08/04/2008

Pères du 21e siècle

Deux photos prises aujourd’hui au hasard de mes déplacements :
 
Un jeune père de type méditerranéen, la poussette au bras, le bébé sur l’autre bras, se traîne  dans le centre commercial. Il ne donne pas l’impression d’être dans son rôle traditionnel, un peu inquiet, voire anxieux, en tout cas plutôt embêté.
 
Il ne parle pas à l’enfant, du moins pas à voix haute, un murmure peut-être, le regarde avec un petit air malheureux. Il va et vient dans un périmètre limité à deux ou trois mètres sans aucune intention d’élargir son champ de vision. Il semble ne pas avoir de but précis si ce n’est l’attente.

Attend-t-il sa compagne partie faire une course rapide ? Il fixe le visage de l’enfant curieux de tout ce qu’il voit.
L’enfant fait comprendre qu’il voudrait faire un tour sur la petite voiture électrique qui se trouve au milieu de la galerie. Le père s’exécute peu habitué aux demandes de l’enfant et voici bébé secoué sur le manège !

Ça ne dure pas longtemps, papa reprend bébé et cette fois-ci malgré quelques réticences le remet dans la poussette. Pour une nouvelle attente qui durera le temps qu’il faudra.
Les courses et les enfants sont des vecteurs de notre apprentissage de la patience.
 

Un petit snack dans le vieux quartier. Ambiance conviviale.
Nos voisins : six jeunes hommes, à l’extrémité l’un d’eux un enfant sur les genoux. Ils rient, ils se trouvent bien ensemble. Ils boivent de la bière, l’enfant du coca (déjà !). Le jeune père de famille attentif aux désirs de l’enfant.

Le repas vite fait est terminé, on se lève, le père le dernier prépare l’engin à trois roues qui porte habituellement son bambin. Mais l’espace est compté, il doit bouger quelques chaises pour préparer le passage. Voilà c’est fait, bébé confortablement installé, trône sur sa poussette tricycle. Un dernier regard sur et sous la table : aurait-il oublié ou jeté quelque chose ? Apparemment le seul vestige de leur passage est une boulette en papier chiffonnée, sans doute pour un instant un jouet pour l’enfant !

Le signal du départ est donné avec quelques coups maladroits dans les pieds de chaises trop envahissants et les sourires attendris de quatre femmes installées à une table voisine et se trouvant dans la trajectoire.

Apprentissage de la paternité égal à celui de la maternité, les pères d’aujourd’hui n’ont rien à envier à leur compagne ! Et en plus, ils sont comblés par l’indulgence des regards féminins qui s’attardent sur eux. Pour les femmes, une mère avec un enfant n’est au contraire qu’un banal spectacle quotidien !

10:26 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (3) | Lien permanent

Commentaires

Bonsoir Merci pour le passage sur mon blog d'aquarelle.
Là, c'est un travail au cours d'après photo et aussi démo du prof.
J'ai travaillé sur une 1/2 feuille de papier Arches, ce qui équivaut à 38/56cm.
Je te souhaite un bon dimanche.
Anne

Écrit par : Anne-Christine | 12/04/2008

Répondre à ce commentaire

bonjour saravati Comment vas-tu ,je viens te faire un petit coucou,voila longtemps que je n'ai pas eu de tes nouvelles ,j'espere que tu vas bien,ainsi que ta sante le temps n'etant pas tres beau les activites sont ralenties et on attend des jours meilleurs a bientot peut-etre Martine

Écrit par : martine | 13/04/2008

Répondre à ce commentaire

bonjour merci de ta visite dans mon jardin de France ! Une autre de mes passions..la lecture
bon apres midi

Écrit par : sylvie | 18/04/2008

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.