18/07/2008

La pierre et le sabre

musashi

 

Eiji Yoshikawi – La pierre et le sabre
Edition originale 1971

Bien avant l’alchimiste, un roman initiatique au cœur du Japon du 17e siècle. L’histoire d’un petit voyou, fils de samouraï qui rencontre, dans un moment où tout se ligue contre lui, un prêtre au caractère bien trempé. Celui-ci va, d’une manière rude, le sauver de sa bassesse, lui donner le goût de la recherche métaphysique et lui apprendre à vouloir devenir « un être humain ».

 

Ce roman tel une épopée nous décrit la vie d’un samouraï fameux durant cinq années déterminantes de sa jeunesse (de 17 à 22 ans), son cheminement spirituel, son apprentissage du maniement du sabre guidé en cela, non par des maîtres, mais par son instinct de survie, son amour plus que réservé pour une jeune fille qu’il repousse parce qu’elle représente un obstacle à son épanouissement personnel de samouraï.

Ici la vie humaine a si peu de valeur par rapport au devoir et au sens de l’honneur, les têtes tombent par dizaines sans provoquer d’émotion profonde, c’est une société très dure, on y présente quelques classes sociales avec réalisme et dans leur cadre historique d’époque, avec leurs qualités et surtout leurs défauts : les nobles, les guerriers, les marchands, les paysans, les ronins, les artistes…C’est aussi une page authentique de l’histoire du Japon.

Les personnages se forgent une réalité qui leur est propre pour justifier leurs actes souvent mus par une vengeance tenace ; des intrigants sèment des embûches sur le chemin ombrageux du héros Musashi Miyamoto qui, prenant de l’assurance grâce à ses convictions, sa maîtrise de soi  et son autodiscipline, devient capable de déjouer les pièges.

De longues descriptions sensibles d’états d’âme en connivence avec une nature auréolée de poésie. Tout en respectant une précision descriptive quasi-scientifique, cette nature est en parfaite intimité avec les personnages principaux, même dans les désordres les plus obscurs de ce climat guerrier.

Le symbole du livre est que la renaissance —le héros suite à sa prise de conscience change son nom, devient autre— peut poindre à travers un épais bouillard, peut modifier le parcours d’une vie au départ strictement matérielle, et lui donner ainsi une intense spiritualité.

 

Demande : J'ai toujours des problèmes de textes lorsque j'insère des photos dans mes posts. Le texte (parfois il s'agit d'un seul  mot vient toujours s'agglutiner sur le côté de la photo : quelqu'un peut-il me dire comment procéder pour avoir une mise en page plus correcte c.à.d. avoir le texte complètement séparé de la photo ? Merci

10:34 Écrit par Saravati dans Veine de lecture | Commentaires (8) | Lien permanent

Commentaires

bonjour, j'ai lu ce livre, il y a quelques années, j'ai bien aimé !
bonne journée

Écrit par : sylvie | 18/07/2008

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Kurosawa, Bonjour ,

Ce texte me fait penser aux films de kurosawa que j'ai vus et revus à chaque fois avec autant de fascination... As tu vu " Barbe rousse"?
Sais tu si je peux les retrouver? ..... dans une médiathèque ?ou ailleurs?

Merci pour tes textes intéressants et bien ficelés!

Bon WE

Rosie

Écrit par : Rosie | 18/07/2008

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Merci! Merci pour votre commentaire sur Vacances. J'ai retouché le poème en le rimant; quand je sens qu'une musicalité interne au vers se fait entendre, j'essaie de rimer.
Vous vous intéressez à la littérature asiatique, moi aussi; je trouve votre présentation du livre très précise et très intéressante, un bon article de critique littéraire qui me donne envie de lire l'ouvrage. Si vous le souhaitez on pourra échanger sur la littérature orientale et extrême orientale.
Pour les problèmes d'informatique, je ne parviens pas moi non plus à scanner les couvertures de livre. Mais grâce au blog je progresse de jour en jour en informatique!
Je vous souhaite un très bon week-end, fécond en inspiration; à très bientôt!

Écrit par : MULLER Géraldine | 18/07/2008

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Agréable... Oui, belle présentation de l'ouvrage...les romans initiatiques sont souvent passionnants !
Pour tes photos & texte, c'est une question d'espace... faut mettre le texte assez bas, faire des interlignages... j'ai eu aussi ce problème, mais il y a longtemps... :-))
Merci pour ta visite chez mes arachnides (& méduses... mais qui ne m'intéressent pas plus que ça... si ce n'est que pour l'esthétique !)
Richard

Écrit par : richardunord | 18/07/2008

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*oo* J'ai connu ce problème aussi du temps j'écrivais quelques lignes en accompagnement d'une photo, le design de mon blog est le même que celui-ci je pense.
J'avais dû modifier quelque chose dans le skin-editor, c'est Kwak qui m'avait renseignée http://kwak.skynetblogs.be/

Sinon, peut-être écrire le texte d'abord et insérer l'image après ?

:-))

Écrit par : Loo | 18/07/2008

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*oo* Encore moi ;-)
Merci pour l'invitation à rejoindre la farandole, je suis allée voir et je m'y mettrai.
La solitude...avec beaucoup d'auto-dérision alors ;-)

Beau we !

Écrit par : Loo | 19/07/2008

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bonjour, pour te répondre, non je n'ai pas lu la suite et oui pour l'hibiscus ! Je suis de France, j'habite à côté de La Rochelle
bon apres midi

Écrit par : sylvie | 19/07/2008

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Réponse à Rosie Merci pour ton commentaire.
Où habites-tu ?
J'ai trouvé des films de Kurasawa, notamment le fameux Barberousse à la bibliothèque-médiathèque de Tournai.
Bon dimanche

Écrit par : Saravati | 20/07/2008

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