29/01/2008

Moleskine

Aujourd’hui, j’ai reçu un cadeau de quelqu’un qui n’a pas l’habitude de m’en faire. Il en acquiert d’autant plus de valeur. En plus, c’est un cadeau très personnalisé, je dirai même très ciblé.

Il y a deux mois, j’ai ouvert, sans conviction, et par esprit d’imitation, un « blog littéraire » : projet ambitieux que je m’acharne pourtant à soutenir aujourd’hui, encouragée en cela par quelques commentaires sympathiques.

L’entraînement venant, l’écriture se fait plus fluide, les sujets d’inspiration, plus variés. Et l’on ose aussi parler quand on n’a rien ou peu de choses à dire, à condition que ce ne soit pas trop mal exprimé.
Pari tenu ? C’est à vous de me le dire car si j’écris pour moi, j’écris aussi pour vous.

Je ne suis pas une fada de l’informatique et d’internet et il m’arrive d’avoir des idées quand mon ordinateur est à distance. Je griffonne alors sur le premier bout de papier que je trouve à ma disposition. J’avoue que le résultat n’est pas toujours très lisible car mon écriture est fortement influencée par la qualité du support que j’utilise.

On m’a donc offert aujourd’hui, à ma grande surprise un carnet Moleskine. Je sais que c’est un outil de qualité mais n’étant pas savante en matière d’imprimerie, j’ai lu le fascicule qui est joint au carnet : « Moleskine est le carnet légendaire des artistes et des intellectuels européens de ces deux derniers siècles : de Van Gogh à Picasso, d’Ernest Hemingway à Bruce Chatwin. Compagnon de voyage de poche et de confiance, il a conservé les esquisses, les notes et les suggestions avant qu’elles ne deviennent des images célèbres ou des pages de livres que nous avons aimés. »

Quand je m’imagine que ce carnet m’est personnellement destiné, je sens titiller ma vanité.
Quelqu’un de mes proches semble avoir pour moi des ambitions flatteuses. A moi de relever le défi.

Il est pourtant dit que « L’habit ne fait pas le moine ». A cette devise, je répondrai par une question : « Mais le carnet fait-il l’écrivain » ?

Encore heureux que j’ai appelé mon blog « Les petits délires ». Vous saviez à quoi vous vous engagiez en me suivant.

13:53 Écrit par Saravati | Commentaires (2) | Lien permanent

24/01/2008

Fièvre d’écrire

Quand la fièvre vous tenaille,
Tout devient prétexte à l’écriture
Sans calcul, sans à priori
Comme l’écriture automatique
Dirigée par les esprits de l’au-delà

Quand la fièvre vous tenaille
L’écriture devient fluide vital.

15:18 Écrit par Saravati | Commentaires (1) | Lien permanent

21/01/2008

Arachnophobie : avant, après

Chez moi, il a été décrété au milieu de l’année dernière qu’il devenait désormais interdit de tuer les araignées. Toute infraction est sévèrement réprimandée.

Moi-même enfant, j’avais une peur maladive des araignées. Si par malheur, il s’en trouvait une dans ma chambre au moment d’aller me coucher, peu importe sa taille, la couleur de ses poils ou la longueur de ses pattes, je refusais systématiquement de dormir dans la chambre. Cela provoquait, vous l’imaginez, l’hilarité de mes frères et sœurs. Les parents devaient alors satisfaire à mes « caprices phobiques » et partir à la chasse de l’animal mal aimé.

J’ai eu quelques nouvelles crises depuis et cela ne se limitait pas aux araignées.

