30/04/2008

Cameron

Cameron bâille goulûment dans l’herbe
s’enroule, se déroule
peluche ronde et noire
dans le vert du gazon

Invitation à la caresse
Pour la main qui s’approche
Cameron offre son corps
doux et chaud
au soleil de mars

Cameron voudrait bien garder
La chaleur de la main
Sur son poil lustré
mais le géant penché
rappelle la main
Cameron présente ses doux coussinets
mais déjà la main
s’est envolée

Humains peu serviles injustes
avares de gestes calins
Cameron pourtant
est sans doute
le plus sensible  
des félins

chat noir 3


Imperturbable et triste, Cameron
bâille de nouveau dans l’herbe
Continue de s’enrouler, se dérouler
noire peluche ronde
aux yeux verts gazon

Pas de chance :
dans un autre univers peut être
les chats réclamant
des caresses
seraient servis sur un plateau d’argent
avec une pincée de tendresse.

12:11 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (1) | Lien permanent

29/04/2008

Bonjour Leonide

Un « petit » cap est passé : trois mille visites. Sur cinq mois et sans avoir dévoilé mon profil : je voulais tester l’écho possible d’un blog incognito.
Est-ce important ?
Peut être pas.

Mais je me remémore mes premiers posts, cette redécouverte du goût d’écrire avec une dimension nouvelle : écrire aussi pour être lue.
Emoi aussi du premier commentaire reçu, ô combien encourageant.

C’est Leonide qui me l’a envoyé et je tiens à l’en remercier.

Leonide, je n’ai plus eu de vos nouvelles depuis longtemps : où êtes-vous ? Surfez-vous encore sur internet ? Avez-vous trouvé une gestion  du temps plus intéressante ?

Je crois savoir que vous êtes aussi passionnée de lecture. Peut-être avez-vous continué à me suivre dans mes délires, peut-être pas !

Je vous envoie mon meilleur souvenir, Leonide

12:28 Écrit par Saravati | Commentaires (3) | Lien permanent

27/04/2008

Adieu mentor bonjour passion

Il paraît qu’il y a plusieurs types de mentors : des mentors en phase ascendante et des mentors en phase descendante.


Cette deuxième catégorie s’enlise peu à peu dans le passé de celui ou celle que le mentor implique et qu’il a soutenu pendant une durée plus ou moins longue.


De la simple distanciation à l’absence matérialisée, il n’y a qu’un pas qui peut être franchi très vite quoique parfois très douloureux.


Je ne m’étais jamais posé la question : j’ai, depuis de nombreuses années eu recours aux grâcieux services d’un mentor de première catégorie : optimiste, positif, persévérant malgré ma torpeur naturelle, il a su me secouer aux moments opportuns (et ils furent plus d’un) pour que je devienne en quelque sorte maître de mon propre destin.


Combien de temps durera cette saine émulation (au demeurant réciproque) ? Nul ne peut le prédire. Les aléas de la vie, des humeurs, des rencontres rôdent autour de nous comme autant d’épées de Damoclès.


J’ai parlé de cette relation dans mon blog. Quelqu’un a réagi à fleur de peau par rapport à l’ « exaltation » de mon mentor. Quelqu’un trahi par un mentor en phase descendante c.à.d. un mentor qui a rendu son tablier ou est parti jouer les filles de l’air. Cet abandon a engendré un certain désarroi, couvrant le ciel d’un voile de grisaille, mais en même temps, a servi de détonateur pour une nouvelle orientation.

Cette personne s’est découvert un hobby artistique (probablement une passion en hibernation depuis longtemps : je ne crois pas au pur hasard). Elle a décidé de s’y consacrer en en étudiant toutes les techniques, encadrée par des spécialistes. Je trouve cette démarche courageuse et enrichissante. Le résultat est époustouflant. La passion réveillée ne tarit pas. Et semble contagieuse comme l’optimisme mesuré peut l’être.


De cette solitude forcée est né un magnifique envol, sans doute, parfois imprégné de tristesse nostalgique mais combien créatif.

