28/11/2007

Hôpital, salle d’attente

La salle d’attente de l’hôpital est tellement bondée qu’il ne reste aucune place assise, les fauteuils roulants dérangent les allées et venues.

Dans cette marée de gens qui attendent, une jeune femme vêtue de manière plutôt excentrique (vêtements noirs cloutés, bottes à la hussarde, collants de dentelle, créoles gigantesques, lèvres mauves) attire mon attention.

Le hasard fait qu’une place se libère auprès d’elle, je m’assieds et l’impatience collective grandissant parmi les patients attendant leur tour, des propos banals s’échangent.

Et puis, sans crier gare, nous commençons à parler, je lui demande quelles sont ses origines : elle a un beau visage exotique, ouvert et souriant. Elle est turque, mariée à un turc et en contact très proche avec sa famille en Belgique.

Elle m’explique le Ramadan, les longues journées de jeûne et leur état d’esprit et les soirées de fêtes au coucher du soleil quand les familles se réunissent.

Son père qui travaille dans une verrerie est dispensé du Ramadan car son travail est trop éreintant, il ne le pratique que le week-end.

Quelle correction et quelle rigueur chez eux, et quel amour de la famille ! Elle me parle aussi de sa famille là-bas, de la pauvreté qu’ici on nous cache.

Je m’étonne de constater que parmi les pays que l’on aide, la Turquie fasse partie des délaissés, peut-être dis-je, est-ce un problème de religion, car la tolérance n’est pas le propre des pratiquants, quels qu’ils soient. Je trouve cela dommage et me propose de chercher des moyens d’envoyer des colis là-bas.

Mais voilà qu’on l’appelle…
J’ai oublié de demander son nom, je sais simplement qu’elle travaille dans cet hôpital et qu’elle est ici en visite de contrôle après une opération.

00:57 Écrit par Saravati dans Regards | Commentaires (5) | Lien permanent

26/11/2007

Naissance d’un titre

  Sans titre - 2

 Un premier livre est toujours un étonnement, c’est aussi celui dans lequel l’auteur met le plus de lui-même, le premier voile ôté lors d’un premier strip-tease, le premier émoi de la découverte.

C’est dans cet état d’esprit que j’ai aimé « La gardienne des rêves » de Rani Manicka.


Cette saga qui démarre à Ceylan raconte l’histoire de plusieurs générations de femmes à partir des années 20 avec beaucoup de poésie, de symbolique et un profond attachement aux valeurs ancestrales.

Un long voyage au pays des épices, de la faune, de la flore, des traditions culinaires et de la mythologie asiatiques.

Cela m’a donné envie d’en savoir davantage sur ce monde lointain et magique, c’est ainsi que je me suis intéressée aux dieux de l’Inde en général et à Sarasvatî en particulier : Sarasvatî, Déesse de la connaissance, de l'éloquence, de la sagesse, des arts,  de la poésie, et qui révéla à l'homme le langage et l'écriture.

Voilà un projet bien ambitieux que de s’identifier à un tel personnage, j’ai donc quelque peu modifié l’orthographe. Et ne voulant en aucun cas me prendre trop au sérieux, j’ai intitulé mon blog : les petits délires…

Jusqu’à présent je m’étais contentée de réagir aux propos des autres, aujourd’hui je souhaiterai moi aussi lancer quelques pistes.

Je ne considère pas ce blog comme un rendez-vous immanquable, je ne m’impose pas une rigueur d’écriture, je ne fais pas partie de ceux pour qui l’écriture est une fièvre obsédante.

Je ne vous fixe pas de rendez-vous régulier, je viendrai ici au fil du hasard de la route, quand le besoin se fera sentir d’avoir un écho.

A vous dont la curiosité est gage de connaissance, je souhaite aussi bon périple littéraire !

23:08 Écrit par Saravati dans Images personnelles | Commentaires (2) | Lien permanent

25/11/2007

Baboussia, un moment d'émotion

 baboussia



 
Ce film russe de 2003 réalisé par Lidiya Bobrova, à la fois documentaire et intimiste, nous interpelle profondément sur nos rapports avec les personnes âgées qui nous ont rendu des services et ont vieilli.

Ce sont les moins nantis qui, dans le film, acceptent Baboussia, l'héroïne. Elle prouve son "utilité" en ravivant une flamme chez un enfant traumatisé par la guerre.

Des paysages froids et tristes ajoutent une forme de poésie à cette vision malgré tout réaliste du monde des paysans russes. Cette misère tellement profonde après la disparition de l'URSS est sublimée par la joie de vivre et de chanter à tout moment même dans les moments les plus difficiles.

C'est la continuation de l'âme russe telle que l'ont décrite Tolstoï ou Dostoïevski.

20:50 Écrit par Saravati dans Cinéma | Commentaires (1) | Lien permanent

Premier pas

Il parait que c’est le premier pas qui compte. Voilà, c’est fait. Le blog est ouvert.

12:48 Écrit par Saravati | Commentaires (5) | Lien permanent