Un épisode historique est relaté dans les annales de la famille lorsque je séjournai chez mon oncle au Texas : la veille du retour en Europe, je m’apprêtai à faire ma valise quand un monstre de type cafard surgit du premier tiroir de la commode. Je commençai à trembler. L’insecte fila aussi vite par dessous la porte de la chambre. Je me rendis compte alors qu’un interstice de 5 cm séparait la porte du plancher.
Pendant tout le temps passé là-bas, le cafard et les membres de sa famille avaient eu tout le loisir de pénétrer dans ma chambre et d’y promener partout à leur guise.
Je ne fermai pas l’œil de la nuit, aux aguets du moindre grincement sur le sol ou de la moindre sensation chatouillante sur le visage.
Le lendemain, mon oncle m’expliqua qu’il était à l’étranger pendant la période habituelle de désinsectisation et qu’il avait omis, à son retour, de faire appel aux professionnels de nettoyage.

Autre épisode, pendant ma grossesse. J’étais montée au grenier et en prenant un carton, une horrible tégénaire noire s’en échappa et me donna la frousse de ma vie (une autre, je veux dire).
A-t-elle survécu à mes hurlements et à la poursuite assidue de mon mari, je ne m’en souviens pas.

Et puis arrivèrent les enfants qui héritèrent malheureusement de mon arachnophobie.
Une maman est avant tout une maman et je dus vaincre ma peur pour « sauver » maintes fois mes enfants. L’amour maternel est un vrai moteur de métamorphose !

Dans notre nouvelle demeure qui est ancienne, les insectes et autres bestioles ont eu le temps d’établir un empire.
Selon la tradition, on prétend qu’une maison où vivent des araignées est une maison saine (j’ai d’ailleurs lu plusieurs histoires hilarantes à ce sujet).
Toujours est-il que ma maison est un domaine d’exposition de toiles de tous formats que je m’échine tant bien que mal à éliminer régulièrement.

Ma fille aînée, la plus arachnophobique de la famille, a eu dernièrement une illumination. Une sorte de révélation. Elle a décidé de changer son fusil d’épaule : de demanderesse d’assassinat systématique d’araignées, elle est devenue leur protectrice , elle m’explique avec patience que les araignées tissent différentes catégories de fils : les fils « ennemis » imbibés de glu pour capturer les insectes et les fils « fonctionnels » sortes d’autoroutes qui leur permettent de se déplacer rapidement sans danger. Si je modifie l’équilibre fragile d’une toile, on assiste à un entremêlement des deux catégories de fils et l’araignée risque d’être prise à son propre piège !

Chez nous, l’araignée enfin réhabilitée accède au statut d’animal utile : il est vrai que son mode d’alimentation permet de se débarrasser d’une multitude de petits insectes parasites. C’est son aspect peu ragoûtant qui a occulté cette finalité bénéfique pour l’homme.

Les deux solutions préconisées en matière d’aranéides sont : soit laisser les araignées et leur toiles là où elles sont (il paraît que c’est très tendance artistique !), soit capturer délicatement l’araignée et la prier d’aller voir ailleurs en la déposant dehors par exemple (je peux toujours lui dire que les nombreuses dépendances du jardin sont à son entière disposition).

Voilà donc une nouvelle technique de ménage à suivre et qui plus est, vous rend responsable de l’équilibre faunesque de la planète…

13:28 Écrit par Saravati | Commentaires (1) | Lien permanent

18/01/2008

Le visiteur de minuit

Un soir d’automne, nous étions rentrés les bras chargés d’enfants (un pour chaque paire de bras, j’entends).

Les enfants déjà endormis s’étaient laissés mettre au lit sans éclat.

J’étais redescendue pour prendre un livre, quand tout à coup je sentis un frôlement le long du mur extérieur de la maison. « Qui a le culot de venir longer ma maison en pleine nuit ? »
Sans doute inconsciente, j’ouvris la porte et, surprise, me retrouvai nez à museau avec une grosse vache plus apeurée que moi. Sans doute appartenait-elle au troupeau de vaches de la ferme voisine, vaches réputées pour leur propension à la fugue.
 
Le propriétaire de la ferme avait sa prairie jouxtant notre jardin. Je lui téléphonai et tombai sur la fermière en personne qui devait avoir le sommeil plus léger que son mari (il était une heure du matin, les fermiers, c’est bien connu sont des lève-tôt avec pour corollaire presque inévitable le fait de se coucher tôt). Elle arriva très vite, chaussée de ses grandes bottes en caoutchouc, par précaution sans doute car il ne pleuvait pas.