A vous qui peignez le monde à travers la palette colorée de vos aquarelles, je souhaite des milliers d’horizons qui chantent !

17:27 Écrit par Saravati | Commentaires (1) | Lien permanent

24/04/2008

Perte et techniques de conservation de mémoire

Je ne sais ce qui m’arrive aujourd’hui.  Fatigue ? Dispersion de l’esprit à travers de multi-tâches, spectre d’un Alzheimer précoce ?
Les objets ne cessent de me jouer de vilains tours, disparaissant un à un de mon champ de vision, sans aucune intervention extérieure apparente. J’ai différentes interprétations de la disparition des choses, disparition matérielle ou disparition fictive (activée mentalement suite à un manque ou à une trop grande concentration).

Ici il s’agit de documents pour l’instant d’une grande importance pour moi : notes de stage, notes de cours préparatoires à un examen imminent. J’ai beau être convaincue qu’il suffit de les reléguer à l’arrière plan de mon cerveau pour détourner leur attention ; pour l’heure rien n’y fait : je ne les vois toujours pas revenir. Je marchande ici sur l’esprit de contradiction des choses qui nous taraudent, mais elles n’en sont pas dupes…

Que ne sommes-nous des machines qui pourraient être réinitialisées, défragmentées, pour laisser la place aux informations nouvelles ?
Hélas, avec le temps, les données emmagasinées dans le cerveau se saturent sans disparaître pour autant,
A côté de notions nouvelles, fraîches, cohabitent des lambeaux d’informations dépareillées, enlevées de leur contexte, devenues inutiles, des neurones disparaissent emportant avec eux des éléments précieux  

Pour combler nos lacunes, nous avons inventé l’écrit, puis l’ordinateur et sa mémoire : mais ce sont là aussi des techniques qui peuvent disparaître du jour au lendemain : victimes d’un incendie, d’un court circuit, de variations de tension, d’un bug, d’un virus malveillant.

Autour de nous, il y a plus d’ennemis invisibles que d’alliés inconditionnellement efficaces.

Et la course du temps pour chacun de nous, continue inexorablement…

13:54 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (0) | Lien permanent

21/04/2008

Technologie et métaphysique

Il y a des journées étranges où le mélange des activités constitue un cocktail étonnant.

Haute technologie et recherche métaphysique furent les thèmes principaux de ce samedi avec en prime accessoire un passage gourmand dans un supermarché d’alimentation italienne.

robot-asimoHaute technologie : visite au Pass, parc d’aventures scientifiques. Rencontre avec Asimo (Advanced Step in Innovative Mobility), enfant chéri de Honda, petit robot à la bouille sympathique qui nous fit la grâce d’une démonstration de servitude domestique. Physique angélique, rien à voir avec le profil inquiétant du robot « BigDog » financé par l’armée américaine.

Recherche métaphysique : le soir, j’ai assisté à une représentation consécutive  à un « stage de voix » . Il s’agit d’une démarche originale d’Anne-Marie Blink, musicienne néerlandaise,  pour aller puiser aux sources de la voix originelle, aller chercher au fond de soi les angoisses les plus profondes, les douleurs enfouies et les expulser par des cris primaires avant de tout transformer en chant : moment d’intense émotion.

Ma fille, celle qui depuis l’adolescence ne voulait pas chanter avec nous quand nous faisions les fous dans la voiture en  braillant d’une seule voix discordante la chanson de Rina Ketty « J’attendrai le jour et la nuit… »,  ma fille a chanté seule devant l’assemblée d’une belle voix chaude et profonde. Ce chant que j’attendais depuis longtemps a heurté ma carapace de fausse indifférence et libéré des larmes honteuses que j’aurais voulu cacher.

Peut-on, à travers l’art, retourner dans le passé pour le réécrire et apaiser les tensions ?

Rencontre avec les participants. Echanges de propos standard.

Le moment d’émotion se dilue dans la réalité matérielle. Chacun reprend son visage habituel et s’en retourne chez soi.

