01/10/2008

Arbres

arbre  peinture réduit signé

Les forêts sont des endroits étranges où domine une couleur uniforme aux multiples nuances

Arbres majestueux, serrés ou espacés
Arbres symboles de vie, réservoir de chlorophylle
Arbres pétrifiés, calcinés, vestiges de mort douloureuse
Arbres-maison pour des tas d’espèces d’oiseaux et d’insectes
Arbres étêtés ou étendus par la main des hommes qui leur confèrent une destinée domestique

Partout où la vie des hommes s’est densifiée, la forêt s’est réduite.

Equilibre inégal des forces.

Aujourd’hui sur la planète qui pleure la souffrance d’une nature non préservée, les arbres en vie restent encore source d’espoir.
Pour combien de temps ?

10:51 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (5) | Lien permanent

Commentaires

J'ai emprunté ces mots. Ils parlent mieux que moi...

Cet arbre et son frémissement
Forêt sombre d’appels
De cris,
Mange le cœur obscur de la nuit.

Vinaigre et lait, le ciel, la mer,
La masse épaisse du firmament,
Tout conspire à ce tremblement
Qui gîte au cœur épais de l’ombre.

Un cœur qui crève, un astre dur
Qui se dédouble et fuse au ciel,
Le ciel limpide qui se fend
A l’appel du soleil tonnant
Font le même bruit, font le même bruit,
Que la nuit et l’arbre au centre du vent.


L'arbre Antonin ARTAUD

Écrit par : Malvina | 01/10/2008

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coucou, comme il est beau cet arbre, j'aime beaucoup, c'est une magnifique photo !
bisous

Écrit par : sylvie | 01/10/2008

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Bonjour, Tu as oublié de citer l'arbre au soucis, tu connais cette légende?
Ici, les arbres sont chouchoutés, il y en a plein au bord des routes, choyé et indétrônable.
J'aime beaucoup les arbres.
Je te souhaite une agréable fin de journée automnale, mais malgré tout, ce sont des jours qui ont leur charme.
Bisous à bientôt

Écrit par : SOLEDAD | 02/10/2008

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A Malvina Que répondre à tes remarques ou à tes choix pertinents ?
C’est déjà grand honneur que tu m’envoies ce texte d’Antonin Artaud...
Mais lui et moi ne vivons pas dans le même monde, ne parlons pas le même langage, n’avons pas les mêmes références culturelles.
Dans cette poésie, il place l’arbre comme un être qui s’affirme et souffre au milieu de la forêt et du monde.
Mes arbres sont bien plus terre à terre, ils sont décrits dans leurs fonctions primaires, en tant qu’objets de nature, sans fioritures ni réflexion profonde. J’attire l’attention sur leur rôle menacé dans l’équilibre de la nature.
Je ne suis pas poète, même si j’exprime parfois mes pensées de manière poétique.

Écrit par : Saravati | 05/10/2008

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l'ami des chats "goncourt de circonstances" C'est vrai nous ne célébrerons jamais assez la beauté des arbres. "Auprès de mon arbre je vivais heureux ..." chantait Georges.
Merci pour le plaisir de lire vos pages.
Amitiés, yog

Écrit par : charlier | 29/10/2008

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