Nous sortîmes de la maison pour assister au spectacle, nous étions aux premières loges et nous avions payé notre écot (nous sûmes le lendemain que la brave bête fugueuse avait abimé notre clôture et piétiné notre jardin, sans méchanceté mais avec conviction vu sa stature imposante).

La fermière, femme énergique, demanda à mon mari de bloquer partiellement la vache en s’interposant du côté du muret face à la haie. Mon mari n’avait pas l’habitude de côtoyer ce genre d’animal ayant passé toute sa jeunesse en milieu urbain. Plutôt inquiet, il s’exécuta timidement au risque de recevoir un coup de plumet nerveux au passage.
Ce qui faillit arriver car l’animal glissa en voulant tourner et vint jeter son arrière-train massif contre le mur de la maison.

Mais tout est bien qui finit bien. Malgré ce sursaut d’humeur passager, la vache finit par rentrer paisiblement au bercail avec sa maîtresse.

21:01 Écrit par Saravati | Commentaires (0) | Lien permanent

14/01/2008

« Ma fille » : format compacté

Non je n’aime pas exposer mes richesses et les enfants font, bien sûr, partie de mon patrimoine. Je n’ai pas non plus honte d’avouer que je n’ai pas vraiment travaillé au dépeuplement de la planète.
 
Est-ce par économie d’énergie, par paresse ou par lassitude : lorsque dans un groupe constitué où je viens de m’intégrer, je parle de ma famille j’ai tendance à « styliser » la représentation de mes enfants.
 
Il est vrai que lorsque l’on n’a qu’un ou deux enfants (de préférence de sexe opposé, un assortiment idéal qui ne demande pas d’extension !), il n’est pas nécessaire de simplifier : c’est lui ou c’est elle, c’est mon fils, c’est ma fille, avec ses caractéristiques propres et limitées.
 
Mais lorsque les hasards de la vie vous ont ramené quatre filles toutes différentes tant psychologiquement que sur le plan physique, que vous avez — avec la confusion mentale due à  l’âge et aux préoccupations quotidiennes ou métaphysiques — tendance à mélanger leurs prénoms (« horreur, comment peux-tu te tromper de nom, je suis une personne à part entière »), quand vous en avez marre, à force d’erreurs, de spécifier « c’est elle, non c’est elle, ah je me suis encore trompée », vous pouvez prendre des libertés avec la réalité historique et gommer quelques détails « mineurs » d’identification pour alléger le discours et ne pas vous perdre en conjonctures.
 
C’est ainsi que dans mes conversations avec des proches pas trop proches, chacune de mes filles est devenue « ma fille », un concept plutôt qu’une personne bien définie.
 
Je n’ose imaginer l’étonnement de mes interlocuteurs qui ont de la mémoire : « ma fille » doit avoir des capacités inouïes et des défauts super variés,  « ma fille » a vécu un nombre incroyable d’anecdotes !
 
Pour peu ils doivent me prendre pour une cousine de Marius avec sa propension à l’exagération, eh non je ne suis pas de Marseille, pourtant !
Non, ce n’est pas vrai que je prends dans chacune de mes filles, ce qu’il y a de meilleur pour en faire un personnage unique exceptionnel ! Et mes propos globalisants dénotent toujours une pointe de vérité.

Je termine ici mon acte de contrition, si j’ai péché ce n’est pas par ruse ou par tromperie, mais, je le répète, par souci d’énergie.
Ce que je vous ai confié pour soulager ma conscience doit rester entre nous. N’en parlez surtout pas à « ma fille » quelque soit la facette qu’elle pourrait vous présenter.

11:24 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (2) | Lien permanent

11/01/2008

La solitude en ligne des blogueurs

Autrefois les relations  familiales et les contacts sociaux rapprochés revêtaient une signification personnelle beaucoup plus grande.
La famille vivait souvent en tribu et les distances géographiques explorées par chacun restaient la plupart du temps confinées à quelques kilomètres. On n’avait pas de moyens de locomotion rapide, seules les commerçants et les marins s’aventuraient au-delà de cette frontière.

