24/03/2008

Enquête sur un aliment au-dessus de tout soupçon : le sucre ?

Toutes les occasions sont bonnes pour rire et se détendre durant les cours très sérieux.
Non pas que nous prenons les choses en dérision. Mais comme les enfants, nous ressentons la tension vespérale et les caprices du temps.

Toutes les occasions sont bonnes aussi pour ramener des gâteries à faire partager au groupe : Saint-Nicolas, fin de cours, anniversaire…bientôt les cloches.

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Flore : 21 ans, l’âge où ma génération passait légalement de l’adolescence à l’âge adulte.
Aujourd’hui, les jeunes sont très vite adultes juridiquement mais sans doute moins adultes dans les faits, on ne peut leur reprocher de revendiquer longtemps l’insouciance dans un monde implacable.

Trêve de moralité : donc Flore a 21 ans et ramène pour l’occasion force bonbons, chocolats et biscuits. Petit clin d’œil au cours de littérature exclusivement consacré à l’œuvre de Bourdouxhe : elle a ramené des madeleines !
Avant l’arrivée du prof, les friandises ont bien circulé et pré-délié les langues qui n’avaient pas besoin d’un coup de pouce.
Le cours commence et les démons tentateurs proposent des bonbons collants au prof (nous savons qu’il est friand de friandises) histoire sans doute de l’incommoder dans son discours la bouche pleine. Il ne se laisse pas démonter pourtant, il a de l’expérience.

La configuration des lieux nous a placés autour d’une double table et cela facilite un peu trop les échanges. En ce qui me concerne, connaissant ma facilité de distraction, je préfère, dans une classe disposée traditionnellement, m’installer seule devant pour m’obliger à l’attention. (Il m’arrive de faire l’asociale). Aujourd’hui, c’est raté, mais bien agréable, l’environnement n’a rien de scolaire dans la salle de lecture de la bibliothèque  : le moindre prétexte est sujet à remarque, sourire ou fou-rire.
Pas de danger d’avoir une crise d’hypoglycémie, pas d’humeur anxieuse ou grognone.  Bien au contraire : une agitation rieuse règne dans la classe perturbant la concentration de chacun.

F., la psychologue en herbe de service, a trouvé une explication rationnelle à cette euphorie : (overdose de) sucre.

Est-ce là un remède contre la morosité ? Peut-être, mais en ce qui concerne le groupe, cela n’est pas nécessaire : cette jubilation sous-jacente est portée par le plaisir de se retrouver chaque soir dans la perspective d’un futur professionnel plus clément. Les calories ingurgitées ne sont qu’un must, bien agréable, certes mais parfois cruel pour certains d’entre-nous !

20:51 Écrit par Saravati | Commentaires (3) | Lien permanent

Commentaires

merci pour ce bo texte mais j'avais une petite question, qu'est-ce qu'une "tension vespérale"?
belle journée

Écrit par : val | 27/03/2008

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Réponse à Val Bonjour,

Merci de ton commentaire sur mon blog.
La tension vespérale, c'est la tension du soir (un peu comme les bébés qui sont énervés à la fin de la journée)
vespéral signifie "du soir" en langage littéraire (un peu vieillot, je l'avoue, mais j'aime retirer de mes tiroirs mentaux des mots peu usités, une manière de les oxygéner un peu!)
Bonne journée et à bientôt, j'espère

Écrit par : Saravati | 28/03/2008

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Eh bien, dorénavant, je vais confisquer tous les bonbons à l'entrée des cours, moi... :-P Et j'aimerais bien avoir les dents de mon collègue pour résister à vos caramels!

Écrit par : Sigrid | 31/03/2008

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