’est que vous existez. Je ne peux pas me leurrer à ce point. Je ne suis pas dans le désert de la soif à poursuivre des mirages !

Vous êtes là, n’est-ce pas ? Un peu en retard pour le rendez-vous, cela arrive. Je ne peux pas vous en vouloir. Moi-même, je suis si peu ponctuelle.
Et puis, on ne s’est pas vraiment mis d’accord sur les circonstances de notre rencontre : le jour, l’heure, le lieu, les signes extérieurs de reconnaissance …
A moins que j’aie oublié, à moins que j’aie mal compris. Zut, je ne sais plus, j’ai soudain des doutes, des sueurs froides !

Non, je ne peux pas me tromper. C’est vous qui êtes sans parole. C’est vous qui me promettez des choses et je soupçonne que dès le début, vous savez déjà que vous ne les tiendrez pas. Je me demande si je peux avoir confiance en vous. Après tout, je ne vous connais pas !

Pourtant, vous avez un beau visage, franc, me semble-t-il, quoique un peu flou. Tout à fait flou, même. Je dirai trouble. J’aurais dû me méfier.
D’ailleurs, est-ce votre visage ? Ne m’avez-vous pas envoyé la photo d’un étranger que vous trouviez plus présentable ?
C’est vrai que cet étranger est plutôt joli garçon. Il paraît si jeune…Non, ce ne peut pas être vous ! Pourquoi m’avoir trompé sur votre apparence ?

Sans doute, êtes-vous déjà passé plusieurs fois près de moi en ricanant de l’intérieur.
Oui, ce type louche au vieil imperméable à la Colombo, me regarde bizarrement depuis un moment. Il va, il vient. Il est moche. Je suis sûre qu’il m’observe.
Je pense que c’est vous. Je suis contente que ce rendez-vous soit un échec.

Comment ai-je pu m’amouracher d’un être aussi méprisable ?
Foutez-moi le camp. Je ne veux plus vous voir.
ESCAPE

21:16 Écrit par Saravati dans Contours insolites | Commentaires (7) | Lien permanent

03/03/2009

Casser le carcan

Peut-être, bientôt, je n'irai plus voir mes messages, je refermerai ce livre jamais ouvert, je ne chercherai plus de trace de quoi que ce soit, de qui que ce soit.

Je ne sais si je continuerai cette démarche d’écrire, tellement contraignante et libéralisante.
Je ne peux pas clamer ce que je veux, on m’attribue les pensées des mots écrits. On me juge, si mes textes semblent tristes, on me dit déprimée, si je parle de futilités, on me le reproche.
Envie de prendre un autre masque pour être davantage moi-même, pour n’avoir de compte à rendre à personne, pour imaginer sans contrainte, des vies que je ne mène pas et qu’on a tendance à m’attribuer systématiquement.
Je ne veux pas vivre dans un carcan, je veux laisser mes pensées voguer au loin dans des horizons qui ne sont pas les miens, je veux élargir les contours de mes paysages, les peindre à ma façon sans craindre le regard des autres. Je veux pouvoir dire ce que je pense ou ne pense pas, ne pas devoir calculer si cela sera bien ou pas bien perçu, je veux ressentir des émotions même si elles ne sont que des créations de mon esprit, je veux accepter ma fragilité quand quelque chose ou quelqu’un me touche, je veux récupérer de l’énergie des rencontres qui sont sur mon chemin et je l’espère pouvoir en donner aussi, à mon tour…

Je ne sais si cet endroit est l’endroit adéquat, je me pose cent questions qui restent sans réponse comme je pose aussi ailleurs des questions qui restent aussi sans réponse.
Je suis au carrefour d’immenses ponts d’interrogation qui s’étalent autour de moi en ombres gigantesques.

Je suis fatiguée de marcher sur un chemin qu’on voudrait tracé pour moi, il y a des routes alternatives que je voudrais peut-être emprunter ou du moins essayer, des personnes à qui je voudrais parler sans arrière-pensée sans me poser la question de leur disponibilité ou de leur sentiments. Des photos que je voudrais garder en mémoire, des textes que je voudrais écrire, des rêves que je voudrais croire possibles, des illusions que je voudrais encore bercer pendant qu’il est encore temps.

Ou simplement me retirer dans une montagne imaginaire d’où je verrais alentour le plus beau belvédère, la plus belle rivière, la plus verte des vallées, partir sans laisser d’adresse, sans donner de nouvelles, sans perspective réelle d’un retour annoncé, suivre le vol des oiseaux vers l’inconnu.

Mais avant il va falloir affronter le regard des autres, mes juges que je voudrais objectifs, sans rancune, mes juges qui n’ont pourtant aucun droit de me juger, mais ne s’en privent pas, à mon grand préjudice, à ma grande humeur, à ma grande colère… Je sens qu’ils sont là, derrière la porte, prêts à entrer dans mon univers.
Laissez moi respirer à ma guise !