Si malgré tout, les nécessités de la vie obligeaient des membres d’une famille à s’éloigner du noyau familial, les visites s’espaçaient voire disparaissaient au bout d’un moment. Restait pour ceux qui avaient le privilège de connaître l’écriture (et in extenso la lecture) la possibilité de prendre la plume pour envoyer des courriers qui n’avaient pas l’urgence pour priorité.
Coches et diligences porteurs de billets doux ou tristes sillonnaient les villes et les campagnes.

Le 19e siècle, avec l’industrialisation, a favorisé le regroupement de populations dans des villes, souvent dans des conditions à la limite du supportable. Des machines ont peu à peu remplacé l’homme ou l’ont secondé notamment dans ses moyens de transport et de communication.


Il a fallu attendre les années 1960 pour voir la généralisation progressive des voitures et de la télévision.
Techniques à objectif opposé parfois : la voiture pour permettre de rendre visite à ses proches et la télévision pour vous confiner chez vous, seul,  avec votre «petite fenêtre ouverte sur le monde».

L’avion s’est, depuis, généralisé à des prix démocratiques et puis vint l’apogée de l’ordinateur et d’internet.

L’habitude d’écrire des courriers à la main se raréfie, celle de les envoyer par la poste aussi.
Le téléphone, d’objet fonctionnel, devient aussi outil de communication informelle, se personnalise par l’apparition du téléphone portable qui sert autant (voire plus chez les jeunes) comme preuve d’exister et d’appartenir à un vaste réseau de relations. La communication «gratuite» fleurit (au sens de communication sans nécessité absolue).

Le goût de la «belle écriture» devient une perle rare : les chats et sms ne s’encombrent pas de vocabulaire châtié et parent au plus pressé en massacrant impunément les règles élémentaires de la compréhension et de la précision et de l’orthographe aussi.

Et voilà que dans cette floppée interminable de messages incongrus ou superflus renaît le besoin de « se distinguer » comme individualité mais aussi comme individualité créatrice : le blog est né, cet espace personnel de communication ouvert à tout le monde.

Il existe presque autant de catégories de blogs que de catégories de gens : des blogs personnels où l’on dévoile sans pudeur des composantes de son jardin secret, des blogs poétiques imprégnés de nostalgie ou de soupirs alanguis d’amour, des blogs photographiques où l’on présente des images qui ont touché ou choqué, des blogs politiques pour convaincre ou jeter un pavé dans la mare, des blogs cuisine où l’on décrit (avec souvent photos salivantes) ses recettes préférées voire inédites, des blogs littéraires où l’on s’entraîne à l’écriture ou bien on expose ses coups de cœur, des blogs humoristiques truffés de bons mots et de clins d’œil hilarants…des blogs sages, des blogs fous…

L’écriture publique à échelle planétaire, quel rêve incroyable! Entrer en contact avec le maximum de choses, le maximum de personnes, pouvoir s’exprimer sans contraintes ou presque …
Ecrire des courriers et les envoyer de par le monde sans que cela coûte un franc (à part le règlement de la facture de téléphone).

Et pourtant, à quelques exceptions près, le feed back est infime voire inexistant. L’écrivain à son clavier est aussi seul qu’autrefois son aïeul devant sa table à écrire. Il envoie des tonnes de bouteilles à la mer mais combien atterrissent sur le rivage ?  Est-il apprécié, aimé, seulement lu ? Il a rarement la chance de le savoir.
Bien sûr quelques commentaires trébuchants tombent parfois dans le tronc récepteur de feed back (souvent en chômage technique, d’ailleurs!). Quelques plaisanteries, quelques insultes, quelques mots d’encouragement à continuer. Amorces de contacts qui sombrent bientôt dans l’oubli.

