27/01/2009

Le regard de Maïa

Le beau regard de Maïa a effleuré ses yeux
A souligné sa bouche
S’est perdu dans la crinière de ses cheveux noirs veinés de gris
Comme une caresse invisible
Elle n’a pas ouvert sa jolie bouche pour parler
Juste entrouverte pour montrer ses perles d’ivoire aussi belles que les touches blanches du pianoforte.

Les prunelles de Maïa sont plus expressives que toutes les paroles du monde
Océan vert tigré de jaune où l’on voudrait s’égarer.

Vulnérable, il a détourné les yeux tant sa peur était palpable
Découvert par ce petit ange-démon si jeune et si tendre et si vrai

Alors Maïa a sorti son grand rire cristallin
Qui tout autour d’elle a tressé le silence
Et puis elle est partie sans se retourner.
Il ne l’a pas revue.

12:05 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (7) | Lien permanent

Commentaires

C'est joliment écrit et ça me donne envie de te demander qui est Maïa, ou quelle est cette histoire :-)
Bisous, belle soirée

Écrit par : Loo | 27/01/2009

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On se laisse prendre par ton texte...doux et nostalgique...

Écrit par : Coumarine | 27/01/2009

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très joli, mister savarati !

Écrit par : nestor | 29/01/2009

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Je repasserai lire tes textes en prenant mon temps, là je viens juste te dire bonjour, à bientôt Saravati.

Écrit par : Angelina | 29/01/2009

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superbe! on voit Maïa, on sent son parfum de jeunesse insolente face aux cheveux gris: l'âge impitoyable.
bonne soirée, à trés bientôt!

Écrit par : mimi | 29/01/2009

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Un très beau poème en prose.. qui pourrait aussi ouvrir un roman. Une écriture qui capte l'énigme des âmes.

A bientôt,

Géraldine

Écrit par : MULLER Géraldine | 31/01/2009

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En réponse à ton commentaire laissé sur mon blog aujourd'hui... Oui, j'aime bien les changements de perspective. Changer de fond (d'écran ou de désign pour le blog) c'est souligner la nouveauté des jours, démarrer un nouveau cycle... Ce concours de l'agreg fut très difficile; 14 heures d'épreuves (7 le premier jour, 7 le deuxième jour); c'est V Hugo qui est tombé (Hernani, Ruy Blas); je suis allée jusqu'au bout -grippée en plus - et j'ai donné tout ce que je pouvais donner... Après... on verra; maintenant je m'oxygène, corps coeur et esprit. Je lirai ton texte sur la vieillesse demain au retour du travail; ça m' apportera de la détente et me permettra de finir ma journée en beauté!

Bon dimanche

Géraldine

Écrit par : MULLER Géraldine | 01/02/2009

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