20:34 Écrit par Saravati | Commentaires (11) | Tags : ecrire, liberte, contraintes, carcan | Lien permanent

02/03/2009

Un sketch avant le sketch

Comme je vous l’ai déjà dit, il y a quelques temps, je suis allée voir le spectacle de Bruno Coppens à Mouscron.
Mais les préliminaires au spectacle sont tout aussi insolites que le spectacle lui-même, à condition, bien sûr de ne pas avoir l’esprit chagrin.

Il fait déjà noir, le centre culturel éclairé laisse voir dans son hall un amas de silhouettes plus ou moins entassées : est-ce le bouchon à l’entrée de la salle (le spectacle ne doit commencer que dans un quart d’heure, parfois des spectateurs impatients piaffent devant la porte pour essayer de se procurer les meilleures places) ?
Mais rien ne bouge, les silhouettes restent sur place. Inquiète, j’interpelle mes voisins (je suppose qu’ils doivent être sociables et de bonne humeur puisqu’ils viennent voir un spectacle humoristique …) Vous attendez pour entrer ou vous faites la file pour obtenir des places ? D’ailleurs est-ce bien une file : aucun alignement, les gens comme déposés en vrac sur le carrelage.
Oui, c’est bien une file, nous avons commandé nos places, nous venons les chercher.
15 minutes, 20 minutes, 25 minutes, un léger mouvement d’avancée semble enfin se dessiner, j’avance de quelques dizaines de centimètres, je vois poindre le guichet (si on peut dire) : une cage vitrée avec une fenêtre : seule ouverture au public et trois filles à l’intérieur qui s’acharnent sur un seul ordinateur, le visage anxieux, à la recherche de listes de noms qui ne daignent apparaître qu’au compte-gouttes. L’opératrice est assise devant le clavier, elle semble épuisée par tant de demandes tardives, elle doit attendre patiemment que la bête crache ses secrets, la deuxième introduit des billets dans une machine rotative d’un autre âge et récupère des billets prêts à l’emploi, la troisième donne les billets et reçoit l’argent en échange. Quelle belle division du travail digne du taylorisme à son heure de gloire !

Ce doit être un commodore 64 ou un amiga, plaisante un tout jeune homme sans aucun doute cultivé et qui s’intéresse à l’histoire : comment pourrait-il connaître un ordinateur qui date d’avant sa naissance ?
Un groupe de femmes ont trouvé une stratégie pour être servies plus vite : comme elles ont réservé, elles prennent dans leur sac à main un papier quelconque pour écrire leur nom et coller le dit papier sur la vitre à la vue d’une des préposées. Quand elles ont de la chance d’attirer leur regard avec en prime quelques mouvements de bras, la préposée en question recherche leurs noms et préparent leurs billets, il ne leur reste plus qu’à se faufiler gentiment entre la foule en montrant que leurs billets sont immédiatement disponibles pour que les gens civilisés s’écartent.
L’une des femmes n’a trouvé dans son reliquat de papiers qu’une photo de ses enfants et demandent autour d’elle si personne n’a un crayon (la photo est encore en service et un stylo pourrait créer des sillons au verso dans les traits de ses rejetons!)

Une dame mentionne un nom, qu’on ne trouve pas, un deuxième nom également inconnu au bataillon et finit par renoncer en disant qu’elle a déjà vu le spectacle et qu’elle ira en coulisses (ça doit être quelqu’un d’important !)

Est-ce que le spectacle est commencé ? Voilà 30 minutes que je suis dans la file, je me demande si on est pas en train d’être testé pour un futur sketch qui se passerait dans la file d’attente d’un théâtre, ce serait bien le genre de Bruno Coppens : situation cocasse et absurde.

J’imagine aussi que le comédien est en train d’improviser chaque fois qu’un spectateur parvient à entrer dans la salle…
Il paraît que cet imbroglio serait dû au fait que le spectacle de la veille a dû être annulé ! Explication insatisfaisante.

Est-ce que l’organisation dans ce centre culturel est toujours aussi surréaliste ? Je le demande, mais personne ne peut me répondre : ce ne sont pas des habitués qui se sont déplacés ce soir.

En tout cas, il faut faire preuve d’une solide motivation pour s’accrocher, un de mes voisins de file a renoncé en grognant, sans doute n’a-t-il pas compris l’enjeu et n’accepte t-il pas d’être un cobaye.

Le comble c’est que lorsque la salle est enfin remplie, un présentateur cool vient plaisanter comme si de rien n’était, de manière selon moi déplacée, il ne faut pas prendre le public pour des idiots voire plus !

Heureusement Bruno Coppens arrive enfin et nous fera oublier nos éventuels ressentiments.

Pourtant moi, je reste convaincue que nous avons vécu dans la première partie de la soirée un sketch avant le sketch ! J’attends sa sortie prochaine !     

22:15 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (1) | Tags : spectacle, gag, attente, file | Lien permanent