Les stagiaires détendus décident de prolonger la soirée ensemble autour d’un verre, d’une table.

Oui, les exigences temporelles finissent toujours par reprendre le dessus.

12:44 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (3) | Lien permanent

15/04/2008

Une bûche évocatrice

Rien à voir avec la bûche de Noël, ni avec la douce chaleur de l’âtre, ni même en bon belge qui respecte les traditions , avec la saveur amer-sucré d’une bière ambrée qui phonétiquement porte le même nom. 

La dame à la bûche est un des nombreux fantasmes du réalisateur américain David Lynch dans la série Twin Peaks. Cette série démarrée en 1990 n’est pas très connue, elle n’a été diffusée, je pense, que sur la 5 que nous ne captions pas (ou peu) en Belgique. Il s’agit d’une vaste galerie de personnages plus ou moins déjantés, borderline, dépressifs…

Et dans cette panoplie d’esprits perturbés apparaît, comme mise en réserve, presque accessoire, une personne d’égale humeur, au physique ordinaire (seule caractéristique : de grandes lunettes cernées de rouge) mais accompagnée d’un accessoire pour le moins original : elle porte continuellement dans ses bras tel un bébé une grosse bûche de pin Douglas avec qui elle entretient des conversations feutrées.

Quand elle communique avec les gens c’est au travers de ce morceau de bois. A l’inspecteur de police, elle déclare « Ma bûche a vu quelque chose » . Et si on respecte sa bûche, la dame traduira en langage verbal ce que sa bûche veut dire. Sa bûche lui donne le pouvoir d’être par intermittance l’oracle capable de pénétrer à travers des tranches de réalités parallèles.

L’image de la bûche a fait ricochet dans ma famille, à deux reprises, non dans sa capacité à franchir des réalités subjectives mais dans sa conformation intrinsèque de « vulgaire » morceau de bois.

Redimensionnement de tronc buche

 

Ma seconde fille a vécu un an aux Etats-Unis, près de Seattle (il semble que ce film ait été tourné dans cette région). Les paysages et les arbres gigantesques ont réveillé des souvenirs vivaces chez elle, tout comme le mode de vie des habitants des petites villes (elle n’a pas voulu préciser si elle a rencontré des personnages aussi insolites, par prudence, j’imagine). Elle a connu des moments d’égarement collectif après les évènements du 11 septembre, a été en contact avec des sectes de purification, a ressenti la détresse des jeunes laissés à eux-mêmes dans un monde d’ennui et de désoeuvrement…

 

L’univers imaginaire de Twin Peaks, avec ses gigantesques pins Douglas bordant des routes sinistres ou mystérieuses, représente pour elle une confuse émanation d’un climat de mystère, de désoeuvrement qu’elle a perçue dans un petit village de l’Etat de Washington.

Ma fille aînée a beaucoup voyagé. A Rome elle a connu V, une jeune américaine qui avait fait des études de scénographie. Elles sont restées en contact via Internet. V qui vit aujourd’hui entre l’Italie et la Nouvelle-Zélande a déjà participé à l’élaboration de plusieurs films.

Entre elles, les jeunes filles se parlent entre autres de cinéma. Ma fille lui raconte qu’elle est en train de découvrir la série Twin Peaks et sans qu’elle lui ait parlé de la dame à la bûche qu’elle trouve particulièrement délirante, son amie lui répond : « oooh, oooh, twin peaks! have you seen the log lady yet? my ex boyfriend in Seattle did props on the pilot... he made the log lady's log. it's kept in a vault somewhere now. «  (" oooh, oooh, twin peaks ! Est-ce que tu as remarqué la dame à la bûche ? Mon ex-petit ami de Seattle a travaillé sur le pilote... il a construit la fameuse bûche de la dame à la bûche. Cette bûche est conservée quelque part dans une coffre ! »)

Le monde est petit, finalement, on le dit toujours et je l’expérimente encore. Et si on y prête attention, il nous arrive de percevoir dans notre vie quotidienne ou notre proche environnement des repères, des rapprochements pour le moins inattendus.