Heureux le blogueur qui par un beau matin d’hiver reçoit un commentaire constructif, vivant et sincère. Heureux celui qui, dans l’espace intercybernétique, établit, l’espace d’un éclair, un véritable contact avec son interlocuteur.
Mais cela n’en reste pas moins qu’une goutte d’eau dans l’océan.
Certes, plus rayonnante que les autres.
Inoubliable, un baume pour les blogueurs solitaires.

16:25 Écrit par Saravati | Commentaires (0) | Lien permanent

05/01/2008

Jour d’inspiration zéro

Fête, festivité, mangeaille, buvaille et autres passe-temps obligés nous obscurcissent assurément le cerveau.

Premier jour de l’année.
Compteur d’inspiration remis à zéro sans que la volonté y soit pour quelque chose.

Neurones en phase de pseudo-hibernation. Flemme chronique. Estomac sensible. Bâillements répétitifs.

Télévision ennuyante, musique stridante, bavardages alentour superflus…

Ai passé la soirée à regarder un rat domestique faire le tour du living : il est très mignon, très gentil, très remuant : il explore chaque parcelle de l’espace et je deviens gaga comme un enfant de cinq ans.

Je pourrais pousser la plaisanterie jusqu’à aller (re)voir Ratatouille au cinéma, et la boucle serait bouclée : repas, festin, restaurant, fine cuisine…

Le petit rongeur est retourné sagement dans sa cage (je déteste mettre les animaux en cage).
La coupable qui l’a ramené à la maison m’a expliqué s’être laissée apitoyer par lui dans une animalerie : au-dessus de sa cage était empilé un tas d’autres cages et lui se blottissait sous sa mère. Depuis qu’il a quitté cette cage pour un environnement cageux plus spacieux et plus aéré, il n’a de cesse de nous remercier par sa gentillesse innée, semble-t-il.

Bien sûr, il a fait quelques dégâts (housses de couettes, pantalons, pyjamas n’ont pas complètement résisté à ses assauts dentaires..).
Mais il se révèle néanmoins adorable et affectueux.

Ses inconditionnels déclarent : « Il ne lui manque que la parole ».

Il parait qu’Einstein a dit « si le rat pesait 20 kg, l'homme ne serait plus le maître de la terre ».

Voici donc un outsider redoutable pour la suprématie humaine.

Voilà dans quels méandres s’aventure mon esprit au lendemain d’un réveillon arrosé.

Tiens, en ce moment, le raton s’est dressé sur la plate-forme de sa maisonnette dorée et semble m’appeler.
Il sait que je parle de lui, j’en suis sûre et il me remercie pour mon attention.

15:07 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (3) | Lien permanent

03/01/2008

Un canard pour le réveillon

Le canard de mon petit village de R. est un véritable délice, tel est l’avis de ceux qui ont eu le plaisir de le déguster.

A défaut d’imagination culinaire, je m’étais proposé de renouveler ce menu lors d’une prochaine fête.

Le fermier fournisseur de volaille m’avait promis de tuer des canards pour la nouvelle année.
Je lui rendis visite. « Je ne l’ai pas fait » me dit-il, avec le sourire, sans donner d’explication.

C’est l’apanage de ceux qui vivent au rythme des saisons de décider, en hiver, de ce qu’ils feront ou ne feront pas.

En revenant par la petite voie qui mène à la route, j’ai vu les canards douillettement installés  dans la prairie, au soleil timide de décembre, heureux, bien en chair. Ce n’est pas comme les canards sauvages maigrelets qui ont toujours l’arrière train dans la flotte.

Vous l’avez échappé belle, mais je ne vous en veux pas, je n’aurai pas un crime de plus à me mettre sur la conscience pour cette fin d’année.

Régalez-vous bien pour le réveillon : vers, herbacées, céréales et pain trempé seront à votre menu ce soir.

A notre prochaine rencontre, sanguinolente peut-être !
Que les végétariens me pardonnent !

14:57 Écrit par Saravati | Commentaires (0) | Lien permanent