29/12/2007

Jour de fête en Zélande

Une digue immense accueille les promeneurs, plus loin, le sable…

Côté sable

Peu de familles, peu ou pas d’enfants.
Des couples avec chiens : alors ici, la panoplie est complète : des petits, des grands, des gigantesques, des jeunes, des vieux, des sans âge.

La route leur appartient, ils batifolent à qui mieux mieux, avec parfois leur maître complice ou cruel : et va que je te lance ce grand bâton dans la mer, Bobby docile va boire la tasse et prendre le bain glacé pour ramener le colis à son maîmaître qui le regarde à peine.

Au bout de quelques sautillements insistants, le projectile est relancé avec force dans l’eau froide et notre Bobby de sauter de nouveau dans l’eau, au sortir de laquelle il s’ébroue violemment éclaboussant les voisins distraits. Et ça peut durer…

Des dogues, des molosses frétillent de joie à l’appel de l’espace, reniflent les promeneurs avec insistance, font semblant d’obtempérer aux ordres de leurs maîtres.
Les petits chiens transportent leur baballe au creux de leur gueule.

Côté digue

Un adorable fox terrier fait la fête aux bécasseaux, il les poursuit avec une assiduité irrésistible qui me donne le fou rire : il va, il vient, il s’approche, l’oiseau s’envole dans une autre direction, notre fox a des freins puissants et des changements de cap agiles.

Je regarde plus loin : comment un si petit chien peut-il s’aventurer tout seul ? Il est vrai qu’il a bien été dressé, courir : oui, se mouiller : non et l’oiseau connaît aussi cette règle car dès que le chien s’approche un peu trop près, soit il s’envole, soit il trempe nerveusement ses pattes dans l’eau, ce doit être un consensus ancien : pas d’aboiement chez l’un, pas de panique chez l’autre.

Ce comique de répétition m’amuse beaucoup mais autour de moi, personne ne le remarque. Le chien finit par arrêter son manège, appelé par quelque cri imperceptible à mes oreilles. Il se dirige vers un couple esseulé.

La plaisanterie a assez duré, doit penser l’homme qui lui serre une laisse autour du cou ; le fox est rentré dans les rangs et redevient subitement un gentil toutou de compagnie, il pourra regagner sa petite maison, repu d’iode et d’air frais, de promenade maritime…

La mer

La mer grisée lance inlassablement ses vagues sur le sable et les pierres, escortée par des oiseaux variés qui y trouve une nourriture salutaire.

Le phare de Breskens trône majestueusement dans le paysage. Il a échangé les anciennes  rayures bleues de la photo–carte postale contre de grosses rayures noires.

En cette fin d’après-midi l’horizon se teinte de toutes sortes de nuances bleu métallique où transparaît une ligne rosée de soleil. Palette indescriptible, sublime.

La digue se vide, le sable est quasi-désert.
Les chiens silencieux de Zélande sont rentrés dans leur port d’attache, leurs maîtres aussi, sans doute. Ils manquent le plus beau du spectacle. Dommage !

Sans titre - 2

11:24 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (0) | Lien permanent

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