09/07/2008

Into the wild

Sur ce blog, je présente de temps en temps des films ou des livres qui m’ont inspirée.
Généralement, pas très in, je ne sacrifie pas à l’actualité ; les critiques le font mieux que moi et d’une manière professionnelle.
Cette fois-ci, pourtant, je fais exception en vous présentant, à ma façon, le dernier film de Sean Penn, peut-être pour transcender dans l’écrit une émotion forte.

into the wild

Into the wild, mais wild plus dans le sens de sauvage que nature. Ces deux termes ne sont-ils pas souvent synonymes ?
Oui, la vie en solitaire en communion combative avec une nature non maîtrisée est dure.

Rood-movie, sorte de voyage initiatique à travers les contrées américaines, mais surtout voyage au centre de soi-même, ce film me fait penser à Une histoire  vraie (réalisé par David Lynch en 1999) par son côté humaniste, sympathie immédiate, beauté des paysages.

Un éloge de l’Amérique « humanisée », très différente de l’image que donne le cinéma américain actuel. Des personnages sortis du quotidien, au physique ordinaire, à l’opposé des séries américaines qui nous présentent des top-girls et des top-boys, des crimes ou des passions démesurées, des scènes de guerre…
Ici, rien de tout cela, mais le cheminement intérieur d’un jeune homme.
Tout le monde ou presque est beau moralement, humain ; tout le monde ou presque est gentil, vision un peu simpliste d’une société telle qu’on aimerait qu’elle soit !

Sean Penn a gardé le sceau des émotions vécues à travers ses rôles d’acteur : gentil ou méchant, il ne laisse jamais indifférent. Il nous a fait vibrer comme acteur, il nous fait aussi vibrer en tant que réalisateur.
La beauté du film réside plus dans l’expression des visages que dans la magnificence des sites.
La solitude métaphysique du héros ne vaut pas les émotions de ses rencontres avec des gens simples et attachants, prêts à l’adopter tant il leur semble « sans famille ».

A la manière de Bouddha, Chris veut renoncer à un monde dont il ne supporte plus l’hypocrisie : il abandonne tout : son argent, sa famille, ses études, il décide de partir en Alaska pour vivre en parfaite harmonie avec la nature, pour découvrir dans l’abnégation et la solitude  « sa vérité », loin de tout.

Les parents du jeune homme un peu trop stéréotypés ;  le héros enthousiasme et courageux, plus proche quand il se parle à lui-même ;  une insistance un peu morbide sur le dénouement.

Des photographies esthétisantes, la nature omniprésente, les mouvements de la caméra qui transforment la solitude du héros en une valse tourbillonnante.

Un film long où l’on ne s’ennuie pas si on aime les belles photos et les country-musics endiablées…et les gens ! Un film qui laisse derrière lui, une fois les lumières rallumées, un parfum rémanent de mélancolie…

13:21 Écrit par Saravati dans Cinéma | Commentaires (2) | Lien permanent

Commentaires

bonjour et merci pour ce résumé, il donne envie d'aller le voir
bises

Écrit par : sylvie | 09/07/2008

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C'est un excellent film qui aurait pu également avoir sa place dans la farandole des solitudes…
Nous vous y attendons !

Écrit par : mnesique | 09/07/2008

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