Sans faire partie des célébrités, je connais quelqu’un qui a travaillé avec JK Rowling : cette amie dirigeait une école de langues au Portugal et avait embauché la future écrivaine pour y donner des cours d’anglais. Peut-être quelque part, Harry Potter a-t-il quelques origines géniques portugaises ?

11:54 Écrit par Saravati dans Contours insolites | Commentaires (1) | Lien permanent

08/04/2008

Pères du 21e siècle

Deux photos prises aujourd’hui au hasard de mes déplacements :
 
Un jeune père de type méditerranéen, la poussette au bras, le bébé sur l’autre bras, se traîne  dans le centre commercial. Il ne donne pas l’impression d’être dans son rôle traditionnel, un peu inquiet, voire anxieux, en tout cas plutôt embêté.
 
Il ne parle pas à l’enfant, du moins pas à voix haute, un murmure peut-être, le regarde avec un petit air malheureux. Il va et vient dans un périmètre limité à deux ou trois mètres sans aucune intention d’élargir son champ de vision. Il semble ne pas avoir de but précis si ce n’est l’attente.

Attend-t-il sa compagne partie faire une course rapide ? Il fixe le visage de l’enfant curieux de tout ce qu’il voit.
L’enfant fait comprendre qu’il voudrait faire un tour sur la petite voiture électrique qui se trouve au milieu de la galerie. Le père s’exécute peu habitué aux demandes de l’enfant et voici bébé secoué sur le manège !

Ça ne dure pas longtemps, papa reprend bébé et cette fois-ci malgré quelques réticences le remet dans la poussette. Pour une nouvelle attente qui durera le temps qu’il faudra.
Les courses et les enfants sont des vecteurs de notre apprentissage de la patience.
 

Un petit snack dans le vieux quartier. Ambiance conviviale.
Nos voisins : six jeunes hommes, à l’extrémité l’un d’eux un enfant sur les genoux. Ils rient, ils se trouvent bien ensemble. Ils boivent de la bière, l’enfant du coca (déjà !). Le jeune père de famille attentif aux désirs de l’enfant.

Le repas vite fait est terminé, on se lève, le père le dernier prépare l’engin à trois roues qui porte habituellement son bambin. Mais l’espace est compté, il doit bouger quelques chaises pour préparer le passage. Voilà c’est fait, bébé confortablement installé, trône sur sa poussette tricycle. Un dernier regard sur et sous la table : aurait-il oublié ou jeté quelque chose ? Apparemment le seul vestige de leur passage est une boulette en papier chiffonnée, sans doute pour un instant un jouet pour l’enfant !

Le signal du départ est donné avec quelques coups maladroits dans les pieds de chaises trop envahissants et les sourires attendris de quatre femmes installées à une table voisine et se trouvant dans la trajectoire.

Apprentissage de la paternité égal à celui de la maternité, les pères d’aujourd’hui n’ont rien à envier à leur compagne ! Et en plus, ils sont comblés par l’indulgence des regards féminins qui s’attardent sur eux. Pour les femmes, une mère avec un enfant n’est au contraire qu’un banal spectacle quotidien !

10:26 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (3) | Lien permanent

04/04/2008

Peuplier blanc et bouleaux : même combat

Chaque vie est virtuellement liée à la naissance d’un arbre que ce soit une naissance fortuite ou programmée.
Cette approche est sans doute liée à la coutume chez certains peuples de planter un arbre à la naissance d’un enfant.Par exemple, chez les Celtes , planter un arbre « permettait à l'imagination de l'enfant de vivre à la fois sur terre et dans les airs avec le vent. »
Les arbres symbolisent la force de la vie, ses origines : les racines, l’attachement à la terre ; et son développement : la ramification à l’infini de ses branches, la production de ses fruits, la beauté de ses fleurs…

Ma première fille ne connut jamais son arbre. Née dans une région de carrières où la poussière recouvrait tout d’une pellicule grasse et grise, elle n’a pas eu beaucoup l’occasion de jouer dans le jardin. Si elle mettait les mains dans l’herbe, elle les retrouvait souillées et j’hésitais à la laisser trotter dehors de peur qu’elle avale par inadvertance un soupçon de suie.

