05/09/2008

Séries américaines

Les séries américaines interminables ont la cote. Elles parviennent durant des semaines, des mois, des années à tenir le spectateur (vieillissant) en haleine, à le fidéliser en quelque sorte. Il faut l’avouer, avec des ficelles répétées voire élimées. Les saisons succèdent aux saisons : tant que le filon rapporte, continuons à l’épuiser.

C’est le propre de nos grandes civilisations de la consommation de presser le citron jusqu’à l’écorce, même si elle devient amère à force d’avoir été triturée.

La mise en décor et l’intrigue initiales sont généralement bien posées ; des coups de théâtre réguliers, des mystères savamment alimentés et dévoilés partiellement à doses homéopathiques, des scénarios sophistiqués, alambiqués : voilà quelques ingrédients de réussite avec des acteurs qui s’adaptent parfaitement au profil et se confondent avec la réalité dans l’esprit du spectateur.

Et puis peu à peu, l’imagination faiblit, s’épuise, les ficelles se font grosses, les invraisemblances s’accumulent. Mais cela de manière arythmique, ce qui pousse le spectateur à poursuivre le voyage.
Alternance d’improbabilités, de mystères à moitié révélés puis démentis par des événements troubles, confus, rencontres fortuites ou incroyables, apparitions d’un acteur célèbre ou d’un personnage de la série subitement ressuscité ou victime d’un accident qui l’a défiguré…Une lassitude finit par s’installer mais un  fond de curiosité (jusqu’où iront-ils ?) parvient à maintenir une audience suffisante, donc on continue tout en modifiant parfois les créneaux horaires de diffusion.

Même si les saisons tarissent la créativité, les spectateurs englués dans leurs habitudes et devenus accros, restent eux aussi accrochés à leur écran : les personnages tant fréquentés sont devenus partie intégrante de leur entourage virtuel.
Twin peaks, Lost, Desesperate Housewifes, Heroes, 24 Heures, Prison Break, Les 4400…

Les spectacles longue durée sont comme l’alcool : à consommer avec modération. Cela, les producteurs avides de profits faciles avec des émissions standardisées ne veulent pas le comprendre. D’autant plus que s’ajoutent à cela le commerce de produits dérivés associés aux acteurs ou aux situations présentées : les consommateurs de « people » ne peuvent que tomber dans le panneau !

10:30 Écrit par Saravati dans Cinéma | Commentaires (5) | Lien permanent

Commentaires

ouf! j'ai eu chaud mais non, je n'en regarde aucune:-)! le fait est qu'étant éprise de liberté je n'accroche pas longtemps à une série et je ne regarde jamais le 1° épisode de la saga de l'été par exemple ce qui fait que je n'ai rien à suivre. dans les séries que tu as nommées j'ai regardé la saison 1 de lost mais plus ensuite parce que dés la fin de la 1ère je saturais. par contre je m'amuse en regardant Dr. House, avec mon gendre qui est médecin on est pliés de rire, on l'adore tant il est outrancié dans son comportement. mais il ne faudra pas que çà dure. il y a aussi Grey's Anatomy pour Patrick Dempsey, waouw! mais c'est tout. j'ai un peu suivi urgences mais au tout début avec Clooney.
par contre il y a une série qui passe aprés un journal, je ne sais trop lequel vu que j'éteins la télé dés aprés les nouvelles de 13h sur la 2, mais c'est dingue, il y a ici une bonne femme chez qui tu ne dois pas aller à cette heure là, de toute façon elle n'ouvre pas, et j'ai une bénévole des restos que je ne peux pas joindre pendant plus belle la vie parce que çà se passe à marseille, qu'elle y est née et que c'est "trop magnifique". bon, je suis née à marseille mais j'ai vu le truc une fois puisqu'elle m'en disait le plus grand bien on ne m'y reprendra plus.
mais au fond, là on parle des séries (françaises ou américaines) mais les films de de funès diffusés tous les étés depuis des générations et trouvent encore le moyen de battre des records d'audience, comme les sous-doués, connais-tu quelque chose de plus nul? quand je pense que c'est pour çà et pour les émissions de télé-réalité qu'on paie la redevance!!!

Écrit par : mimi | 05/09/2008

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Bonjour, Je suis bien d'accord avec toi, pour dire qu'à force cela devient un truc invraisemblable. Le truc qui me casse royalement les pieds, ce sont les séries telles "Les feux de l'amour" Pour être con, c'est con... désolée si il y en a qui aime, mais je déteste.
Je ne sis pas accroc à un feuilleton, plus tôt à certaines émissions, cuisine, animaux, nature, ou alors un bon film.
Il m'arrive parfois de regarder des feuilletons, d'en suivre un ou l'autre, mais je ne suis pas accroc, loin de là, je n'en ferai pas une maladie, si j'en loupe plusieurs...
Un peu à l'avance, je te souhaite un agréable weekend.
Bisous à bientôt

Écrit par : SOLEDAD | 05/09/2008

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C'est désolant, certes, mais bien réel. Il m'arrive bien entendu de regarder quelques épisodes de telle ou telle série mais toujours avec un certain détachement et un regard critique quant au scénario, la teneur des dialogues....
Ce qui est attristant est de constater que si l'on supprimait la diffusion de ces séries, il n'y aurait plus grand chose à la télévision ! On me rétorquera "il y a des magazines d'information !" Certes mais fort de constater que si telle chaine traite de tel sujet, à coup sûr, l'autre chaine le traitera également... concurrence, concurrence, audimat, audimat.....
Nous sommes dans une ère où l'on parle de tout et de n'importe quoi, où même l'information est produit de consommation. A nous d'être critique et bien entendu consommer avec modération dans tous les sens du terme.

Écrit par : Malvina | 08/09/2008

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bonjour, je n'ai jamais aimé les feuilletons..ni les films...j'aime bien mieux lire et m'imaginer les personnages comme je le souhaite ! Je viens te prevenir que je pars jeudi matin en Belgique chercher des cactus..il y a 900 km a faire , nous arriverons jeudi en fin d'apres midi et nous repartons dimanche matin...à bientôt , bisous

Écrit par : sylvie | 09/09/2008

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Il n'y a pas que les séries américaines qui correspondent à ce profil.
Que dire de "Plus belle la vie" qui n'a de "belle" que l'adjectif qu'on a adjoint au titre. 4 ans à suivre les péripéties des personnages et les invraisemblances. Pourtant, ça marche. On veut savoir ce qui leur arrivera le lendemain.
Dans les séries américaines, je citerais Kyle XY. On en rajoute pour tenir le téléspectateur en haleine mais les personnages sont bien choisis et attachants.
Comment résister à la tentation?

Écrit par : Philippe D | 09/09/2008

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