26/03/2008

WE de Pâques – pot-pourri

 

 branches neige 3 réduit

 

La fenêtre qui donne sur le jardin affiche des programmes variés et multiples : soleil, nuages, giboulée, pluie, grêle, neige fine, flocons épais et sans doute aussi des phénomènes invisibles à nos yeux.
Cette année, cette neige fugace n’a pas demandé de déploiement sportif exagéré : à peine tombée, à peine fondue, donc la panoplie de pelles et de balais est restée bien au chaud dans le garage et l’esprit civique invisible et hors propos.

Météo - climat
Tout le monde en parle de ce temps pourri (même pas gentil pour les enfants) : un record le 24 mars ? Enfin, le temps nous offre une possibilité de vraie conversation : réchauffement de la terre, saisons chamboulées, grippe printanière, fatigue chronique, appel à la lumière. Pour peu les banales discussions sur le temps (parce que je n’ai rien d’autre à dire) prendraient bientôt l’allure de propos scientifiques !

Le temps a toujours été un sujet de préoccupations pour qui cultive le sol, même s’il s’agit d’un petit lopin de potager.

Les changements climatiques sont au coeur de tous les débats sur notre avenir sur terre. Les véritables solutions écologiques ne sont pas mises en œuvre. On nous facture des sachets plastique pour polluer moins, on nous pousse à utiliser les transports en commun alors qu’à, la campagne ils sont rares et font tous les détours possibles et imaginables pour que 10 km vous paraissent une visite de la Wallonie profonde qui prend une heure ! etc.

Souvenir de jeunesse
Je me souviens d’un 8 mars, grande soirée rhéto. Je m’étais pour l’occasion fait confectionner une magnifique robe blanche en tissu dentelle et boutons perlés. Mon oncle nous avait conduites, ma copine et moi et son père devait venir nous rechercher à 3h du matin.

Entre temps le sol s’était peu à peu nappé d’un manteau couleur de ma robe, bien épais, bien couvrant. En sortant de la fête à 3h, je reçus une boule de neige dans la figure et mon ricil peinturlura mon visage en bleu.

Nous attendîmes une demi-heure, téléphonâmes à notre chauffeur : pas de réponse. Téléphônames chez moi où mon père toujours disponible accepta de venir nous chercher au pas d’homme car les routes n’étaient pas dégagées : les services de voirie n’avaient pas prévu ce caprice tardif du temps.
Ma copine ne fit jamais allusion à la raison pour laquelle son père resta au lit cette nuit-là mais je soupçonnai qu’ayant vu le temps, il avait préféré faire le mort et nous oublier : c’était un chauffeur du dimanche, il avait appris à conduire très tard, il conduisait très lentement et bloquait régulièrement la circulation sur les routes à deux voies où il était impossible de dépasser. Il n’était ni fou ni téméraire : il avait laisser la corvée de rouler dans la neige à quelqu’un d’autre : qui aurait laissé deux charmantes jeunes filles de dix-huit ans rentrer à pied dans la neige à trois heures du matin ?

12:15 Écrit par Saravati | Commentaires (3) | Lien permanent

Commentaires

Je suis là ! ... mais je manque cruellement de temps. Je viens de recommencer à travailler et le boulot est tellement envahissant qu'il est en train de grignoter tout mon temps et mes petits plaisirs. Ggggrrrh... Je dois donc laisser mes envies d'écrire et de créer aller à vau-l'eau. Pour le moment.
Dire que je n'ai même pas pu apprécier ce doux voile blanc qui couvrait, éphémère et poétique, nos campagnes... Dire qu'il a fallu que je râle au volant de ma voiture, d'être ralentie pour quelques flocons frivoles ! Ah vivement que je récupère mes ailes pour m'envoler !
Gros bisous et tendre soirée,

Écrit par : Nad | 27/03/2008

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Merci pour ce beau récit Saravati
Je vous lis souvent mais je n'ose jamais laisser de commentaires, vos textes se lisent, ils ne se commentent pas.
Continuez pour nous!

Écrit par : marie-do | 28/03/2008

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A marie-do Merci pour votre petit message, cela me fait vraiment plaisir de savoir que quelqu'un lit mes textes. L'écriture a beau au départ être une démarche narcissique, elle ne peut se satisfaire de son seul reflet dans le miroir.
Pour toute réponse, je vais moi-même me paraphraser :

"Heureux le blogueur qui par un beau matin reçoit un commentaire constructif, vivant et sincère. Heureux celui qui, dans l’espace intercybernétique, établit, l’espace d’un éclair, un véritable contact avec son interlocuteur."
(texte publié en décembre)

Écrit par : Saravati | 29/03/2008

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