Quand nous déménagâmes dans une petite maison lumineuse et vers une campagne proprette, le petit jardin était agrémenté d’un minuscule peuplier blanc, juste à l’extrémité de la toute petite propriété. A la naissance de ma deuxième fille, sa grand-mère nous a offert un néflier. Arbre originaire d’Asie mineure, plus habitué à d’autres climats, méconnaissance des règles élémentaires de sauvegarde de l’espèce :  ce néflier resta vert pendant tout l’hiver et perdit définitivement ses feuilles et sa sève au printemps suivant.

Le peuplier, lui, continuait de croître. Durant l’été suivant, il nous abritait des rayons du soleil grâce à des branches encore chétives mais qui dépassaient déjà les deux mètres. Comme les enfants, il a grandi ; plus vite qu’eux, il est devenu adulte. Il prenait des proportions démesurées dans notre petit territoire et vu sa proximité de la maison, ses racines devaient peu à peu se frayer un passage parmi les fondations. Quand nous suggérâmes de l’abattre, des vétos enfantins fusèrent : « c’est notre arbre, il est beau, nous pouvons y jouer, c’est l’arbre le plus haut de la cité, il permet de distinguer de loin notre maison des autres… »
Les voix de la sagesse et de la sécurité sont parfois évincées par celles des sentiments et de l’amour de la nature. Nous gardâmes le peuplier blanc. Moi-même, j’avais eu des arbres comme compagnons et décor de jeux dans un espace immence, je pouvais bien accorder cette compensation à mes enfants qui vivaient sur deux ares de terrain.

Quand il fut décidé de vendre la maison, les visiteurs commencèrent à défiler, mes filles se faisaient alors les avocates de l’arbre : « regardez comme il est grand, comme il est beau et quelle belle ombre il diffuse à la véranda. » Je ne pense pas que ce sont ces arguments qui décidèrent les acheteurs.

Quelques mois plus tard en passant dans la cité, nous constatâmes que l’arbre n’avait pas survécu à notre abandon. Pour mes filles, c’était une véritable trahison de la part des propriétaires d’avoir assassiné « leur » arbre.
C’est une manière de grandir de tourner la page et de se rendre compte de la non-immuabilité des choses.

Ici nous avons retrouvé l’espace et en quelque sorte l’appel de la forêt : des arbres, trop nombreux sans doute, abritent des dizaines d’oiseaux et servent aussi de terrains de chasse à notre armée de chats;  un sous-bois profond presque impénétrable tapisse le fond du jardin.  

Comme les anciens propriétaires, nous avions gardé le squelette d’un sapin pétrifié qui servait de perchoir uniquement accessible aux oiseaux. Malheureusement l’année dernière il a fallu l’abattre car les récentes tempêtes lui avait donné des allures de tours de Pise penchant dangeureusement vers la façade toute proche.

Les bouleaux aussi sont dans le collimateur pour le maintien de la sécurité de la maison : leurs chatons minuscules s’agglutinent dans les gouttières pour former des gros bouchons compacts, empêchant l’eau de s’évacuer. Elle trouve alors d’autres moyens de s’infiltrer à travers les plafonds et les murs, elle ne s’en prive pas, semant le désastre dans les chambres. Il faut constamment nettoyer les gouttières peu accessibles (la maison est très haute) élaguer les arbres…mais cela ne semble pas suffisant pour neutraliser le bouleau le plus proche.

Nous envisageons sérieusement de l’abattre. Cela promet de nouveaux débats houleux avec les enfants qui entre-temps ont grandi mais aiment toujours les arbres. De qui donc ont-ils hérité cette âme écologique ?

10:52 Écrit par Saravati dans Tranches de famille | Commentaires (2) | Lien permanent