02/09/2008

Le Monde de Sophie

Ces quelques jours de vacances m'ont permis de lire  « Le monde de Sophie », un livre norvégien datant de 1991 qui tente de vulgariser la philosophie, un monde qui ne finit pas et va s’aventurer dans la dimension des univers parallèles. Mais paradoxe des paradoxes, un parallélisme de la convergence.

Pour sortir des sentiers battus des cours ex-cathedra, Jostein Gaarder, professeur de philosophie, nous entraîne dans un conte moderne : la rencontre entre Sophie, jeune lycéenne de quatorze ans, et Alberto, professeur de philosophie pour le moins original. Deux personnages inédits interfèrent dans leur relation professeur/élève : Albert et sa fille Hilde, sortes de miroirs de nos deux personnages principaux.
Les quatre personnages ne se côtoient pas physiquement au travers des éléments matériels de leur vie mais Albert et Hilde envoient des espèces d’impulsion à partir de mondes que l’on pourrait définir de mondes fantastiques ou parallèles.

La rencontre entre les intervenants aura-t-elle lieu et à quel prix ?

Ce cours de philosophie très insolite, construit à la manière d'un thriller, présente de manière ludique les grands courants de l’histoire et de la philosophie dans l’histoire mais il pêche parfois par sa longueur : les interminables monologues savants d’Alberto, seulement ponctués par des phrases passe-partout de Sophie, même s’ils sont abondamment illustrés par des exemples pertinents, peuvent fatiguer le lecteur par moments. Et la petite Sophie nous étonne au fur et à mesure du roman par sa maturité naissante.

Un cours de philo qui mêle la fiction et l’essai. Un roman qui n’en est pas vraiment un. Une intrigue hors pair, originale et inachevée.
Si pas expert, à lire par chapitres en prenant des notes.

Excellente base pour donner le goût de mieux connaître les philosophes et leurs doctrines et pour ainsi s’interroger sur les vraies problématiques de notre société moderne.

17:17 Écrit par Saravati dans Veine de lecture | Commentaires (4) | Lien permanent

Commentaires

oui! j'ai beaucoup aimé à l'époque et je l'ai prêté à la fille de 15 ans d'une amie pour lui permettre d'approcher la philo parce qu'elle était douée, trés mature. je l'avais un peu prévenue auparavant des longueurs sur les philosophes qui pourraient lui paraître rébarbatives mais étant avertie elle les a lues en se disant que çà lui resservirait plus tard. elle ne m'a jamais rendu le livre, je crois sciemment, parce que je lui avais fait confiance sur cette lecture, je l'en avais jugée digne et que çà comptait pour elle. je ne lui ai jamais demandé, on a parlé de la lecture mais nous étions je crois d'accord, tacitement, pour penser que ce livre lui revenait de droit et donné par moi. je ne sais pas si je m'explique bien mais voilà, il y a eu connivence entre une femme mûre et une enfant. parce que je lui ai reconnu la capacité intellectuelle de comprendre et d'aborder la philo.
bonne soirée, il fait si bon! bises.
http://bloga4mains.skynetblogs.be

Écrit par : mimi | 02/09/2008

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bonsoir, en ce moment je n'ai plus le temps de lire, mais j'ai noté le titre, c'est sympa de nous le presenter
bonne soirée
bisous

Écrit par : sylvie | 02/09/2008

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Ah! Quand je l'ai lu, pendant quelques heures, j'ai eu l'impression d'avoir tout compris: le sens de la vie, les questions philosophiques, tout! Pareil avec Le mystère de la patience, du même auteur. Mais c'était il y a plusieurs années... et je ne comprends plus rien... va falloir que je me replonge dedans!

Écrit par : Sigrid | 08/09/2008

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J'ai hésité, à plusieurs reprises, à lire ce livre. J'ai eu peur de le trouver rébarbatif, compliqué,... Vu son épaisseur, je l'ai laissé au magasin. Sans doute ai-je eu tort.

Écrit par : Philippe D | 09/09/2008

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