16/01/2009

Cache-cache

2 troncs verticaux 8646- 11

 

Reporter d’une heure, un jour

La discussion vaine

l’heure de la confrontation

Appelée autrefois conversation

 

Se rétracter derrière la carte de l’indisponibilité

Se déclarer engoncé dans des besognes

harassantes, imminentes, obligées

 

Oublier la présence lointaine, à peine perceptible

Partir en quête de nouvelles égéries

Renouveler sans cesse le plaisir subtil

de la découverte

 

Et recommencer ailleurs

Une autre illusion

Les mots doux

Les promesses faciles

Pourvu que l’autre

Se tienne coi

Pourvu qu’il ne se manifeste pas

Pourvu qu’il ait déjà intégré l’absence

D’ailleurs fut-il un jour

Autre qu’une parenthèse,

une émotion fugace, évanescente…

 

Fin de partie de cache-cache

Château de sable écroulé

Rideau baissé

Fin du spectacle

Nouvelle représentation bientôt

Ailleurs, demain, plus tard

Autres partenaires

Autre scénario pourtant si semblable

Remake !

17:26 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (4) | Lien permanent

Commentaires

Bonjour , Charmant texte, malgré son sens. Note que tout dépend de ce qu'on en retient. La fin ou le début...
Je te souhaite un bon dimanche, mieux que la météo de ce jour, qui est on ne peu plus hivernal ici. Gros bisous à bientôt.

Écrit par : SOLEDAD | 18/01/2009

Répondre à ce commentaire

Un très beau poème... Une élégie et une histoire troublante à la fois, tant il est vrai que la vie est une scène -avec les rôles qu'on s'attribue et que les autres nous donnent aussi! C'est un cycle; et on pourrait lire ce poème en boucle. Ingénieux! Original! Merci pour tes encouragements! Une véritable épreuve m'attend et j'ai hâte d'être à la fin du mois. Quel sujet sortira? Hugo ou Voltaire? Qui sera vainqueur de ce combat? Bon courage aussi pour ton mémoire.
A bientôt!
Amicalement
Géraldine

Écrit par : MULLER Géraldine | 18/01/2009

Répondre à ce commentaire

*oo* Quand parfois, être seule me pèse, je regarde autour de moi et je me sens heureuse de ne pas être deux au quotidien, de ne pas jouer à ce jeu de cache-cache où l'on se trompe soi-même avant de tromper l'autre.
Chambre à part ou chacun chez soi et se voir, partager, aimer par envie, par désir...par amour.
Est-ce cela la solution...
Parce que l'Amour avec un grand A existe, pourtant.
Des mots plein de sensibilité, de réalisme, de souffrance et d'amertume peut-être aussi, j'ai aimé, beaucoup :-)
Bisous Saravati, belle soirée :-)

Écrit par : Loo | 18/01/2009

Répondre à ce commentaire

IL existe le vrai amour, il ne faut pas en douter
Merci de ta gentillesse
gros bisous

Écrit par : sylvie | 19/01/2009

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.